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Y’a-t-il vraiment de l’eau liquide sur Mars?

Mis à jour le 14 mai 2022
par Agence Science-Presse

La sonde Mars Express (Source: l’Agence spatiale européenne)

  • En juillet 2018, la sonde européenne Mars Express avait détecté ce qui pourrait être un vrai lac – composé d’eau, et non de glace – caché à 1,5 kilomètre sous la surface du pôle Sud martien. 
  • La semaine dernière, 2 études contradictoires sont venues infirmer puis confirmer cette théorie. Selon une équipe franco-américaine, Mars Express aurait plutôt détecté de la roche volcanique. Mais selon une équipe italo-américaine, il ne pouvait s’agir que d’une surface liquide. 

La présence d’eau gelée sur Mars ne fait plus débat. 

Les chercheurs tentent maintenant, depuis plusieurs décennies, de démontrer la présence de grandes quantités d’eau à l’état liquide. 

Une première étude publiée en 2018 dans la revue scientifique américaine Science affirmait qu’il y avait de l’eau liquide sur Mars

Une deuxième étude d’une équipe franco-américaine est venue la semaine dernière contredire cette théorie.

Selon cette deuxième étude, les signaux récoltés en 2018 par le radar de Mars Express pourraient être attribuables à de la roche volcanique plutôt qu’à de l’eau. 

Cette étude s’appuie sur des modélisations de ce qui pourrait constituer le sous-sol martien – en comparant les données récoltées en 2018 sur le sous-sol du pôle Sud avec les données du reste de la planète. 

Or l’équipe franco-américaine a identifié des signaux similaires à d’autres endroits de la planète Mars, dont plusieurs sont situés sous d’anciennes plaines volcaniques – d’où sa conclusion que les signaux relevés par Mars Express en 2018 venaient en fait de roche volcanique plutôt que d’eau liquide.

Mais une troisième étude est venue au contraire confirmer la découverte de la première étude. 

Elle a été publiée par une équipe italo-américaine, dont certains des auteurs avaient contribué à la première étude.

Ces scientifiques affirment que les «anomalies» détectées il y a 3 ans et demi ne peuvent s’expliquer que par une surface liquide estimée à 20 km de large, trop «brillante» pour n’être que de la glace.

Pour le démontrer, ils ont tenté de recréer les conditions martiennes en laboratoire. 

Agence Science-Presse