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Entrevue

Le gouvernement doit sévir contre les Airbnb illégaux, plaide la Corpiq

Mis à jour le 25 juil 2022
par Félix Côté

(Source: Brandon Griggs / Unsplash)

  • Il y aurait au Québec environ 13 000 logements que leurs locataires ont sous-loués illégalement sur une plateforme de type Airbnb, selon un sondage réalisé par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (Corpiq).
  • «La plupart du temps, ce sont des locataires qui ne demandent pas l’autorisation du propriétaire et qui ne prennent pas le temps de vérifier la règlementation en vigueur», explique à InfoBref Marc-André Plante, directeur, affaires publiques et relations gouvernementales, de la Corpiq.

Ces locations sont le plus souvent illégales sur plusieurs plans, souligne-t-il. 

Elles sont fréquemment effectuées dans des municipalités ou des arrondissements où la location à court terme (moins de 31 jours), de type Airbnb, est interdite. 

Elles n’ont souvent pas d’attestation et un numéro d’établissement obligatoire émit par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ).

Elles sont souvent mises en place sans l’autorisation du propriétaire. Or, selon les règles du Tribunal administratif du logement, tout locataire doit avoir l’autorisation de son propriétaire pour obtenir une attestation de la CITQ.

  • «Un propriétaire qui n’a pas connaissance d’une location à court terme illégale dans son immeuble peut recevoir par surprise une amende du CITQ», fait remarquer Marc-André Plante. 

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Environ 5% des membres de la Corpiq disent avoir été confrontés à ce genre de sous-location illégale, selon le sondage. 

En réalité, la proportion pourrait être plus élevée, dit Marc-André Plante, parce que certains propriétaires n’ont sans doute pas conscience du problème. «Dans les faits, beaucoup de propriétaires ou de gestionnaires ne s’en sont probablement pas aperçus», dit-il. 

Pour réduire le phénomène des locations à court terme illégales, la Corpiq suggère que le gouvernement durcisse ses règles. 

  • Elle appelle le CITQ à intensifier sa surveillance et à augmenter le montant des amendes versées aux personnes récalcitrantes.
Félix Côté