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Montréal interdira dès l’an prochain la vente et l’usage de 36 pesticides

Mis à jour le 11 août 2022
par Johanna Sabys
  • La Ville de Montréal est la première municipalité canadienne à bannir la vente de pesticides d’usage domestique sur son territoire. 
  • Au total, une centaine de produits, qui contiennent ces 36 pesticides, seront retirés des rayons – dont le Roundup, à base de glyphosate. Les agriculteurs, les horticulteurs, et les exterminateurs devront eux aussi utiliser des pesticides moins toxiques. 

La mairesse Valérie Plante veut «faire de Montréal une ville sans pesticide». 

Le nouveau règlement qui doit être adopté le mois prochain bannira de la ville 109 produits à compter du 1er janvier 2022. 

  • Les magasins à grande surface, les quincailleries et les centres de jardinage ne pourront plus vendre ces produits. 
  • Un permis annuel sera exigé pour les entreprises qui souhaitent utiliser tout autre pesticide – qu’il s’agisse de pesticides de synthèse ou de biopesticides. 
  • Les entreprises qui appliquent des pesticides encore autorisés après le 1er janvier devront obligatoirement tenir un registre. 

Limites

  • Le règlement s’applique seulement aux pesticides utilisés à l’extérieur. 
  • Les golfs ne sont pour l’instant pas concernés par l’interdiction. 

Une exception pour les agriculteurs?

  • C’est ce que réclame l’Union des producteurs agricoles (UPA).  
  • Selon Marcel Groleau, président de l’UPA, «l’agriculture québécoise ne peut fonctionner de façon durable, pérenne et compétitive si chaque municipalité peut arbitrairement décider» des produits qui seront utilisés par les agriculteurs sur son territoire.
  • L’UPA demande au gouvernement Legault d’intervenir et «d’assumer pleinement l’exclusivité de ses prérogatives législatives et réglementaires en matière de pesticides».
Johanna Sabys