ENTREPRENEURS, GESTIONNAIRES et PROFESSIONNELS ENTREPRENEUR·E·S ET
PROFESSIONNEL·LE·S

Voici l’info qu’il vous faut:
pertinente, utile et brève

Recevez gratuitement chaque jour:

Votre adresse servira uniquement à vous envoyer nos infolettres. Vous ne recevrez pas de courriels publicitaires et vous pourrez vous désabonner en tout temps.

La majorité des emplois risquent-ils d’être automatisés?

Mis à jour le 4 déc 2022
par Agence Science-Presse

(Source: Pixabay)

  • Est-ce que des robots ou de nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, vont remplacer à terme la plupart des travailleurs? 
  • En 2018, l’OCDE estimait que 9,2% des emplois de l’époque étaient complètement «automatisables» dans les 21 pays membres. Au Canada, 42% des travailleurs seraient menacés par l’automatisation d’ici 10 à 20 ans, selon une étude réalisée en 2016 par le Brookfield Institute.

Selon Statistique Canada, en 2016: 

  • 11% des travailleurs canadiens présentaient un risque élevé (probabilité de 70% ou plus) de voir leur emploi automatisé; et 
  • 29% présentaient un risque modéré (probabilité de 50% à 70%). 

Selon le rapport, les travailleurs les plus à risque ont 55 ans et plus; aucun diplôme post-secondaire; une faible littératie ou numératie; et un faible revenu, ou ils travaillent dans la fabrication.

Pas d’automatisation immédiate 

Même pour les emplois les plus à risque, la transformation technologique n’est pas nécessairement imminente, croit l’économiste de l’Université McMaster, en Ontario, Jim Stafford [détails dans un rapport de 2020 commandé par le Forum des politiques publiques]. 

Selon l’économiste, plusieurs barrières freinent encore l’automatisation: 

  • la faiblesse des investissements technologiques des entreprises; 
  • le manque d’acceptabilité sociale;
  • les barrières liées à la sécurité du travail et au respect de la vie privée; 
  • les infrastructures mal adaptées; et 
  • la requalification insuffisante des travailleurs.

Aux États-Unis, l’investissement en informatique stagne à environ 4% du PIB américain depuis 2000. 

Quels emplois sont les plus menacés?

Dans son Bilan de l’emploi 2021, l’Institut du Québec (IDQ) estime que les emplois manuels ou routiniers sont plus à risque.

En revanche, c’est beaucoup moins le cas des emplois qui exigent de la dextérité manuelle, des capacités d’analyse non standardisée, de l’improvisation, de la créativité, des aptitudes sociales ou de l’empathie. 

Selon Statistique Canada, les secteurs les plus affectés sont dans les secteurs fabrication, restauration et hébergement, transport et entreposage, commerce, santé et construction.

Dans ces secteurs, les postes les plus à risque sont parmi les: 

  • réceptionnistes;
  • tailleurs, cordonniers, superviseurs en services alimentaires;
  • électriciens;
  • représentants de commerce; et 
  • agents de voyage ou de sécurité, et représentants au service à la clientèle.

Toutefois, selon l’Institut du Québec, «les chercheurs sous-estiment ou surestiment les technologies, les travailleurs et la perméabilité des organisations aux changements».

Par exemple, les camionneurs sont menacés par le développement du transport autonome, illustre l’IDQ. Mais, à ce jour, aucun capteur électronique n’offre une performance optimale en conditions hivernales.

La finance et l’assurance seront peu ou pas affectées, selon Statistique Canada. 

Pourtant, selon l’IDQ, l’explosion des startup québécoises en technologie financière menace le secteur de la finance, principalement les conseillers financiers, les souscripteurs d’assurances et les activités de prêts. 

  • L’an dernier, l’Institut estimait que 37 000 postes sont menacés dans ces secteurs au Québec. 

Certains travailleurs seront toutefois reclassés grâce aux activités liées aux nouvelles technologies déployées par les sociétés technologiques ou les institutions financières.

Agence Science-Presse