ENTREPRENEURS, PROFESSIONNELS, INVESTISSEURS ENTREPRENEUR·ES et
PROFESSIONNEL·LES

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement du lundi au vendredi:

et un samedi par mois:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

InfoBref vous est offert gratuitement grâce au soutien de:

La sous-traitance demandée par le gouvernement: un «fléau» selon le SPGQ

Publié le 13 oct. 2021
par Félix Côté
La sous-traitance demandée par le gouvernement: un «fléau» selon le SPGQ

(Source: Pixabay)

  • Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) qualifie de «véritable fléau endémique» la sous-traitance de ce qu’il appelle les «activités gouvernementales». 
  • Selon le syndicat, le gouvernement pourrait économiser près d’un milliard $ par an s’il confiait plus de tâches et de projets à des employés de l’État plutôt qu’à des sous-traitants. 

La sous-traitance coûte plus cher que le travail des employés de l’État, estime le SPGQ.

«Lorsque le gouvernement embauche un sous-traitant, ce dernier facture des frais non seulement pour son service, mais aussi pour réaliser des bénéfices», a expliqué à InfoBref Line Lamarre, présidente du SPGQ.

  • La rémunération des professionnels du gouvernement coûterait, selon le SPGQ, de 30% à 50% moins cher que le recours à des professionnels de firmes privées.

Le syndicat met 2 montants en perspective:

  • 3 milliards $, le montant des contrats donnés en sous-traitance pendant l’année fiscale 2019-2020; et
  • 1,9 milliard $, la masse salariale des professionnels employés par le gouvernement.

Il calcule que le gouvernement pourrait économiser entre 570 et 950 millions $ par an en diminuant la sous-traitance.

«Il y a des services qu’on ne peut pas sous-traiter», affirme Line Lamarre. 

  • Elle cite en exemple les services d’un psychologue, qui «coûtent deux fois, voire trois fois plus cher au privé».

Elle reconnait toutefois que, certains projets, comme des contrats temporaires, peuvent nécessiter d’être confiés en sous-traitance. 

La SPGQ a envoyé le mois dernier à François Legault un rapport sur la sous-traitance au sein de la fonction publique québécoise.

  • «On a demandé au premier ministre de réduire la sous-traitance mais, pour l’instant, cela reste lettre morte», observe Line Lamarre.  
Félix Côté