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Pourquoi la Chine serre la vis à ses gros noms de la techno

Publié le 5 juil 2021
par Johanna Sabys

(Source: Youtube)

  • La Chine a lancé le 2 juillet une enquête sur Didi, la plus grande entreprise de covoiturage chinoise – souvent appelée «le Uber chinois», 2 jours après que cette dernière est entrée avec succès à la bourse de New York en levant 4,4 milliards $US.
  • D’autres géants chinois de l’internet ont aussi été récemment la cible d’enquêtes et de sanctions de la part des autorités chinoises. 

Ce que l’on sait de l’enquête sur Didi:

  • Pékin a donné peu de détails sur les raisons de l’enquête, si ce n’est que Didi aurait commis de graves violations dans la collecte et l’utilisation des données personnelles de ses usagers. 
  • La société est toujours active, mais son application ne peut temporairement plus être téléchargée: Pékin a ordonné sa suppression des magasins d’applications en Chine, invoquant des risques de sécurité.

Plusieurs des technos chinoises surveillées par Pékin sont, comme Didi, en partie détenues par des investisseurs étrangers. 

  • Pékin semble craindre que l’ouverture du capital de ces sociétés à des investisseurs étrangers n’augmente les risques d’espionnage au profit des pays occidentaux. 

Les autorités chinoises mènent une répression radicale contre les grandes entreprises technologiques du pays pour limiter leur influence grandissante. 

  • En mai, le régulateur chinois de la concurrence avait ordonné à 10 entreprises de transport chinoises – dont Didi – de revoir certaines de leurs pratiques, invoquant des hausses de prix arbitraires et un traitement injuste des chauffeurs. 
  • En avril, Alibaba avait reçu une amende record de 2,8 milliards $US pour avoir abusé de sa position dominante sur le marché. 
  • En novembre 2020, les autorités ont saboté l’introduction en bourse de la fintech Ant Group, filiale d’Alibaba. 
Johanna Sabys