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Le salaire moyen des Québécois peut-il rattraper celui des Ontariens?

Mis à jour le 14 mai 2022
par Félix Côté
Le salaire moyen des Québécois peut-il rattraper celui des Ontariens?

(Source: Unsplash)

  • François Legault a rappelé plusieurs fois sa volonté de faire passer le salaire moyen du travailleur québécois au-delà du seuil de 56 000 $ par année, afin de rattraper celui des Ontariens, environ 10% plus élevé. 
  • Mais pour faire progresser la moyenne des salaires québécois, le gouvernement ne doit pas seulement subventionner la création de nouveaux emplois à haut salaire. Selon l’Institut du Québec (IDQ), il doit aussi stimuler davantage l’innovation et la productivité en vue d’augmenter les salaires des emplois actuels.

En 2019, le salarié moyen québécois à temps plein gagnait, selon Statistique Canada:

  • 52 672 $ dans le secteur privé; 
  • 64 980 $ dans le secteur public;
  • soit une moyenne générale de 55 969 $ – donc le montant arrondi de 56 000 $ dont parle François Legault.

Pendant ce temps en Ontario, les salariés à temps plein gagnaient en moyenne 9% de plus dans le privé et 12% de plus dans le secteur public.

Pourquoi le salaire des Ontariens est-il plus élevé?

  • Selon le rapport Combien gagnent au juste les travailleurs québécois de l’IDQ, les Ontariens travaillent environ une heure de plus par semaine.
  • L’Ontario accueille aussi un plus grand nombre d’industries réputées pour offrir de bons salaires. 

Pour rattraper l’Ontario, le gouvernement du Québec devrait «remplacer les critères traditionnels d’octroi d’aide aux entreprises», soutient Mia Homsy, PDG de l’IDQ.

  • Selon l’IDQ, les critères actuels sont trop souvent liés à la création d’emplois à plus de 56 000 $.
  • «Cette approche trop drastique exclut près des deux tiers des travailleurs à temps plein du secteur privé et parfois même, plus de 80 % des emplois de certains secteurs (agriculture, commerce de détail, etc.)», croit l’IDQ.

Le gouvernement devrait, selon l’institut, stimuler davantage l’innovation et la productivité, en investissant dans le rehaussement des compétences, la requalification de la main-d’œuvre et l’investissement en capital – y compris dans les PME qui ne peuvent pas, actuellement, créer des emplois à haut salaire. [rapport sur le site de l’IDQ]

Félix Côté