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Entrevues

Les fonds d’investissement ratent des milliards $ en ne ciblant pas assez les femmes

Mis à jour le 10 août 2022
par Félix Côté

Frédérique Poirier, conseillère en sécurité financière associée à Major Gestion Privée – une des deux personnes interrogées dans cet article (Source: Courtoisie)

  • Les gestionnaires de fonds «ciblent massivement les hommes» et ne tiennent pas assez compte des critères d’investissement recherchés par les femmes, selon une étude internationale commandée par BNY Mellon Investment Management. Conséquence: l’an dernier, à l’échelle mondiale, les gestionnaires sont passés à côté de 3000 milliards $US de liquidités appartenant à des femmes.
  • Selon l’étude, les femmes considèrent souvent «à haut risque» le fait d’investir. Mais Léa Saadé, vice-présidente à la Financière des professionnels, croit que c’est un stéréotype. Selon elle, les femmes prennent plutôt des «risques calculés».

«Les femmes sont souvent moins impulsives et plus disciplinées» que les hommes, observe Léa Saadé en entrevue à InfoBref.

Elle note aussi que les femmes sont plus attirées vers des actifs durables, qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

  • Le même constat émane de l’étude commandée par BNY. 
  • L’étude calcule même que plus de la moitié des 3000 milliards $US qui n’ont pas été investis par des femmes dans des fonds l’an dernier auraient été investis dans des investissements de type ESG. 

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L’écart salarial entre les hommes et les femmes explique aussi pourquoi les femmes investissent moins que les hommes, selon Frédérique Poirier, conseillère en sécurité financière associée à Major Gestion Privée, à Montréal.

Le Québec se démarque toutefois positivement, observe-t-elle. 

  • «Au Québec, les femmes ont l’avantage d’avoir un bon filet de sécurité sociale, par exemple avec le congé de maternité payé.»
  • «Lorsqu’elles donnent naissance, leurs finances sont moins mises à risque par rapport à d’autres endroits dans le monde, où il n’y a pas ce type de filet.»

L’industrie de l’investissement gagnerait à faire une plus grande place aux femmes, croit Frédérique Poirier. 

  • Selon elle, les femmes sont encore «une minorité» dans le milieu, et plusieurs femmes qui veulent investir souhaitent faire affaire avec une autre femme «qui parle le même langage». 
Félix Côté