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Climat: le Canada est-il le cancre du G7?

Publié le 12 oct. 2021
par Agence Science-Presse

(Source: Pete Linforth / Pixabay)

  • Beaucoup de pays arriveront avec un mauvais bilan à la COP26, la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se déroulera du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse. 
  • Mais, depuis la signature de l’Accord de Paris en 2015, le Canada est le seul pays du G7 à avoir augmenté ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Et les experts jugent ses récents efforts insuffisants. 

Le Canada est à lui seul responsable de 1,7% des émissions mondiales de GES. 

  • Cela en fait, par habitant, le troisième plus grand pollueur au monde, derrière l’Australie et les États-Unis. 
  • Il est aussi l’un des plus grands producteurs et exportateurs de gaz naturel et de pétrole.

Le pays n’a pas tenu ses promesses sur le front climatique. 

  • En 2015, le gouvernement Harper s’était engagé à réduire de 30% les émissions de GES d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005. 
  • Cet objectif remplaçait alors celui, plus modeste, de réduire de 17% les émissions de GES avant 2020, par rapport à 2005.
  • Mais même cet objectif plus modeste n’a pas été atteint.

Entre 2005 et 2019, les émissions du Canada n’ont diminué que de 1,1%, soit une diminution de 8,5 mégatonnes de CO2. 

Pire, depuis 2015, ses émissions ont augmenté de plus de 700 mégatonnes.

  • Le Canada est le seul pays du G7 dans cette position. 
  • Depuis l’Accord de Paris en 2015, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, la France et l’Italie, ont tous réduit leur production de GES.

Ottawa a récemment pris des mesures significatives.  

La Loi sur la responsabilité en matière de carboneutralité a été adoptée en juin – juste avant la fin de la session parlementaire et les élections fédérales.

  • Elle contraint les futurs gouvernements canadiens à prendre des mesures pour atteindre l’objectif de carboneutralité en 2050. 

Le Canada a également déposé sa nouvelle cible de réduction de GES auprès de l’ONU, comme il s’y était engagé en signant l’Accord de Paris. 

  • Cette nouvelle cible est une réduction de 40 à 45% par rapport à 2005.

Mais les efforts du Canada ne sont pas suffisants, selon le Climate Action Tracker (CAT), un instrument d’évaluation développé par des chercheurs indépendants. 

Dans la plus récente analyse du cas canadien, publiée en juillet, le CAT qualifie les efforts récemment annoncés de «positifs» mais «insuffisants», voire «très insuffisants» pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. 

  • Si tous les pays suivaient l’exemple du Canada, lit-on, le réchauffement planétaire serait de 2 à 3 °C d’ici 2050, et de 4 °C à la fin du siècle.

Que manque-t-il au Canada pour être un bon élève? 

Selon le CAT, pour être «compatible» avec l’Accord de Paris, le Canada devrait: 

  • s’engager à réduire ses émissions de GES de 54% d’ici 2030; 
  • inclure les émissions de l’aviation et du transport maritime dans les calculs de son plan pour atteindre la carboneutralité en 2050; et  
  • renoncer aux pipelines.
Agence Science-Presse