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La pandémie profite aux régions: Montréal a perdu presque 50 000 habitants en un an

Publié le 13 janv. 2022
par Félix Côté
  • Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), Montréal a perdu un total net de 48 300 personnes au profit d’autres régions entre le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. 
  • Cette perte est la plus importante depuis que l’ISQ a commencé à compiler des données en 2001. Elle représente 2,6% de la population montréalaise. 

Dans l’ensemble du Québec, 232 000 personnes ont changé de région administrative entre la mi-2020 et la mi-2021.

  • Globalement, les grands centres ont perdu des résidents au profit des régions.
  • L’ISQ remarque que cette tendance existait déjà auparavant, mais qu’elle a pris de l’ampleur en 2019-2020, puis s’est accélérée en 2020-2021. 

3 autres régions, en plus de Montréal, ont connu leur pire bilan migratoire interrégional en 20 ans:

  • Laval: -2073 (-0,5%)
  • Outaouais: -33 (-0,01%)
  • Capitale-Nationale: +796 (+0,1%)

Les régions où se situent les 4 villes les plus peuplées au Québec – Montréal, Québec, Laval et Gatineau – ont donc perdu des habitants, ou en ont gagné très peu. 

À l’inverse, plusieurs régions ont réalisé un gain record de nouveaux habitants.

  • La région des Laurentides est celle qui s’est le plus démarquée, avec 12 700 nouveaux résidents, soit l’équivalent de 2% de sa population. 

Autres régions qui ont réalisé un gain record: 

  • Estrie: +8554 (+1,8%)
  • Lanaudière: +8385 (+1,6%)
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: +1378 (+1,5%)
  • Mauricie: +3493 (+1,3%)
  • Bas-Saint-Laurent: +1597 (+0,8%)
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean: +1405 (+0,5%)

Les seules régions qui n’ont pas connu de progression de leur bilan migratoire sont l’Abitibi-Témiscamingue (-205), la Côte-Nord (-250) et le Nord-du-Québec (-205).

Il semble logique de penser que ces chiffres reflètent, au moins en partie, des départs de résidents de grande ville qui, se sentant plus ou moins confinés chez eux à cause de la pandémie, ont préféré déménager en périphérie ou vers des régions où les maisons unifamiliales assez spacieuses et dotées d’un terrain sont plus abordables.

Félix Côté