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Comment, en 2020, la désinformation a miné la confiance dans le personnel de la santé

Publié le 27 déc 2020
par Agence Science-Presse

(Source: Pixabay)

  • La désinformation n’est plus juste une crise de confiance à l’égard de la politique ou des médias. 
  • Pour nombre de gens, elle les a conduits jusqu’à une attitude hostile, voire haineuse, à l’égard des médecins et des infirmières.

La désinformation nous a mis «en danger», moi-même et mes collègues, témoignait au début du mois dans BuzzFeed News un infirmier de l’Arizona. 

C’est un témoignage parmi ceux qui se sont multipliés depuis le printemps. 

Des membres du personnel soignant ont été insultés sur leur page Facebook personnelle, ciblés par toutes sortes de théoriciens du complot prétendant que le personnel de la santé est payé pour comptabiliser des morts de la Covid.

Ou bien, à l’inverse, certains affirment que les médecins tuent des patients sans Covid pour libérer des places, ou cachent des masques pour faire croire à une pénurie, ou bien complotent avec l’Organisation mondiale de la santé, ou avec Bill Gates, ou avec George Soros…

Les attaques hostiles contre la science, les experts ou les faits, émergent dans plusieurs pays, indépendamment que le pays compte deux ou trois ou quatre partis politiques.

  • En juin, la revue médicale The Lancet publiait une lettre intitulée «Les attaques contre le personnel de la santé doivent prendre fin» – une référence aux œufs lancés contre des médecins et des infirmières au Mexique, aux pierres lancées en Inde, au désinfectant projeté dans les yeux d’une infirmière aux Philippines, et à d’autres incidents rapportés aux États-Unis et en Australie. 
  • Une page du site de l’OMS détaillait en juillet les différents types d’attaques rapportées dans le contexte de la pandémie. 
  • Un communiqué de la Croix-Rouge notait en novembre que dans certains pays, les travailleurs de la santé préféraient ne pas s’identifier comme travailleurs de la santé, de crainte d’être stigmatisés. 

L’aboutissement de cette pente glissante: ces quelques anecdotes, rapportées ici et là aux États-Unis, de patients qui, même branchés sur l’appareil à oxygène, continuent de nier l’existence du virus et reprochent aux infirmières de porter un masque.

Agence Science-Presse