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Cybermenace russe: Québec hausse ses mesures de sécurité informatique

Mis à jour le 11 août 2022
par Johanna Sabys

Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique Éric Caire (Source: Twitter du ministre)

  • Les pays qui forment l’alliance de surveillance Five Eyes – États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande – ont affirmé la semaine dernière que la Russie prévoyait des cyberattaques contre les pays qui soutiennent l’Ukraine.
  • Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique Éric Caire dit que le gouvernement prend cette menace «très au sérieux». Selon lui, il y a même un risque que des pirates attaquent le nord-est des États-Unis par le Québec. 

Le ministre a été interrogé ce matin sur le degré de préparation du gouvernement québécois à d’éventuelles attaques, lors de l’étude des crédits budgétaires de son ministère. 

Le gouvernement a identifié les cibles potentielles

En première ligne: les réseaux de distribution électrique. 

  • Éric Caire croit que des pirates russes pourraient attaquer Hydro-Québec pour arrêter la production d’électricité.  
  • «Si vous voulez attaquer les Américains, dit-il, on est une belle courroie de transmission.»

Le ministre a indiqué par ailleurs qu’une attaque pourrait survenir en octobre, lors des élections générales. 

100 millions $ pour la cybersécurité 

C’est la somme qui est prévue dans le dernier budget déposé le mois dernier. 

  • Elle doit servir à relever les niveaux de sécurité informatique. 

Québec gardera jusqu’à 40% de ses données en interne

Le gouvernement voulait initialement confier à des entreprises privées le stockage infonuagique de 80% de ses données. 

  • Québec n’aurait alors conservé que les données jugées «critiques».  

Éric Caire a indiqué que le gouvernement conservera plutôt lui-même 30% ou 40% de ses données. Il devra donc doubler ses capacités de stockage. 

De cette façon, si Amazon ou Microsoft doivent interrompre tout accès à leurs données stockées à partir de l’étranger, explique le ministre, Québec ne serait «coupé» d’aucune information essentielle au fonctionnement de l’État. 

Johanna Sabys