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Entrevue

Année record pour l’investissement en capital de risque au Canada, malgré – ou à cause de – la pandémie

Mis à jour le 2 mars 2022
par Félix Côté

Sophie Forest, associée au fonds de capital de risque montréalais Brightspark (Photo: Courtoisie)

  • Les investissements en capital de risque ont plus que doublé l’an dernier au Canada, pour atteindre 14,2 milliards $. C’est ce qu’indique le rapport annuel de la Canadian Venture Capital and Private Equity Association (CVCA), une association qui représente le capital de risque canadien.
  • L’industrie du capital de risque aurait pu s’attendre à une année difficile à cause de la pandémie. Pourtant c’est l’inverse qui s’est produit. «Avec le confinement, il y a eu un alignement des planètes. Plusieurs jeunes pousses technologiques ont vu leur carnet de commandes exploser», explique à InfoBref Sophie Forest, associée de la firme de capital de risque montréalaise Brightspark

Au début de la pandémie, beaucoup d’investisseurs prévoyaient un «effondrement» de l’intérêt pour le capital de risque, se souvient Sophie Forest. 

Le confinement a plutôt accéléré le développement de plusieurs entreprises technos, qui sont soudainement devenues essentielles au fonctionnement de la société. 

«Dans les derniers mois, personne n’a eu d’autre choix que d’utiliser des services numériques.» 

Elle cite en exemple les domaines de l’éducation, du télétravail, des soins médicaux et du commerce.  

«Ces entreprises ont soudainement eu besoin de beaucoup d’argent pour se développer rapidement.»

Le Canada demeure loin des États-Unis, selon le rapport de CVCA. 

  • Les États-Unis ont attiré l’an dernier 329 milliards $ d’investissements en capital de risque.
  • Toutes proportions gardées, le Canada devrait plus que doubler ses investissements pour les rattraper. 

L’écart s’explique par la taille moyenne des investissements, selon Sophie Forest. 

«Il y a beaucoup plus de transactions qui s’approchent du milliard $ aux États-Unis qu’il y en a au Canada. Ici, les transactions sont nombreuses, mais plus petites.»


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La guerre en Ukraine pourrait-elle avoir un effet sur les investissements en capital de risque?

«C’est difficile à prévoir, comme c’était difficile à prévoir avec la pandémie», observe Sophie Forest. 

Mais quels que soient les événements du moment, elle rappelle que, par définition, le capital de risque exige d’avoir une vision à long terme.

Félix Côté