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Pourquoi Québec ne pourra pas lever les mesures sanitaires le 8 février

Publié le 28 janv. 2021
par Johanna Sabys

Le professeur de l’École de Santé publique de l’Université de Montréal Benoit Mâsse (Photo: Amélie Philibert)

  • Malgré la baisse significative du nombre d’infections et du nombre d’hospitalisations, François Legault a annoncé que la majorité des restrictions sanitaires resteraient en vigueur après le 8 février.
  • «La raison principale est la présence de variants plus contagieux sur le sol québécois. Aucun pays n’a réussi à bloquer leur propagation», explique à InfoBref le professeur en Santé publique Benoît Mâsse.  

Si les restrictions étaient levées début février, les variants plus contagieux pourraient causer une forte croissance du nombre d’infections dans les semaines suivantes.

«On ne pourra pas se débarrasser des variants», déplore Benoît Mâsse 

La seule chose que Québec peut faire, c’est retarder leur propagation.

  • Un maintien des mesures sanitaires permettra à la campagne de vaccination d’avancer et de montrer ses bénéfices, croit le professeur. 
  • Lorsque les personnes les plus vulnérables auront toutes reçu une première dose, les conséquences d’une nouvelle augmentation du nombre de cas seraient moins dramatiques. 

Pour l’instant, sept cas de variants ont été identifiés au Québec.

C’est parce que seulement 3% des tests positifs quotidiens sont séquencés pour les identifier.

  • Par exemple, sur 1300 cas, les variants sont recherchés sur 40 tests seulement.
  • «Il faut donc tomber dessus par hasard», résume Benoît Mâsse. 

Pour rendre l’analyse plus fréquente et évaluer plus précisément l’impact des variants, le ministre de la Santé Christian Dubé a annoncé que le nombre de séquençages génomiques allait fortement augmenter dans les prochains jours.

  • Un investissement de plus de 11 millions $ devrait permettre d’augmenter le taux d’analyse à environ 10% des échantillons positifs.
Johanna Sabys
Pourquoi Québec ne pourra pas lever les mesures sanitaires le 8 février

Le professeur de l’École de Santé publique de l’Université de Montréal Benoit Mâsse (Photo: Amélie Philibert)