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2021 marque l’émergence d’une «économie du mème», selon Goldman Sachs

Mis à jour le 2 juin 2021
par Alain McKenna

(Source: Unsplash)

  • Les «mèmes» internet sont des publications virales que les gens partagent en très grand nombre, principalement sur les réseaux sociaux et les forums en ligne. Ils font désormais partie de la culture populaire: bien des influenceurs et des personnalités utilisent ces mèmes pour accroître leur popularité.
  • Un phénomène similaire se produit dans la finance depuis quelques mois: les réseaux sociaux influencent massivement la stratégie d’investissement de nombreux spéculateurs, qui ont à leur tour un impact déterminant sur le cours de nombreux actifs financiers, des actions aux monnaies numériques.

En observant l’évolution des marchés depuis le début de l’année, la société financière new-yorkaise Goldman Sachs constate que nombre d’investisseurs individuels semblent, comme par réflexe, suivre des suggestions d’achat qui proviennent de personnes influentes ou peu connues.

Ils le font rapidement, presque spontanément et avec un enthousiasme communicatif, de la même façon qu’ils partageraient un GIF animé comique dans les réseaux sociaux. 

C’est ce que Goldman Sachs appelle «l’économie du mème» dans une note aux investisseurs sur les tendances boursières du moment.

L’impact du phénomène sur les marchés financiers est considérable.

  • Ces spéculateurs ont contribué à faire hausser de 6800 milliards $US la valeur des actions mondiales en six semaines seulement. Plusieurs indices boursiers sont à des sommets historiques.
  • Vantés par Elon Musk et plusieurs autres personnalités, le bitcoin et les autres monnaies numériques ont accru leur valeur de 1800 milliards $US.
  • Les titres technos, particulièrement prisés des investisseurs sur les plateformes de courtage direct, se sont appréciés de 11% depuis le début de l’année.

Suivre le mouvement populaire semble être la meilleure façon de faire fructifier son portefeuille en 2021, ajoute Goldman Sachs.

  • Les indicateurs économiques tangibles, comme la performance des entreprises, ont eu peu d’influence sur les cours boursiers depuis six semaines.
  • Les vendeurs à découvert sont les grands perdants de cette tendance: les titres qu’ils affectionnent le plus – en espérant qu’ils vont chuter – ont au contraire vu leur valeur grimper de 40% en moyenne.

La volatilité et le risque demeurent très élevés, prévient Goldman Sachs.

  • «Les actifs à risque [comme les actions de petites sociétés ou les cryptomonnaies] sont plus vulnérables face à une éventuelle déception des investisseurs.»
  • Mais la hausse des valeurs financières pourrait se poursuivre tant que les banques centrales continueront à aider les entreprises et les particuliers.
Alain McKenna