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Les quincailliers du Québec demandent à Legault d’intervenir pour mettre fin à la pénurie de bois de construction

Mis à jour le 3 juin 2021
par Alain McKenna

(Image AQMAT)

  • Dans une lettre au gouvernement, l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) demande de réserver le bois récolté sur toute terre publique afin qu’il soit traité puis vendu exclusivement au Québec, plutôt que d’être exporté à l’extérieur de la province.
  • Dans un contexte où le bois de construction est l’objet une demande très forte partout en Amérique du Nord, le président de l’AQMAT Richard Darveau s’inquiète qu’aucun des objectifs fixés en décembre dernier par la Stratégie nationale de production du bois ne privilégie l’utilisation locale du bois récolté au Québec.

Le Québec manque de bois, affirme l’AQMAT.

  • Le déséquilibre entre l’offre et la demande est attribuable à un boum dans l’immobilier résidentiel aux États-Unis «qui n’est pas près de s’estomper», explique l’organisme.
  • Or, à l’heure actuelle, la moitié du bois récolté au Québec est exporté aux États-Unis, ce qui explique la pénurie de bois dans la province.

Le bois provenant des terres publiques devrait donc être traité au Québec, le plus près possible des lieux de sa récolte, souhaite l’AQMAT.

  • Surtout qu’avec sa Politique d’intégration du bois, Québec promet de privilégier ce matériau pour la construction d’écoles et de CHSLD.

L’association note que, dans les produits laitiers, l’énergie et les biens culturels, des mécanismes privilégient l’achat au Québec de produits et services du Québec. 

Le Bloc québécois semble d’accord avec l’AQMAT.

  • Le parti fédéral a justement présenté aujourd’hui une stratégie de valorisation du bois – dans la construction et dans la recherche de nouveaux matériaux écologiques comme les bioplastiques – qui favoriserait l’approvisionnement local.
Alain McKenna