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LE secret pour bien choisir ses entreprises en bourse?

Publié le 11 nov. 2022
Olivier Schmouker
par Olivier Schmouker
Chroniqueur à InfoBref

[crédit photo: Jon Tyson | Unsplash]

  • La bourse peut sembler être une vaste loterie, où les rares chanceux raflent la mise et où les nombreux malchanceux perdent leur chemise.
  • En vérité, il y a bel et bien moyen de mettre toutes les chances de son côté lorsqu’on décide d’investir en bourse. Un moyen simple et éprouvé, mais qui ne plaira pas aux boursicoteurs forcenés: sélectionner très minutieusement les entreprises sur lesquelles miser. Voici une recette pour les choisir.

Dans son livre Investir à la bourse et s’enrichir — Compagnies extraordinaires, rendements extraordinaires, Bernard Mooney raconte qu’au cours de sa vie d’investisseur, il a usé de différentes stratégies pour s’enrichir à la bourse.

L’ex-chroniqueur financier du journal Les Affaires a tout d’abord misé sur des penny stocks, ces actions ordinaires de petites sociétés ouvertes qui se négocient à environ un dollar.

  • Il se disait que la moindre variation positive de leur cours lui permettrait de vite doubler ou tripler son investissement.
  • Il a perdu tout son argent.

Bernard Mooney s’est ensuite plongé dans l’actualité économique et financière pour identifier les entreprises qui avaient le vent en poupe. Il s’est alors servi d’innombrables formules «scientifiques» et de graphiques «sophistiqués» visant à lui indiquer quand vendre et quand acheter.

  • Un coup, il était gagnant. Un autre, il était perdant. Il ne comprenait jamais vraiment pourquoi.
  • Il a fini par réaliser qu’au petit jeu du boursicotage, le seul à s’enrichir était son courtier, qui empochait une commission à chacune de ses transactions.

Après une période de désespoir, il a eu un coup de génie!

Il s’est demandé si les entreprises qui brillaient en bourse avaient des caractéristiques communes, et son analyse lui a confirmé qu’elles en présentaient bel et bien deux.


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1 ) Un produit ou un service extraordinaire

Les entreprises qui affichent un rendement extraordinaire en bourse offrent un produit ou un service qui est lui-même extraordinaire.

  • Ça signifie que ce produit ou service est populaire et est appelé à continuer de l’être durant encore des décennies et des décennies;
  • que celui-ci a un temps d’avance sur les produits ou services concurrents et est appelé à le conserver longtemps;
  • qu’il engrange d’ores et déjà des profits hors-normes et est appelé à continuer d’en engranger à l’avenir.

2 ) Un PDG extraordinaire

Selon Bernard Mooney, la véritable richesse d’une entreprise, ce sont les êtres humains qui la composent. Et en particulier son PDG.

Un PDG extraordinaire présente trois traits particuliers, indique-t-il. Il est:

  • compétent,
  • ambitieux, et
  • honnête.

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Il existe un truc simple et efficace pour reconnaitre ces 3 qualités: lire et analyser ses discours qui figurent dans les rapports annuels de l’entreprise.

L’idée est de partir à la recherche d’indices. Par exemple:

  • après une année décevante, ce qu’on attend d’un président franc du collier, c’est qu’il s’avoue déçu par la performance de son entreprise et de son titre boursier;
  • «et non pas, comme on le voit si souvent, des paroles sans retenue à propos des “grandes réalisations” de son entreprise, alors même que le titre a chuté de 50% en bourse», illustre-t-il.

«Les PDG extraordinaires à la tête d’entreprises aux produits ou services extraordinaires sont… extraordinairement rares», souligne Bernard Mooney dans son livre.

«Je connais des centaines et des centaines d’entreprises au Canada, et je suis tout à fait incapable de nommer 20 PDG extraordinaires», ajoute-t-il.

Une fois qu’on a trouvé les perles rares, il convient de s’y tenir, avec fermeté et patience.

Le plus dur, avertit l’ex-chroniqueur financier, c’est de ne rien faire à partir du moment où l’on a acheté des actions d’une entreprise extraordinaire.

  • De ne pas vendre parce que l’entreprise traverse des turbulences ni d’acheter si elle connait une embellie.
  • De garder le cap avec confiance, en ne portant son regard que sur l’horizon lointain, soit les décennies après lesquelles on finira par vendre pour empocher ses gains.

De fait, comme aime à le marteler le milliardaire américain Warren Buffett, «si vous n’êtes pas prêt à conserver une action pendant 10 ans, vous ne devriez pas envisager de la détenir ne serait-ce que pendant 10 minutes».

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Olivier Schmouker