TECHNO

L’essentiel de l’actualité des technologies et, chaque samedi, la sélection des meilleurs produits techno

Félix Côté

avec Félix Côté

Journaliste à InfoBref

Un géant mondial de la viande est victime d’une cyberattaque qui proviendrait de Russie

Publié le 2 juin 2021
  • JBS possède des abattoirs à travers le monde et vend du bœuf et du porc à plusieurs chaines de magasins, dont Costco. 
  • L’entreprise a été l’objet il y a quelques jours d’une cyberattaque de rançongiciel. L’attaque a obligé la filiale canadienne de JBS à annuler des quarts de travail lundi et mardi à son usine de Brooks, en Alberta.

Aux États-Unis, les abattoirs de JBS ont dû ralentir leur production de 22% par rapport à la semaine dernière.

JBS a indiqué à la Maison-Blanche que la cyberattaque proviendrait d’un groupe criminel russe.

  • L’attaque survient près d’un mois après celle menée par un groupe de pirates russes sur l’entreprise américaine Colonial Pipeline, qui avait pris les décisions de fermer son oléoduc et de payer une rançon de 4,4 millions $US.  
Félix Côté
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Twitter veut vous parler de la pluie et du beau temps

Publié le 1er juin 2021
Twitter veut vous parler de la pluie et du beau temps

(Source: Twitter)

  • Twitter a lancé hier un service local de nouvelles météorologiques appelé Tomorrow. 
  • Nouveauté pour Twitter: c’est un service payant. L’abonnement au service coûte 10 $US par mois. 

Tomorrow donne accès à une infolettre et à du contenu exclusif. Il permet aussi à ses membres de poser des questions à des météorologues.

Le service est offert par un journaliste spécialisé dans le climat et la météo, et qui utilise comme plateformes les services de Twitter – notamment son service d’infolettres Revue.

  • Tomorrow emploie 18 météorologues professionnels locaux et pourrait employer ensuite une trentaine de rédacteurs.

Le service est déjà disponible dans 14 grandes villes des États-Unis, à Toronto et en République dominicaine.

Tomorrow devrait être étendu dans les 50 plus grands marchés nord-américains d’ici la fin de l’année. 

  • On ignore si Montréal en fera partie.
Félix Côté
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Des fournisseurs de télécoms indépendants n’acceptent pas la décision du CRTC d’annuler la baisse des frais accordée en 2019

Publié le 1er juin 2021
Des fournisseurs de télécoms indépendants n’acceptent pas la décision du CRTC d’annuler la baisse des frais accordée en 2019

(Source: Unsplash)

  • La semaine dernière, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé qu’il revenait sur sa décision prise en 2019 d’imposer aux grands fournisseurs de télécoms des tarifs plus bas sur la bande passante revendue aux fournisseurs indépendants.
  • Plusieurs fournisseurs indépendants protestent et demandent la démission du président du CRTC, Ian Scott. 

Le CRTC avait abaissé les tarifs d’accès des indépendants aux réseaux à haute vitesse des grands fournisseurs une première fois en 2016, puis une seconde fois en 2019. 

  • Les grandes entreprises s’étaient opposées à la seconde baisse: elles avaient porté le dossier en Cour d’appel fédérale, puis en Cour suprême.
  • Sans succès: le recours n’avait été pris en charge par ni l’un ni l’autre des tribunaux.

Jeudi dernier, le CRTC a annoncé qu’il annulait sa décision prise en 2019 et remettait en vigueur les tarifs de 2016, plus élevés.

  • La journée même, le PDG de VMedia, un fournisseur canadien indépendant, demandait la démission du président du CRTC Ian Scott. 
  • Aujourd’hui, TekSavvy et Ebox, deux autres fournisseurs indépendants, demandent à leur tour sa démission. 
Félix Côté
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La startup montréalaise B2BQuotes lève 2 millions $ et devient HelloDarwin

Publié le 1er juin 2021
La startup montréalaise B2BQuotes lève 2 millions $ et devient HelloDarwin

(Source: HelloDarwin)

  • B2BQuotes, qui met en relation des entreprises et des fournisseurs de services, change de nom pour HelloDarwin et revoit le fonctionnement de son service. 
  • La startup a conclu une ronde de financement de démarrage de 2 millions $. Menée par le fonds de capital de risque montréalais Tactico et par RBC, la ronde inclut aussi le fonds montréalais Real Ventures et plusieurs investisseurs providentiels (anges investisseurs).

Tendances MÉDIAS

Émoji: assiste-t-on à l’émergence d’une langue universelle?

Publié le 28 mai 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Émoji: assiste-t-on à l’émergence d’une langue universelle?

[photo: Domingo Alvarez E | Unsplash]

  • Mercredi dernier, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité une motion, présentée par le Parti québécois, afin que le drapeau du Québec soit ajouté à la banque d’émojis.
  • Ce serait une façon de s’assurer que le Québec soit représenté dans cette collection de hiéroglyphes modernes qui contribue, 😕, à l’appauvrissement des langues locales… dont le français.

Le gouvernement du Québec ira donc plaider auprès du consortium Unicode, l’organisation sans but lucratif qui gère le standard Unicode (dont les émojis), afin que l’émoji drapeau du Québec soit créé, et ce, ⏩ «dans les plus bref délais» ⏩.

D’autres nations ou territoires qui ne sont pas des pays souverains, comme l’Écosse et le Texas, ont déjà leurs émojis. Pourquoi pas le Québec?

Tant qu’à y être, on devrait profiter de l’occasion pour suggérer d’autres émojis qui manquent cruellement à nos conversations en ligne: l’émoji poutine, l’émoji sirop d’érable et l’émoji cône orange. Ce serait vraiment 🤩.

Depuis la création des 176 premiers émojis en 1999, leur nombre a été multiplié par vingt. Aujourd’hui, il est possible de puiser dans une banque de 3353 pictogrammes pour ponctuer nos conversations en ligne.

À sa dernière mise à jour en septembre dernier (la version 13.1), la «langue émoji» s’est enrichie de 117 nouveaux petits dessins, la plupart afin d’inclure les couples gais, mixtes ou les différentes identités de genres.

En raison de la pandémie de 😷, la prochaine mise à jour de la banque d’émojis par le consortium Unicode (la version 14.0) a été repoussée. La période pour proposer de nouveaux émojis est ouverte depuis le 15 avril, et les propositions seront acceptées jusqu’au 31 août.

Au terme d’un laborieux processus de sélection, c’est en janvier 2022 que nous pourrions donc avoir la possibilité d’envoyer un drapeau du Québec par texto à nos amis.


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L’émergence d’une langue mondiale:

Plus de 90% des utilisateurs de médias sociaux auraient aujourd’hui recours aux émojis; plus de 5 milliards seraient échangés chaque jour.

Ces hiéroglyphes du XXIe siècle s’imposent de plus en plus comme une forme de communication universelle. Du Japon au Togo, tout le monde comprend 😀.

Les émojis nous permettent de gagner en efficacité (pourquoi perdre de précieuses secondes de sa vie à écrire «Je suis en train de faire du vélo» quand on peut écrire 🚴?), mais nous permettent surtout d’ajouter des émotions à nos courriels sans avoir à manier la prose comme Victor Hugo (un sarcasme accompagné d’un 😉 évitera les malentendus).

La langue émoji a même ses métaphores: qui aurait cru qu’une simple aubergine 🍆 aurait un jour une connotation «18 ans et plus»?


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L’émoji n’est pas (pour l’instant) une langue très riche. J’ai lu des histoires classiques pour enfants traduites en émojis, et franchement, même si on dit qu’une image vaut mille mots, on perd quand même certaines nuances…

Il n’en demeure pas moins que les émojis occupent une place grandissante dans nos conversations. Or, chaque fois qu’un émoji est appelé en renfort, c’est un mot de notre langue locale qui reste sur le banc. Et les mots qu’on ne se donne plus la peine d’utiliser finissent par disparaître.⚰️

Ce n’est pas encore un enjeu, mais imaginons le monde dans 20, 30 ou 50 ans. Si l’on continue à remplacer la langue écrite par des pictogrammes, j’ose à peine imaginer quel genre de français on parlera au Québec.

Heureusement, on aura peut-être un fleurdelysé émoji à agiter le 24 juin 😉.

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Meilleurs produits TECHNO

Une trottinette électrique: gadget ou moyen de transport révolutionnaire?

Publié le 28 mai 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Une trottinette électrique: gadget ou moyen de transport révolutionnaire?

• En mobilité, quand on analyse la décision des gens d’abandonner ou non leur voiture, on parle souvent de l’importance du «dernier kilomètre» entre les services de transport en commun et le bureau ou la maison.

• À mi-chemin entre la marche et le vélo, la trottinette électrique est un moyen rapide et relativement abordable de parcourir ce dernier kilomètre sans effort. Ce n’est pas pour rien qu’on en voit de plus en plus sur les pistes cyclables québécoises…

Les trottinettes électriques sont plus faciles à acheter au Québec qu’on peut l’imaginer.

• On en trouve des dizaines de modèles tant dans des boutiques spécialisées que dans les grandes surfaces comme Walmart.

• Toutefois, la plupart des modèles les plus attrayants sont vendus exclusivement sur Internet.

Il y a trois choses à considérer au moment d’acheter une trottinette électrique.

• Elle doit être certifiée selon la norme UL 2272 qui garantit la sécurité de ses composants électriques (batterie, moteur, chargeur).

• Elle doit offrir une autonomie suffisante pour chaque charge électrique. Cela varie d’une personne à l’autre mais 20 kilomètres est le seuil minimal pour une trottinette durable.

• Elle doit pouvoir supporter le poids de son utilisateur. Pour une majorité d’adultes, une capacité de 100 kilos est recommandée.

Si vous magasinez une trottinette électrique pour vous déplacer entre la maison et la gare d’autobus cet été, ou simplement pour vous amuser sur deux roues, voici quatre modèles repérés par InfoBref qui sont parmi les plus recommandés par les experts.


Segway Ninebot KickScooter Max G30LP

La marque Segway est déjà bien connue des amateurs de mobilité électrique. Sa gamme de trottinettes Ninebot est certainement une des plus réputées sur le marché.

La KickScooter Max G30LP est la plus récente version du modèle qui, aux yeux de la plupart des spécialistes, offre le meilleur rapport qualité-prix.

  • POUR: bonne autonomie de 30 km par charge | trois modes de conduite, incluant un mode écono et un mode sportif | ses roues de 10 pouces absorbent assez bien les imperfections de la route.
  • CONTRE: aucune suspension ni amortisseur | s’active uniquement via une application mobile | le service à la clientèle de Segway est difficile à contacter.

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Xiaomi Mi M365 Pro

La marque chinoise Xiaomi a conçu la gamme Mi M365 en collaboration avec Segway. Le résultat de cette collaboration est tout à fait recommandable.

La M365 Pro n’est pas donnée, mais elle propose une autonomie prolongée et une durabilité qui en font un modèle parmi les plus agréables à piloter.

  • POUR: l’autonomie de près de 40 km est excellente | son moteur est étonnamment puissant | elle se replie aisément et se transporte facilement.
  • CONTRE: son prix est un peu élevé | le temps de recharge est plus lent que la moyenne | sa vitesse maximale est limitée à 25 km/h.

1231$ chez Walmart


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Segway Ninebot KickScooter Max

Ce modèle est sorti un an avant le G30LP cité plus haut et qui en a été dérivé. Il coûte même un peu plus cher, mais la principale différence entre les deux joue à son avantage: son autonomie est supérieure de 20% au modèle que le remplace.

Son moteur semble un peu moins performant, mais pour ceux qui veulent qui veulent parcourir de plus longues distances, c’est le modèle de trotinette Segway à considérer en premier.

  • POUR: son autonomie frôle les 40 km | le dégagement pour les pieds est un peu plus long | le chargeur est intégré au châssis.
  • CONTRE: un peu lourde (presque 19 kilos) | l’accélération n’est pas la plus puissante | le prix peut sembler élevé.

1159$ sur Amazon


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Bird Air

Bird était jusqu’à tout récemment un service de trottinettes électriques en libre-service qui a d’ailleurs été offert à Montréal le temps d’un été. L’entreprise s’est maintenant convertie en fabricant.

Elle propose deux modèles. Le plus récent – et peut-être le seul des deux qui soit recommandable – est la trottinette Air, un modèle bon marché qui performe relativement bien.

• POUR: prix attrayant | son poids de 13 kilos la rend facile à transporter | elle se replie facilement pour le rangement | inclut des feux de signalisation à l’avant et à l’arrière.

• CONTRE: autonomie limitée à 25 km | les stocks de Bird pour ce modèle semblent plutôt limités | l’accélération n’est pas des plus vives.

700$ sur le site de Bird

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Facebook ne supprimera plus les publications alléguant que la Covid-19 provient d’un laboratoire

Publié le 28 mai 2021
Facebook ne supprimera plus les publications alléguant que la Covid-19 provient d’un laboratoire

(Source: Unsplash)

  • Facebook prend cette décision alors que des enquêtes sur l’origine de la Covid-19 sont en cours.
  • C’est un revirement par rapport à une autre décision prise il y a seulement trois mois: en février, Facebook avait annoncé que ses plateformes supprimeraient toutes les publications alléguant que la Covid-19 est un virus créé par l’homme. 

Facebook a changé de politique le même jour que le président américain Joe Biden a demandé une nouvelle enquête sur l’origine de la Covid-19. 

  • Biden a appelé les services de renseignement américain à «redoubler d’efforts» et à produire un nouveau rapport d’ici 90 jours. 

L’hypothèse que le coronavirus soit le résultat d’expériences menées par l’homme n’est plus considérée comme saugrenue ou complotiste.

En janvier, une équipe de chercheurs dirigés par l’Organisation mondiale de la santé s’était rendue à Wuhan, en chine, pour enquêter sur l’origine du virus. 

  • Après avoir collaboré avec des scientifiques chinois, l’équipe avait statué que le Covid-19 avait probablement été transmis à l’homme par l’intermédiaire d’un animal infecté par une chauve-souris.
  • Or, dans une déclaration commune, le Canada et 12 autres pays ont affirmé en mars que le rapport de l’OMS était incomplet. 
Félix Côté
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L’Agence spatiale canadienne veut envoyer un rover sur la lune d’ici 5 ans

Publié le 27 mai 2021
L’Agence spatiale canadienne veut envoyer un rover sur la lune d’ici 5 ans

Prototypes du rover Juno (Source: Agence spatiale canadienne)

  • Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, a annoncé que le Canada comptait faire atterrir sur la Lune un rover canadien dans les cinq prochaines années. (Un rover est un véhicule fait pour circuler sur un autre astre que la Terre.)
  • Cette mission serait réalisée en partenariat avec la NASA. Elle aurait pour objectif de prendre des images et des mesures, puis de collecter des données sur la surface lunaire. 

L’Agence spatiale canadienne (ASC) sélectionnera deux entreprises canadiennes qui seront chargées de développer des concepts pour le rover et les instruments scientifiques de cette mission. 

L’ASC compte participer à d’autres missions lunaires dans les prochaines années:

  • Le Canada fournira un système robotisé intelligent à la future station spatiale lunaire Gateway, dont les premiers modules seront lancés en 2023. 
  • La même année, deux astronautes canadiens doivent prendre part au prochain voyage habité dans l’orbite lunaire.
Félix Côté
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Facebook et Instagram permettent de masquer le nombre de J’aime

Publié le 27 mai 2021
Facebook et Instagram permettent de masquer le nombre de J’aime

(Source: Facebook)

  • Facebook et Instagram offrent maintenant à leurs usagers la possibilité de ne plus voir automatiquement le nombre de mentions «J’aime» des publications qui apparaissent sur leur fil, et de cacher le nombre de ces mentions et du nombre de vues sur leurs propres publications. 
  • Ce changement vise à réduire la pression sociale que peut ressentir un usager de maximiser le nombre de mentions J’aime sur ses publications, et de les comparer à la popularité des publications des autres usagers. Le déploiement de cette nouvelle fonctionnalité se fera progressivement partout dans le monde. (InfoBref a vérifié qu’elle est déjà disponible au Canada, au moins sur Instagram.)

Microsoft veut transformer Teams en plateforme d’applications collaboratives

Publié le 26 mai 2021
Microsoft veut transformer Teams en plateforme d’applications collaboratives

(Source: Microsoft)

  • Dans le cadre de sa conférence annuelle Build, Microsoft a annoncé qu’elle ouvrirait beaucoup plus largement aux développeurs l’interface de programmation de Teams – son application de communication collaborative. 
  • Depuis l’an dernier, les développeurs indépendants peuvent déjà créer des applications tierces pour Teams. Ces applications pourront désormais prendre une plus grande place, notamment dans les réunions dans Teams. Les développeurs pourront aussi vendre des produits ou des abonnements à même leurs applications intégrées dans Teams.

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Y a-t-il un tout-en-un Windows qui rivalise avec le nouvel iMac?

Publié le 21 mai 2021
Alain McKenna
par Alain McKenna
Y a-t-il un tout-en-un Windows qui rivalise avec le nouvel iMac?
  • Apple a ressorti un de ses classiques ce printemps en mettant en marché un iMac plus performant, grâce à son processeur créé à l’interne, et plus coloré.
  • Mais Apple n’a pas l’exclusivité des ordinateurs de bureau tout-en-un. Ceux qui préfèrent le système d’exploitation Windows ont aussi du choix.

La particularité des ordinateurs tout-en-un est que toute la mécanique est incorporée à l’écran.

Dans le cas du nouvel iMac, Apple est parvenu à faire tenir le tout dans un appareil pas tellement plus épais qu’un moniteur traditionnel.

  • L’appareil n’est pas pénalisé par son format compact grâce au processeur M1 d’Apple, qui anime désormais la plupart de ses produits destinés au travail de bureau.

Toutefois, les PC tout-en-un ont un avantage sur les produits d’Apple.

  • L’interface tactile permise par Windows 10 ajoute une dimension qu’on adopte rapidement et qui devient vite indispensable.

Pour vous aider à choisir quel tout-en-un fait le mieux l’affaire, InfoBref a testé ces derniers mois quelques alternatives au iMac utilisant Windows. Voici notre sélection – en commençant par le standard auquel ils se comparent.


Apple iMac

La version à écran de 24 pouces du iMac est disponible en sept couleurs. Toutes sont animées par le processeur M1 à huit cœurs d’Apple. Une caméra frontale pleine HD et un stockage interne pouvant atteindre 2 téraoctets devraient en faire un ordinateur de bureau durable.

  • POUR: la performance est au rendez-vous |  caméra de bonne qualité | port Ethernet intégré au bloc d’alimentation | lecteur d’empreinte Touch ID intégré au clavier sans fil
  • CONTRE: prix élevé, qui grimpe vite avec les options | clavier et souris peu ergonomiques | connectique limitée (Thunderbolt)

À partir de 1600 $ sur le site d’Apple


Voyez nos autres articles consacrés à Apple


Surface Studio 2

Microsoft se positionne comme un fabricant d’ordinateurs personnels un peu plus haut de gamme et le Studio 2 en témoigne: ce tout-en-un n’est pas donné, mais son design est unique.

Même si sa fiche technique a un peu vieilli depuis son lancement il y a un peu plus d’un an, son pied articulé et ses périphériques en font à la fois un PC et une planche à dessin fort attrayants.

  • POUR: superbe écran de 28 pouces | 1 téraoctet de stockage et 16 go de mémoire vive par défaut | le stylet Surface Pen et la molette sans fil Surface Dial, fort utiles | pied articulé ingénieux
  • CONTRE: prix de base stratosphérique | la mécanique n’est pas de dernière génération

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> Voyez nos autres sélections de Meilleurs produits Techno publiées chaque samedi dans InfoBref Matin


HP Pavilion 24

Pour les inconditionnels de Windows, ce PC tout-en-un est un des meilleurs appareils en son genre. Il a droit à un élégant moniteur de 24 pouces, à une mécanique signée AMD ou Intel et à une généreuse fiche technique, même si elle n’est pas tout à fait dernier cri.

  • POUR: beaucoup de stockage interne et de mémoire vive | l’écran tactile facilite son utilisation | caméra frontale de bonne qualité
  • CONTRE: le choix de processeur n’est pas de la plus récente génération | la carte graphique pas conçue pour le jeu vidéo | les périphériques ne sont pas sans fil

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Dell Inspiron 24 5000

Ce tout-en-un est un des ordinateurs de bureau les plus abordables sur le marché. Idéal si vous cherchez un appareil polyvalent et compact pour du travail de bureau ou du jeu vidéo plus occasionnel. La connectique offre beaucoup de possibilités, mais les options de stockage ne sont pas des plus généreuses.

  • POUR: prix très attrayant | processeurs Intel de dernière génération | la connectique: ports USB et USB-C, sortie HDMI et fente pour carte SD
  • CONTRE: processeurs d’entrée de gamme peu puissants | les périphériques ne sont pas sans fil | stockage maximal limité à 1 téraoctet

À partir de 650 $ sur le site de Dell

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Tendances MÉDIAS

Instagram pour enfants: la dernière mauvaise idée de Facebook

Publié le 21 mai 2021
Steve Proulx
par Steve Proulx
Instagram pour enfants: la dernière mauvaise idée de Facebook

[photo: McKaela Taylor | Unsplash]

  • Facebook serait en train de plancher sur une version d’Instagram pour les enfants, selon des documents internes obtenus par Buzzfeed News il y a quelques semaines.
  • Il n’en fallait pas plus pour qu’une levée de boucliers s’organise. Qui veut d’un Instagram pour les moins de 13 ans? Pas grand-monde, apparemment.

Les critiques fusent:

En apprenant l’existence du projet, de nombreux regroupements de parents ou de protection des enfants n’ont pas tardé à agiter le drapeau rouge.

Aux États-Unis, deux sénateurs et deux représentants démocrates ont officiellement demandé à Facebook de mettre au rancart son projet de lancer une version d’Instagram pour les moins de 13 ans.

Ces élus ont ainsi ajouté leurs voix à celles de 44 procureurs généraux américains qui ont signé, le 10 mai, une lettre adressée à Mark Zuckerberg.

  • Celle-ci [pdf] réclamait aussi l’abandon du projet, en soulignant qu’historiquement «Facebook a échoué à protéger le bien-être des enfants sur ses plateformes». Ce qui est rigoureusement vrai.

De son côté, l’organisme Campaign for a Commercial-Free Childhood (CCFC), de Boston, ralliait à sa cause pas moins de 100 experts, organisations et défenseurs des enfants.

  • Dans sa lettre adressée à Zuckerberg, le CCFC martèle le message qu’elle répète depuis des années: les enfants ont besoin de jouer, d’apprendre et de socialiser avec de vraies personnes – pas par le biais d’une appli qui se concentre sur l’apparence et les concours de popularité.

Ce que nous savons du projet:

Un porte-parole de Facebook a confirmé qu’un Instagram pour enfants est bel et bien sur la table à dessin.

Mais on en sait très peu sur le projet.

  • Facebook promet que cette plateforme pour prépubères sera encadrée par un contrôle parental.
  • On apprend aussi que l’intelligence artificielle sera bientôt mise à contribution pour vérifier l’âge des utilisateurs.

Il était temps.

Car les médias sociaux et les services de messagerie en ligne sont interdits aux moins de 13 ans en vertu d’une loi fédérale américaine en vigueur depuis 1998, la Children’s Online Privacy Protection Act.

Mais dans les faits, contourner la loi est, littéralement, un jeu d’enfant.

  • Il suffit de mentir sur son année de naissance au moment de créer un compte dans Facebook, TikTok, Instagram, etc.

Combien d’enfants de moins de 13 ans vadrouillent dans les médias sociaux en se faisant passer pour plus vieux que leur âge? Sans doute des millions.


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À la recherche d’une bonne raison:

Alors que j’essaie de trouver un argument en faveur d’un Instagram pour enfants, il me vient en tête un épisode vécu par mon épouse, qui travaille en direction dans une école primaire.

Il y a quelques mois, son école a dû gérer le cas d’un garçon de 6e année qui s’est retrouvé avec un «public» d’environ 1500 personnes sur Instagram, intéressées par ses vidéos de type «Es-tu game de…».

Parmi son public, des ados d’une école secondaire voisine ont commencé à le menacer: qu’il se rase les sourcils.

Les ados ont même indiqué qu’ils allaient l’attendre à la sortie de son école pour vérifier qu’il l’avait bien fait, sinon…

Bref, la police a dû intervenir.

Ce genre d’histoires débiles ne sont plus des anecdotes: elles sont quotidiennes.


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Les enfants n’ont rien à faire sur les médias sociaux:

Depuis plus d’un an maintenant, les enfants du Québec se sont retrouvés sur Teams ou sur Google Classroom pour suivre leurs cours en ligne lorsque les classes étaient fermées.

Pour mes filles, c’était nouveau.

Et ce ne fut pas glorieux.

En quelques mois, j’ai dû gérer une situation d’intimidation et une peine d’amour, en plus d’avoir à signaler à l’enseignante la présence d’un message quasi suicidaire d’une élève de la classe de ma plus grande.

Or, nous parlons ici d’une plateforme de travail collaboratif utilisée dans un cadre scolaire et accessible à tous les parents.

Et je ne suis pas le seul, comme j’ai pu le confirmer auprès de mes collègues. On m’a raconté des cas de cyberintimidation; et même celui d’un garçon de 9 ans qui avait envoyé des photos intimes à son «amoureux» sur Messenger Kids.

9 ans.

Vous me permettrez donc de douter ÉNORMÉMENT de la pertinence d’un Instagram pour enfants. Pour moi, c’est non.

Moins de médias sociaux, pas plus:

On commence à peine à documenter les retombées négatives des médias sociaux. Il ne se passe pas une semaine sans que soit publiée une nouvelle étude sur la désinformation en ligne, la polarisation causée par les algorithmes des médias sociaux, la haine et le racisme sur Twitter, l’estime de soi minée par Instagram, le harcèlement et la cyberintimidation.

En tant que société, la dernière chose dont nous avons besoin, c’est d’une autre plateforme sur laquelle nos enfants iront perdre leurs plus belles années.

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