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Les études scientifiques le confirment: l’hydroxychloroquine ne protège pas contre la Covid-19, au contraire

Publié le 18 avr. 2021
par Agence Science-Presse
  • Des chercheurs de l’Université Stanford ont fait la synthèse de près de 150 études.
  • Résultat: «le traitement avec l’hydroxychloroquine (HCQ) est associé à une mortalité accrue, et [il ne donne] aucun bénéfice».

Dans leur méta-analyse, publiée jeudi dernier dans la revue Nature Communications, les trois auteurs de l’université californienne couvrent principalement des études publiées, mais ils incluent aussi des études qui n’ont pas été révisées par des pairs. 

  • Pour les études non publiées, les chercheurs prennent en considération le fait que certaines des expériences ont été interrompues au printemps 2020, lorsqu’il est devenu clair que ce médicament n’apportait pas plus de bénéfices qu’un placebo.

La Covid-19 a provoqué un déluge sans précédent de recherches sur de possibles traitements.

  • Rien que dans le premier trimestre de 2020, près de 700 études cliniques ont été recensées pour des médicaments potentiels testés sur des humains.
  • Mais beaucoup d’études se sont poursuivies au-delà du premier trimestre, ou ont même été lancées plus tardivement l’année dernière.

Un traitement sur cinq ciblait l’HCQ ou la chloroquine.

  • Ce n’est donc pas étonnant qu’on ait pu voir rapidement se dégager la conclusion qu’il s’agissait d’une fausse piste.

En conclusion, les chercheurs américains révèlent que 14% des patients traités avec de l’HCQ sont décédés.

  • Lorsqu’on tient compte des tailles et des différences entre les groupes, ce taux de décès est légèrement supérieur à celui enregistrée dans les «groupes contrôles» – soit les patients qui ont reçu un placebo lors des essais cliniques.
  • Précision: la majorité des études ont évalué l’HCQ sur des patients hospitalisés, mais le traitement a également été testé sur des personnes sans symptômes.

L’intérêt principal de cette méta-analyse, selon les chercheurs, ne réside toutefois pas dans ce pourcentage de décès, mais dans l’effort d’être allé chercher des résultats non publiés.

  • En recherche, la tendance à moins publier des résultats négatifs introduit un biais: lorsqu’une étude montre qu’un médicament ne fonctionne pas, on en entend moins parler.
Agence Science-Presse