En Iran, la population aurait «atteint un point de non-retour»
Manifestation de soutien au peuple iranien à Vancouver (source: Pexels / Sima Ghaffarzadeh)
C’est ce qu’explique à InfoBref Hanieh Ziaei, politologue, spécialiste du monde iranien et chercheuse associée à la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM.
L’ampleur de la répression du régime iranien est sans précédent.
Les autorités iraniennes «tirent à balles réelles sur des foules non armées avec l’objectif clair d’éliminer», dit la chercheuse.
- Les bilans encore très préliminaires de plusieurs organisations font désormais état de plusieurs milliers de manifestants tués en moins de deux semaines.
La population iranienne réclame quant à elle «la liberté et la fin du régime» issu de la Révolution islamique de 1979, croit la politologue.
«Les Iraniens n’ont jamais appelé aux armes», indique Hanieh Ziaei.
Le mouvement de contestation de la population iranienne qui a débuté en toute fin d’année est selon elle «pacifique».
Mais la population aurait, dit-elle, «atteint un point de non-retour après 47 ans» de République islamique d’Iran.
La politologue estime que le soulèvement marque une «rupture décisive» à l’encontre du régime iranien, qui «tue sa population sans aucune hésitation et sans faire de distinction».
- De nombreux mineurs feraient partie des premiers corps identifiés.
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Le gouvernement iranien soutient qu’il a repris le contrôle de la situation.
Hanieh Ziaei évoque plutôt une «période de deuil».
- «Les familles tentent d’identifier les corps entassés dans des morgues et des hôpitaux qui sont complètement dépassés».
Donald Trump a répété que les États-Unis pourraient intervenir en Iran.
- Le gouvernement américain a envisagé de possibles frappes aériennes.
«Trump reste dans une logique de pression maximale contre l’Iran, mais son gouvernement hésite», selon Hanieh Ziaei.
La chercheuse croit que le président américain «attend de voir à quel moment ses propres intérêts [énergétiques et politiques] seront alignés avec ceux du peuple iranien».
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