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Acheter une maison ne sera pas plus facile à court terme

Mis à jour il y a 15 h
par Félix Côté
Acheter une maison ne sera pas plus facile à court terme

(source: Unsplash)

Selon une analyse du comparateur financier en ligne Ratehub, le revenu nécessaire pour financer l’achat d’une résidence a augmenté à Montréal l’an dernier. 

  • Il a, au contraire, diminué dans plusieurs autres grandes villes canadiennes comme Toronto et Vancouver.

«Montréal et les autres villes du Québec restent tout de même abordables lorsqu’on les compare aux autres villes canadiennes», a précisé à InfoBref Philippe Simard, directeur hypothécaire de Ratehub au Québec.

Il estime que les bas taux d’intérêt et la demande soutenue vont continuer à faire augmenter les prix au Québec cette année, de 5 à 7% selon les régions.

«Les prix étaient gonflés à Toronto et Vancouver, notamment parce que beaucoup d’investisseurs étrangers y ont été très actifs dans les dernières années», explique Philippe Simard. 

Le phénomène a récemment perdu de l’élan après l’instauration de règles fédérales visant à limiter les investissements étrangers dans l’immobilier résidentiel.

La demande a fléchi dans plusieurs grandes villes, ce qui a fait baisser les prix.

Le revenu nécessaire pour acheter une résidence unifamiliale est passé, entre janvier et décembre dernier:

  • de 213 000 $ à 195 000 $ à Toronto (-19 000 $)
  • de 242 000 $ à 227 000 $ à Vancouver (-15 000 $).

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Au Québec, l’activité des investisseurs étrangers avait moins affecté le marché et les prix dans la province ont subi dans les derniers mois un effet de «rattrapage», analyse Philipe Simard.

Ainsi, à Montréal, le revenu nécessaire pour acheter une résidence unifamiliale a augmenté de 2% l’an dernier, pour atteindre 124 000 $.

Philippe Simard s’attend à ce que la hausse se poursuive cette année à Montréal et dans d’autres régions de la province.

«Depuis la baisse des taux, on voit plus de situations de surenchères et d’offres multiples dans les grands centres.» 

«Le marché demeure toutefois un peu plus au ralenti dans certaines régions», nuance-t-il.

Félix Côté