MONDE

Johanna Sabys

avec Johanna Sabys

Journaliste à InfoBref

Trudeau s’inquiète de voir la Chine politiser les Jeux olympiques

Publié avant-hier
Trudeau s’inquiète de voir la Chine politiser les Jeux olympiques

(Source: Comité d’organisation des Jeux de Pékin / Xinhua / He Changshan)

  • Plusieurs médias rapportent que la Chine utilise des tests de dépistage qui détectent des infections à la Covid-19 remontant à plusieurs semaines. Par conséquent, un athlète pourrait s’avérer positif à son arrivée en Chine même s’il s’est déjà remis d’une infection.  
  • À 15 jours des JO de Pékin, Justin Trudeau a indiqué mercredi qu’il va «suivre» les préoccupations soulevées par les tests employés par Pékin. Le premier ministre espère que le gouvernement chinois permettra aux athlètes d’être à leur meilleur lors des épreuves.    

Tous les athlètes et les journalistes qui se rendent aux Jeux d’hiver de Pékin doivent avoir obtenu jusqu’à 5 résultats négatifs avant leur départ.  

Mais, selon de nombreux médias, le gouvernement chinois ne tient pas compte des tests réalisés à l’étranger.

Sur le même sujet: Jeux olympiques d’hiver à Pékin: quels risques prend la Chine?

Johanna Sabys
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Le Canada renforce son soutien à l’Ukraine face à la Russie

Publié avant-hier
  • Au deuxième jour de son voyage en Ukraine, la ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly a donné hier une conférence de presse aux côtés de son homologue ukrainien.
  • Mélanie Joly a indiqué que la stratégie du Canada est basée sur la dissuasion: Ottawa veut aider les forces armées ukrainiennes à se défendre en cas d’attaque par la Russie. Elle a promis des prêts en argent, et des militaires canadiens sont sur place. Mais la ministre ne s’est pas engagée à envoyer des armes.

Des soldats canadiens sont en Ukraine actuellement.

Selon Global News et CTV News, un petit contingent des forces spéciales canadiennes a été déployé en Ukraine il y a 10 jours.

La présence militaire du Canada en Ukraine n’est pas nouvelle.

  • Dans le cadre de l’opération Unifier, le Canada envoie tous les 6 mois environ 200 militaires pour former l’armée ukrainienne, en collaboration avec les États-Unis et d’autres pays.

Mais le plus récent contingent envoyé sur place aurait une mission un peu différente:

  • dissuader la Russie d’attaquer le pays, et
  • aider le gouvernement ukrainien à préparer sa défense.

Ce contingent devrait aussi établir un plan d’évacuation d’urgence du personnel diplomatique canadien au cas où la Russie déciderait d’envahir le pays.

Le Canada va-t-il fournir des armes à l’Ukraine?

Le gouvernement ukrainien a demandé des armes aux pays occidentaux.

  • En entrevue au Globe and Mail, la vice-première ministre ukrainienne a précisé qu’elle avait demandé à Mélanie Joly des armes létales (mortelles) et non létales.

Le Royaume-Uni a répondu oui.

  • Le gouvernement britannique va fournir des systèmes légers de défense antichar.

Le Canada n’a pas encore répondu.

  • Le gouvernement fédéral «évalue ses options», a dit Mélanie Joly.

Au Canada, la question est loin de faire l’unanimité.

  • Le chef du NPD Jagmeet Singh a dit hier qu’il s’inquiétait de la militarisation du conflit et qu’il était contre l’envoi d’armes à l’Ukraine.
  • Au contraire, le Parti conservateur a accusé le gouvernement libéral d’être trop mou dans ce dossier et lui a demandé d’envoyer des armes défensives à l’Ukraine.
Patrick Pierra
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Pékin laisse entendre que le Canada lui a envoyé Omicron

Publié le 17 janv. 2022
Pékin laisse entendre que le Canada lui a envoyé Omicron
  • La ville de Pékin n’a recensé officiellement qu’un seul cas de contamination au variant Omicron: une femme qui, selon le centre local de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, n’avait été en contact avec aucun porteur du virus et n’avait pas quitté la ville.
  • Mais le centre dit qu’elle avait reçu une lettre en provenance du Canada qui contenait des traces du variant Omicron. Il laisse entendre que cette lettre a introduit Omicron dans la capitale chinoise.

En conférence de presse, le directeur adjoint du centre a dit qu’on «ne peut pas exclure» que la femme ait contracté le virus en manipulant du courrier venant de l’étranger.

La version anglaise du Global Times, un journal appartenant à l’État chinois, a rapporté la nouvelle sous le titre: «Du courrier venu du Canada serait à l’origine du cas d’Omicron à Pékin, selon le centre de prévention des maladies de la ville».

Les réactions au Canada:

  • Jean-Yves Duclos, ministre fédéral de la Santé: «ce sont les experts qui doivent trancher sur cette question»;
  • Erin O’Toole, chef du Parti conservateur: «ridicule»;
  • la Dre Caroline Quach, pédiatre, microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste au CHU Sainte-Justine, en entrevue à La Presse: «très, très, très, très peu probable»;
  • le Dr Colin Furness, expert en épidémiologie des maladies infectieuses à l’Université de Toronto, dans un courriel à CTV News: «ça ne semble pas du tout crédible».
Patrick Pierra
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Cyberattaque de grande ampleur contre l’Ukraine

Publié le 15 janv. 2022
Cyberattaque de grande ampleur contre l’Ukraine

(Source: Unsplash)

  • L’Ukraine a été la cible hier d’une cyberattaque d’envergure, la plus importante depuis les 4 dernières années. Des dizaines de sites web d’agences gouvernementales ont été bloqués pendant plusieurs heures. 
  • L’Ukraine a affirmé vendredi avoir des «indices préliminaires» d’une possible implication des services secrets russes dans la cyberattaque.

Pour le moment, aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque. 

Mais la tension monte depuis quelque temps entre la Russie et l’Ukraine. 

La Russie pourrait se préparer à envahir l’Ukraine. 

  • L’Ukraine et ses alliés occidentaux affirment que les Russes ont amassé environ 100 000 soldats à la frontière, ce que réfute la Russie. 
  • Les États-Unis et leurs alliés promettent d’appliquer des sanctions à la Russie si elle envahit son voisin ukrainien.
Félix Côté
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Le MONDE en questions

Jeux olympiques d’hiver à Pékin: quels risques prend la Chine?

Publié le 14 janv. 2022
Johanna Sabys
par Johanna Sabys
Jeux olympiques d’hiver à Pékin: quels risques prend la Chine?

Le président chinois Xi Jinping en visite à l’Anneau national de patinage de vitesse à Pékin (Source: Comité d’organisation des Jeux de Pékin / Xinhua / Xie Huanchi)

  • Les prochains Jeux d’hiver se dérouleront du 4 au 20 février, malgré plusieurs appels à un report à cause de la vague Omicron. Plusieurs pays, dont le Canada et les États-Unis, ont décidé de les boycotter sur le plan diplomatique et accusent le gouvernement chinois de génocide contre la minorité ouïghoure.
  • À 3 semaines de l’ouverture des JO, le professeur Jean-Pierre Cabestan explique à InfoBref qu’il y aura certainement «de petits incidents» au cours de ces Jeux particuliers, mais que Pékin mettra «les bouchés doubles pour contrer toutes les critiques».

Comment Pékin contrôlera les cas de Covid aux JO?

Depuis 2020, la Chine gère la pandémie d’une main de fer.

Dès que le moindre cas d’infection est détecté, le gouvernement confine des quartiers et des villes entières.

  • À Xi’an, dans le centre du pays, 13 millions d’habitants sont confinés depuis 3 semaines après l’apparition d’une dizaine de cas fin décembre.

«Les Jeux vont être organisés dans une bulle», explique Jean-Pierre Cabestan, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique de Paris et professeur de science politique à Hong Kong.

  • Il n’y aura personne pour encourager les athlètes dans les gradins.
  • Les journalistes n’auront aucun contact avec les sportifs.

En cas d’éclosion, «il faut s’attendre à ce que les cas soient cachés par Pékin», croit l’ancien ambassadeur du Canada en Chine Guy Saint-Jacques.

  • «Le gouvernement chinois ne veut pas qu’on remette en question sa politique zéro Covid.»

«Pékin va s’appliquer à démontrer que les JO sont un grand succès, ajoute Guy Saint-Jacques. La Chine compte utiliser les Jeux à des fins de propagande.»

C’est une année importante pour le président chinois Xi Jinping.

  • «Il a consolidé son pouvoir comme jamais depuis Mao Zedong [le fondateur de la République populaire de Chine], note l’ancien ambassadeur.
  • Mais il a besoin d’un grand succès avant le 20e congrès du Parti communiste en octobre s’il veut obtenir un 3e mandat de secrétaire général du parti.» 

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Quel impact aura le boycottage diplomatique?

«Ce ne sera pas la même chose que le boycottage des Jeux de Moscou», souligne Jean-Pierre Cabestan.

  • En 1980, des dizaines de pays, menés par les États-Unis, avaient refusé de participer aux JO pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan lancée en 1979 par l’Union soviétique.
  • Le mois prochain, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se contenteront de ne pas envoyer de diplomates en Chine.

À Pékin, les athlètes seront là, «accompagnés par des officiels de rang plus ou moins élevé».

  • «Les sportifs feront peut-être des déclarations, dit le professeur Cabestan.
  • Ce sera intéressant de les voir s’aventurer sur le terrain diplomatique.»

Le gouvernement chinois «saura très bien instrumentaliser» les délégations présentes et ignorer celles qui ne sont pas là.

  • «La Chine s’occupe de tout le monde, athlètes et journalistes, dit-il, elle «les étreint tellement qu’elle les étouffe».

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Lors des derniers JO que la Chine a organisés, en 2008, le gouvernement chinois avait fait des promesses sur la liberté de la presse et l’accès à l’information, se rappelle Jean-Pierre Cabestan.

  • «Il les a tenues le temps des Jeux olympiques.» 

Aujourd’hui, le contexte politique est «extrêmement différent».

  • «La Chine s’est affirmée. Elle est plus autoritaire, plus puissante, plus inquiétante. D’ailleurs, Xi Jinping n’a fait aucune promesse, ce n’est pas son genre.»

«Pékin censurera tout ce qui ne lui plait pas, affirme Jean-Pierre Cabestan. Dès que la Chine est dans le collimateur, elle essaye d’imposer son récit.»

Tous les sujets qui fâchent le régime chinois – Tibet, Hong Kong, Ouïghours – seront certainement évoqués par les journalistes étrangers.

«Mais ce sera très compliqué pour eux: avec le contexte sanitaire, ils ne pourront pas s’aventurer n’importe où.»

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Les États-Unis sont prêts à libérer 5 détenus de Guantanamo

Publié le 12 janv. 2022
Les États-Unis sont prêts à libérer 5 détenus de Guantanamo

(Source: Emiliano Bar / Unsplash)

  • Washington a donné son feu vert pour libérer 5 prisonniers supplémentaires de la prison militaire de Guantanamo. 
  • Au total, 18 détenus pourraient désormais être libérés si des pays acceptent de les accueillir.

3 des 5 prisonniers qui seront libérés viennent du Yémen, un pays arabe en pleine guerre civile. Ils ne seront donc pas rapatriés. 

39 détenus soupçonnés d’être complices de groupes terroristes sont encore à Guantanamo, selon le Pentagone. 

  • 2 d’entre eux ont été condamnés;
  • 10 attendent un jugement, dont le cerveau présumé des attentats du 11 septembre; et
  • 9 n’ont pas encore été inculpés. 
Johanna Sabys
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Entrevue

Le Canada veut resserrer ses liens commerciaux avec Taïwan

Publié le 11 janv. 2022
Le Canada veut resserrer ses liens commerciaux avec Taïwan

L’ancien ambassadeur du Canada en Chine Guy Saint-Jacques

  • Le gouvernement fédéral a dévoilé lundi sa nouvelle «stratégie indopacifique». Ottawa veut développer ses relations commerciales en Asie au-delà de la Chine. Taïwan «est une partie importante» de cette stratégie. L’île est le sixième partenaire commercial du Canada en Asie.
  • Un rapprochement avec Taïwan comporte «certains risques», croit l’ancien ambassadeur du Canada en Chine Guy Saint-Jacques. «La Chine sera fâchée, dit-il à InfoBref, mais c’est une excellente nouvelle». Taïwan est «un partenaire commercial fiable». C’est aussi «un grand producteur de microprocesseurs. Et nous en avons besoin».

La ministre du Commerce international Mary Ng a annoncé lundi qu’Ottawa discute avec Taïwan d’un accord sur la protection des investissements étrangers (APIE). 

Taïwan est «un partenaire clé en matière de commerce et d’investissement, dit-elle, au moment où le Canada élargit ses liens commerciaux et intensifie ses partenariats économiques dans la région indopacifique».

Les deux gouvernements disent vouloir continuer à travailler ensemble pour:  

  • consolider leur chaîne d’approvisionnement;
  • développer des débouchés commerciaux mutuellement avantageux; et 
  • renforcer leur collaboration en science, technologie, innovation, éducation, affaires autochtones et économie verte.

En 2020, la valeur des investissements directs du Canada à Taïwan a atteint 557 millions $, et celle des investissements taïwanais au Canada, 256 millions $.

Ottawa devrait aller plus loin, croit Guy Saint-Jacques, et soutenir la candidature de Taïwan dans l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

  • Le PTPGP est un accord de libre-échange entre le Canada et 10 pays de l’Asie-Pacifique: Australie, Brunéi, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam.
  • La Chine et Taïwan ont demandé à rejoindre le PTPGP en septembre. 

Le Canada devrait «voir d’un bon œil l’entrée de Taïwan dans l’Accord», dit-il.  

  • «Il pourrait dire que Taïwan est plus près de remplir les conditions d’entrées.» 
  • «Ce n’est pas le cas de la Chine: elle ne respecte pas ses engagements et utilise le commerce comme une arme pour punir les autres pays.»

Il est important «de diversifier notre commerce», souligne le diplomate, tant que la Chine ne sera pas «un partenaire plus fiable qui joue selon les règles du jeu».

Johanna Sabys
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Moscou n’a «pas l’intention» d’attaquer l’Ukraine. Washington voudrait y croire

Publié le 10 janv. 2022
  • La Russie et les États-Unis ont entamé lundi à Genève, en Suisse, des pourparlers diplomatiques. 
  • Les représentants russes affirment qu’ils n’ont «pas l’intention» d’envahir l’Ukraine, malgré les troupes russes postées à la frontière ukrainienne. 

Les deux pays campent sur leur position. 

La délégation russe attend ce qu’elle appelle «un vrai geste» de la part de l’Otan: selon elle, l’Ukraine ne doit «jamais» rejoindre l’Alliance atlantique. 

La délégation américaine refuse les conditions russes. 

  • Les États-Unis souhaitent «croire» que la Russie «n’a pas de plans» d’attaquer l’Ukraine, mais tout ce qu’ils ont vu jusqu’ici indique que le pays «fait des mouvements dans cette direction». 
Johanna Sabys
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Les cryptomonnaies semblent en partie responsables des émeutes au Kazakhstan

Publié le 7 janv. 2022
Les cryptomonnaies semblent en partie responsables des émeutes au Kazakhstan

Ordinateurs utilisés pour miner des bitcoin (Source: Unsplash)

  • La tension est à son comble au Kazakhstan. Le président a ordonné hier aux forces de sécurité de tirer à vue sur les émeutiers. En plus d’une tragédie pour la population du pays, cette crise a causé une chute du cours du bitcoin.
  • Pourquoi? Le Kazakhstan est, après les États-Unis, le deuxième pays où l’on «mine» (l’on fabrique) le plus de cryptomonnaies. Et cela a contribué à l’augmentation des prix de l’énergie qui est à l’origine des émeutes.

Au printemps de l’an dernier, la Chine, qui était l’un des principaux pays où des cryptomonnaies étaient fabriquées, a décidé d’en interdire le «minage» – l’ensemble des calculs informatiques qui permettent de créer des cryptomonnaies – à cause de l’énorme consommation d’énergie que ces calculs exigent, et de leur empreinte environnementale.

Beaucoup de «mineurs» ont alors déplacé leurs activités, particulièrement vers le Kazakhstan, pays voisin de la Chine.

  • Selon le Financial Times, il y aurait plus de 80 000 «fermes» informatiques de cryptomonnaies dans le pays.
  • Elles auraient, à elles seules, fait bondir de 8% la consommation d’électricité du pays.

Cette hausse de consommation électrique a directement contribué à l’augmentation du prix du gaz naturel compressé, qui produit 20% de l’électricité du pays.

Or c’est justement cette hausse des prix – un doublement – qui a déclenché il y a quelques jours des émeutes dans la population, parce le gaz naturel compressé est très utilisé comme carburant pour les véhicules au Kazakhstan.

Patrick Pierra
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Assaut du Capitole: un an après, Biden dénoncera la «responsabilité» de Trump

Publié le 5 janv. 2022
Assaut du Capitole: un an après, Biden dénoncera la «responsabilité» de Trump

Joe Biden (Source: La Maison-Blanche)

  • Le président américain prononcera aujourd’hui un discours au Capitole pour commémorer l’assaut du 6 janvier 2021. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Biden devrait dénoncer la «responsabilité particulière» de l’ancien président Donald Trump dans ce «chaos».
  • Washington a promis mercredi que tous les participants seraient poursuivis. Plus de 700 partisans de Trump ont déjà été arrêtés l’an dernier. Le FBI doit encore identifier 250 personnes qui ont été filmées en train d’agresser des policiers au Capitole l’an dernier.

La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

Publié le 5 janv. 2022
La fondatrice de Theranos reconnue coupable d’avoir dupé ses investisseurs

La fondatrice de Theranos Elizabeth Holmes (Source: Wikimédia / Max Morse)

  • Elizabeth Holmes, fondatrice de la startup médicale américaine Theranos, a été reconnue coupable par un tribunal de San José, en Californie, d’avoir trompé des investisseurs qu’elle a convaincus d’investir environ 700 millions $US dans son entreprise.  
  • Holmes avait fondé Theranos en 2003, à l’âge de 19 ans. Elle avait fait croire qu’elle avait développé un dispositif médical révolutionnaire pour détecter une foule de maladies à partir d’une seule goutte de sang. Mais, en 2015, des articles du Wall Street Journal avaient révélé que le dispositif médical de Theranos n’avait jamais fonctionné. 

Le Canada n’ouvre pas assez son marché du lait aux producteurs américains

Publié le 4 janv. 2022
Le Canada n’ouvre pas assez son marché du lait aux producteurs américains

(Source: Unsplash)

  • C’est ce qu’a décrété un groupe spécial de règlement des différends établi en vertu de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACEUM), dans la toute première décision rendue après un litige entre deux pays signataires.
  • Les États-Unis donnent désormais quelques semaines au Canada pour se conformer aux modalités de l’entente, sans quoi le gouvernement américain pourrait imposer des pénalités commerciales. 

Les États-Unis reprochent au Canada d’appliquer un système de gestion de l’offre qui empêche les producteurs laitiers américains de vendre équitablement leurs produits aux consommateurs canadiens. 

  • Selon le gouvernement américain, le système canadien des quotas, dans sa formule actuelle, va à l’encontre de l’ACEUM.
  • Ce système fait en sorte que les importations de lait et de produits laitiers au Canada sont limitées et davantage taxées que la production canadienne. 
  • De plus, une part des importations laitières doit être destinée aux transformateurs, plutôt que revendue directement aux commerçants. 

Le gouvernement américain a obtenu gain de cause: dans une décision rendue publique hier, le panel indépendant chargé d’étudier le litige a déclaré que «le système canadien actuel ne répond plus aux exigences de l’accord».

Le Canada a normalement jusqu’au 3 février pour adapter sa politique. 

Cependant, selon Ottawa, le jugement du panel n’a pas remis en cause le fondement même du système de gestion de l’offre. 

  • Ce sont ses modalités d’application qui doivent être modifiées.
Félix Côté
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