Finances

La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

Mis à jour il y a 5 h
La plus récente «licorne» canadienne a un nouveau nom, Clearco, et un coffre garni de plus de 400 millions $

La cofondatrice et présidente de Clearco Michele Romanow (Source: Wikimedia)

  • La société de financement Clearbanc, de Toronto, a elle-même levé un financement de 350 millions $US dans le cadre d’une ronde de série C qui lui donne une valeur de presque 2 milliards $US. Cela en fait une «licorne», du nom qu’on donne aux sociétés non cotées en bourse dont la valeur atteint 1 milliard $US. 
  • La société en profite pour changer son nom en Clearco. Spécialisée dans le financement de jeunes pousses en cybercommerce, Clearco s’est creusé un créneau entre le capital de risque et le prêt bancaire, qui lui a été très bénéfique pendant la pandémie.

Le modèle d’affaires de Clearco est innovant sous plusieurs aspects.

  • Elle utilise des algorithmes pour identifier les jeunes entreprises qui méritent d’être financées. 
  • Elle leur offre des prêts, alors que ces entreprises n’ont habituellement pas d’actifs tangibles qui leur permettraient d’en obtenir un auprès d’une banque.
  • Ces prêts sont pour des investissements en marketing numérique – pour acheter de la publicité à Facebook, par exemple – afin d’augmenter leurs ventes en ligne.
  • Clearco obtient le remboursement de ses prêts en prélevant un pourcentage des ventes en ligne, et elle perçoit en plus une prime allant de 6 à 12,5%.

L’ensemble du processus est soutenu par des technologies qui lui permettent de procéder rapidement avec un grand nombre d’entreprises emprunteuses, ce qui accélère sa croissance.

La société a profité de l’engouement pour le cybercommerce pendant la pandémie.

  • Elle a déjà avancé 2 milliards $US à 4 500 startups.

Dans sa nouvelle ronde, Clearco a obtenu 100 millions $US d’investissement en capital de risque, et 250 millions $US en dette d’une filiale de la Banque Nationale.

Michele Romanow, cofondatrice et présidente de Clearco, est une entrepreneuse en série très connue au Canada anglais. 

  • Elle participe comme juge-investisseuse à l’émission télévisée Dragon’s Den, la version originale anglaise de Dans l’œil du dragon.


Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Netflix, maisons vides et véhicules de luxe: quelques nouvelles taxes prévues dans le budget

Publié avant-hier
Netflix, maisons vides et véhicules de luxe: quelques nouvelles taxes prévues dans le budget

[photo: Lynn Vdbr | Unsplash]

  • À côté des programmes de dépenses, le budget prévoit la création de nouvelles taxes spécialisées.
  • Netflix, les acheteurs de voitures et de bateaux de luxe, et les propriétaires étrangers de biens immobiliers au Canada sont parmi les cibles visées par ces changements à la fiscalité.

Les acheteurs d’une auto ou d’un avion valant plus de 100 000 $ et les acheteurs d’un bateau valant plus de 250 000 $ seront soumis à une nouvelle taxe de vente.

  • Ils devront payer le montant le plus bas entre 20% de l’excédent par rapport à 100 000$ ou 250 000 $, et 10% de la valeur totale du véhicule.
  • Ottawa estime que cela générera 600 millions $ sur cinq ans en recettes fiscales.

Netflix devra désormais payer au Canada des impôts en rapport avec la diffusion de ses contenus.

  • À défaut d’une entente avec les gouvernements des autres pays qui prévoirait un mécanisme fiscal commun, Ottawa imposerait un impôt de 3% sur les revenus canadiens de services et de contenus numériques fournis par des entreprises étrangères qui ont chiffre d’affaires global supérieur à 750 millions d’euros, soit environ 1,1 milliard $.
  • Ottawa calcule que cela lui rapporterait 3,4 milliards $ sur cinq ans.

Les propriétaires étrangers d’une résidence au Canada qui reste inoccupée pendant au moins un an seraient soumis à une taxe spéciale.

  • À partir de 2022, ils devraient payer chaque année 1% de la valeur de leur résidence.
  • Ottawa espère percevoir avec cette taxe 700 millions $ sur quatre ans.
Patrick Pierra
En savoir plus En savoir plus

Après le bitcoin, au tour de l’Ethereum d’avoir ses FNB spécialisés

Publié avant-hier
Après le bitcoin, au tour de l’Ethereum d’avoir ses FNB spécialisés

(Source: Unsplash)

  • Pas moins de trois fonds négociés en bourse consacrés à l’Ethereum devraient commencer à être négociés aujourd’hui à la bourse de Toronto. Commercialisés par les sociétés Gestion mondiale d’actifs CI, Evolve Funds et Purpose Investments, ce sont les premiers fonds du genre en Amérique du Nord. Ils investissent directement dans des jetons numériques d’Ethereum.
  • L’Ethereum est actuellement, par sa valeur globale, la deuxième plus importante cryptomonnaie après le bitcoin.

Vos FINANCES

Des fonds verts qui font rire jaune

Publié le 16 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Des fonds verts qui font rire jaune

(Image Unsplash)

  • Auparavant, toutes les grandes sociétés financières vantaient leurs gros rendements et l’étendue de leurs compétences.
  • Aujourd’hui, elles embrassent les valeurs de développement durable, d’égalité sociale et de saine gestion. Elles claironnent sur toutes les tribunes l’abréviation ESG (environnement, société, gouvernance). S’agit-il d’initiatives sincères ou est-ce du marketing de bonne conscience?

Il est permis de douter.

  • Certains financiers étaient hier les grands bailleurs de fonds de l’industrie pétrolière. Ils soutenaient les lobbyistes de Keystone XL.
  • Aujourd’hui, ils flirtent avec les fabricants de véhicules électriques et de cellules photovoltaïques, et ils échangent des poignées de mains avec les syndicats.

J’éprouve un malaise. Et vous?

Biden favorise quatre ans de croissance pour les placements ESG

Si vous cherchez une voyante pour vous aider à placer vos pions avec trois coups d’avance, fiez-vous aux élections présidentielles américaines.

Les deux dernières en sont la preuve.

En 2016, les républicains souhaitaient favoriser le charbon, le pétrole, les mieux nantis, les armes à feu et le «Buy American». L’élection surprise de Trump a donc été très bénéfique pour les grandes sociétés multinationales inscrites en bourse. Leur taux d’imposition est passé de 35% à 21% seulement.

On a vite compris que cette économie fiscale est allée en bonus, en dividendes aux actionnaires et en rachat d’actions.

Sous l’administration Biden, on va avoir droit jusqu’en 2024 à ce que les démocrates ont promis: un vaste plan d’investissements dans les infrastructures qui avantagera l’adoption des énergies renouvelables et des solutions de développement durable.

Découvrez les autres chroniques de conseils Vos finances de Fabien Major, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin

Ne tombez pas dans le panneau… solaire

Depuis l’assermentation de Joe Biden, les grandes sociétés financières ont aiguisé leurs crayons pour profiter de cette nouvelle manne à saveur ESG: Environnement, équité Sociale et saine Gouvernance. Trois thèmes certes très nobles, mais maintenant servis sous la forme des trios de chez McDo.

Il y a de vraies opportunités et des initiatives sincères, mais le marketing qui l’entoure commence à déraper.

L’engouement pour les solutions d’investissements de type ESG est tel que la Securities Exchange Commission, le gendarme financier américain, a dû s’en mêler pour calmer les ardeurs.

Le 9 avril dernier, la SEC a publié un communiqué de catégorie Risk Alert pour aviser le public des risques grandissants sur les investissements qui prétendent respecter les facteurs ESG:

  • «Cette croissance rapide de la demande, l’augmentation du nombre de produits et services ESG, et l’absence de définition standardisée et précise présentent certains risques. Par exemple (…) créer de la confusion chez les investisseurs (…)»

J’espère que l’AMF et l’OCRCVM, qui réglementent la distribution des produits et services financiers chez nous, suivront le pas et presseront l’industrie de simplifier les offres, préciser les définitions et adoucir le battage publicitaire.

­> Consultez la section Affaires et finances d’InfoBref avec nos nouvelles brèves en semaine et la chronique de conseils Vos Finances le samedi

D’évidence, comme on dit en québécois, on «beurre épais» avec les solutions ESG.

En regardant quelques fonds de type ESG proposés par de grandes institutions canadiennes, j’ai trouvé, en trois ou quatre clics, des investissements en actions dans:

  • des pétrolières impliquées dans l’exploitation des sables bitumineux;
  • des banques présentes aux îles Caïmans;
  • des minières qui ont intoxiqué des populations du Chili à l’arsenic;
  • un conglomérat qui a secondé la junte militaire au Myanmar; et
  • une firme d’ingénieur qui a sciemment versé des pots-de-vin à des dictateurs.

Êtes-vous bien certain que votre fonds d’économie durable est aussi «juste et vert» qu’il le prétend?

Prenez le temps d’analyser les documents qu’on vous remet et posez beaucoup de questions. L’appellation ESG n’est pas contrôlée. Elle est très poreuse à toutes sortes d’exceptions.

Pour recevoir la chronique de conseils Vos Finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Un nouveau fonds négocié en bourse mise sur une chute de valeur du bitcoin

Publié le 15 avr. 2021
Un nouveau fonds négocié en bourse mise sur une chute de valeur du bitcoin

(Source: Unsplash)

  • Géré par la firme Horizons, le FNB BetaPro Inverse Bitcoin (TSX: BITI) prend une position de vente à découvert face au bitcoin. Son rendement sera l’inverse de celui des contrats à terme (futures) liés à cette cryptomonnaie.
  • Tandis que de nombreux nouveaux FNB tentent de suivre le cours des cryptomonnaies en pariant sur la croissance de leur valeur, BITI est le premier en Amérique du Nord qui s’adresse à ceux qui croient que la valeur actuelle du bitcoin est exagérée et va subir une correction.

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

L’autorité financière américaine serre la vis aux populaires sociétés d’acquisition à vocation spécifique

Publié le 13 avr. 2021
L’autorité financière américaine serre la vis aux populaires sociétés d’acquisition à vocation spécifique

(Source: Unsplash)

  • La Securities and Exchange Commission (SEC) resserre les pratiques comptables qui encadre les sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS, ou SPAC en anglais) pour que leurs états financiers reflètent mieux les droits de leurs principaux actionnaires.
  • Ce changement de règle comptable pourrait ralentir la vague des SAVS qui déferle sur Wall Street depuis l’an dernier.

Les bons de souscription qui sont remis aux premiers actionnaires des SAVS font tout particulièrement tiquer la SEC.

  • Ces bons de souscription (warrants) accordent aux investisseurs le droit d’acheter à un prix fixé d’avance un certain nombre d’actions de la société une fois qu’elle aura trouvé une entreprise à acquérir.
  • Jusqu’ici, ces bons étaient considérés comme des titres de propriété de l’entreprise (equity instruments).
  • La SEC change ce statut et considère désormais les bons de souscription comme un passif, une obligation financière de la SAVS, dont elle doit recalculer la valeur chaque trimestre.

Ce changement comptable oblige les entreprises qui comptaient s’inscrire en bourse comme SAVS aux États-Unis à refaire leurs états financiers.

  • Cela pourrait affecter plusieurs centaines de sociétés.
  • Il est également possible que des SAVS déjà cotées en bourse doivent refaire leurs états financiers passés.

Cette modification est un casse-tête pour les avocats et les comptables qui sont mandatés par les sociétés pour assurer leur conformité aux normes de la SEC, disent à l’agence Bloomberg des sources proches de la SEC.

  • À tel point que cela pourrait décourager des entreprises privées de recourir à une SAVS, plutôt qu’à un premier appel public à l’épargne, pour s’inscrire en bourse.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Le bitcoin a atteint une valeur record la veille de l’entrée en bourse de l’application américaine Coinbase

Publié le 13 avr. 2021
Le bitcoin a atteint une valeur record la veille de l’entrée en bourse de l’application américaine Coinbase

(Source: Coinbase)

  • Coinbase est la plateforme la plus populaire en Amérique du Nord pour transiger des cryptomonnaies. 
  • Son entrée à la bourse technologique Nasdaq aujourd’hui sera suivie de près tant par les investisseurs traditionnels que par les adeptes des monnaies numériques.

Coinbase tire ses revenus des frais de 1,49% qu’elle perçoit chaque fois qu’un utilisateur de sa plateforme achète ou vend une cryptomonnaie.

L’entreprise est déjà rentable.

  • Au premier trimestre de 2021, ses revenus étaient de 1,8 milliard $US, soit neuf fois plus qu’au même trimestre un an plus tôt. 
  • Son profit était entre 730 et 800 millions $US.
  • L’entreprise prévoit cette année une croissance entre 43% et 150%.

Le modèle d’affaires de Coinbase dépend principalement de la valeur de deux cryptomonnaies très populaires ces jours-ci: le bitcoin et l’Ethereum.

Au cours actuel du bitcoin, Coinbase pourrait valoir jusqu’à 100 milliards $US selon certains experts, ce qui est loin de faire l’unanimité.

Mais si la valeur du bitcoin s’effondre de 75% comme elle l’a fait en 2018, les revenus de Coinbase chuteront d’autant.

L’entreprise sera cotée aujourd’hui sous le symbole «COIN».

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Vos FINANCES

Comment freiner la spéculation immobilière?

Publié le 9 avr. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Comment freiner la spéculation immobilière?

(Photo Unsplash)

  • Le marché immobilier au Québec affiche une vigueur jamais vue. On dirait une locomotive de TGV sans frein.
  • L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec s’en inquiète. Elle relève que le prix de vente des maisons unifamiliales dans la région de Montréal a augmenté de 32% entre mars 2020 et mars 2021.

En plus des nouveaux acheteurs et des courtiers, l’inquiétude gagne maintenant les banquiers. C’est plutôt rare: d’ordinaire, ils tirent profit des mouvements spéculatifs.

Le PDG de BMO Darryl White a dit mercredi dernier que les autorités doivent, d’urgence, planifier l’intervention qu’elles pourraient devoir faire, dans les prochaines semaines, pour calmer la surchauffe dans le marché immobilier.

Il craint que, lorsqu’une majorité de la population sera vaccinée, une robuste reprise économique s’ensuive et que le secteur immobilier vive alors une nouvelle poussée de croissance. Cela se terminerait probablement par un éclatement douloureux de la bulle immobilière.

Remèdes de cheval pour cupidité galopante

Il n’y a probablement pas UNE seule solution qui pourrait freiner la spéculation systémique immobilière; il faudrait plutôt un cocktail de remèdes.

L’objectif serait de ralentir l’appétit pour la surenchère et les transactions éclair, tout en continuant d’encourager l’accès à la propriété de manière prudente pour les jeunes familles qui ont besoin d’un toit pour élever leurs enfants.

Voici 3 idées qui sont sur la table des décideurs politiques;

1. Encadrer rigoureusement les transactions au comptant, par l’entremise de prêteurs privés et/ou au bénéfice de société-écran

Actuellement, un certain laxisme rend ces opérations très opaques. Rien ne permet de confirmer l’authenticité des acheteurs véritables ni leur capacité financière réelle.

Selon l’organisme Transparency international, c’est aussi par ces canaux que le crime organisé parvient à blanchir des sommes importantes au Canada.

> Découvrez nos autres articles consacrés à l’immobilier

2. Éliminer les avantages fiscaux sur le gain en capital pour les propriétés laissées vacantes pendant plus d’un an, et l’exemption pour gain sur une résidence principale occupée pendant moins de 5 ans

Un attrait important de la spéculation immobilière réside dans l’avantage fiscal que représente l’exemption d’impôt sur revente de la résidence principale.

Le gain en capital sur les résidences secondaires et les immeubles multilogements est aussi fort avantageux, puisque seulement 50% du gain en capital à la vente est imposable.

En mettant un impôt ou en augmentant l’impôt sur de nombreuses transactions qui ne correspondent pas à d’authentiques besoins de logement, on couperait l’herbe sous le pied aux spéculateurs.

Découvrez les autres chroniques de conseils Vos finances de Fabien Major, publiées chaque samedi dans InfoBref Matin

3. Réduire la portée des garanties de la SCHL

Présentement, deux tiers des hypothèques sont protégées par une assurance-hypothèque, et la majorité l’est par la SCHL, une société de la Couronne.

Par l’intermédiaire de la SCHL, TOUS les Canadiens se portent garants de la solvabilité des emprunteurs.

Cette situation singulière rend le Canada fortement vulnérable puisque l’activité immobilière représente 12% de notre PIB.

  • Les banques financent ces acheteurs, mais elles ne sont pas entièrement imputables des prêts qu’elles font.
  • Elles reportent le risque sur tous les contribuables canadiens.

Il faudrait établir un mécanisme pour que la SCHL ne garantisse jamais plus des deux tiers du capital emprunté.

Ainsi, les banques pourraient utiliser des ratios financiers plus réalistes pour analyser les demandes de prêts: non plus basés comme actuellement sur les revenus bruts des demandeurs, avant impôts – une anomalie, selon moi – mais sur leurs revenus nets.

Pour recevoir la chronique de conseils Vos Finances de Fabien Major chaque samedi dans votre courriel, abonnez-vous gratuitement ici au bulletin de nouvelles quotidien InfoBref Matin

En savoir plus En savoir plus

Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

Publié le 8 avr. 2021
Les conseils boursiers qu’on retrouve sur le canal WallStreetBets de Reddit produisent un rendement supérieur aux principaux indices boursiers

(Source: Reddit)

  • Le canal WallStreetBets a inquiété les autorités financières l’hiver dernier quand on a découvert que la hausse du cours de certains titres boursiers, comme celui de GameStop, était provoquée par des recommandations d’achat publiées anonymement sur ce forum en ligne.
  • Ces inquiétudes ne sont pas entièrement fondées, dit une équipe de chercheurs universitaires américains. Ils ont constaté que le rendement des titres recommandés sur ce forum était généralement supérieur à celui des principaux indices boursiers américains.

Les gens qui publient sur WallStreetBets connaissent leur affaire, affirment les chercheurs de l’Université du Kentucky et de l’Université du sud de la Floride dans leur rapport, après avoir analysé 2340 suggestions d’investissement (achat ou vente) faites sur ce canal entre 2018 et 2020.

  • Les investisseurs qui consultent ce forum «semblent être en mesure de bien juger de la qualité» de l’information qui y est partagée.
  • «Cela va à l’encontre des craintes généralisées selon lesquelles ce forum n’attire que des investisseurs peu informés.»

Cela dit, WallStreetBets demeure une source d’information «hautement spéculative» et «apte à diffuser de l’information frauduleuse», nuancent les chercheurs.

Un investisseur aurait obtenu un rendement trimestriel moyen de 6% en suivant les recommandations d’achat affichées dans ce canal, selon les chercheurs.

  • Cela équivaut à un rendement annualisé de 26%.
  • À titre comparatif, le rendement annuel moyen du S&P 500, un des principaux indices de la bourse de New York, est historiquement de 10%.

C’est ce qui explique la popularité phénoménale de WallStreetBets auprès des petits investisseurs, concluent les chercheurs.

Cela dit, un investisseur qui aurait vendu ses actions au moment recommandé sur WallStreetBets aurait, lui, eu un rendement «équivalent à zéro».

Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

La moitié des Canadiens se disent à 200 $ près d’être insolvables

Publié le 8 avr. 2021
La moitié des Canadiens se disent à 200 $ près d’être insolvables

(Source: Pixabay)

  • 53% des répondants canadiens à un sondage d’Ipsos disent qu’ils sont à moins de 200 $ de ne pas pouvoir régler leurs factures mensuelles. Le pourcentage est en hausse de dix points depuis décembre et à un sommet de cinq ans.
  • 30% des répondants disent même qu’à la fin du mois ils n’ont généralement plus un sou en poche ou ne peuvent pas payer toutes leurs factures.

Pour plusieurs, l’aide gouvernementale liée à la pandémie s’est terminée avant de pouvoir reprendre le travail, ce qui explique la hausse du nombre de cas d’insolvabilité au pays.

25% des Canadiens se sont endettés davantage durant la pandémie, révèle par ailleurs la plus récente édition de ce sondage trimestriel d’Ipsos:

  • 14% ont réglé leurs factures grâce à leur carte de crédit;
  • 7% ont recouru à une marge de crédit; et
  • 3% ont contracté un prêt bancaire.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus

Un Canadien sur cinq souhaite une chute du marché immobilier résidentiel

Publié le 7 avr. 2021
  • 39% des Canadiens voudraient que le prix de vente des logements baisse d’au moins 10% au cours des prochains mois, et 22% souhaitent même une chute d’au moins 30%, révèle un sondage Angus Reid effectué fin février.
  • Au Québec, alors que le prix moyen des maisons a augmenté d’environ 23% en un an, 6 répondants sur 10 trouvent que le gouvernement n’a pas fait un bon travail pour maintenir les prix de l’immobilier abordables. 35% des Montréalais trouvent que les prix des maisons dans leur région sont «déraisonnablement élevés».

La valeur globale des cryptomonnaies dépasse maintenant 2000 milliards $US, et ce n’est pas entièrement la faute du bitcoin

Publié le 6 avr. 2021
La valeur globale des cryptomonnaies dépasse maintenant 2000 milliards $US, et ce n’est pas entièrement la faute du bitcoin

(Source: Unsplash)

  • La valeur d’un bitcoin oscille depuis quelques jours près de 60 000 $US. C’est plutôt la récente hausse de valeur d’autres monnaies numériques comme l’Ethereum, le Litecoin et le Ripple qui a fait passer la valeur globale des cryptos au-dessus de 2 billions $US.
  • Cette poussée permet de distinguer quelques cryptomonnaies qui semblent gagner en valeur à mesure qu’on leur trouve des usages différents de celui du bitcoin.

Le bitcoin compte encore pour plus de la moitié de la valeur totale de toutes les cryptomonnaies.

Des experts financiers semblent de plus en plus convaincus de son rôle comme valeur refuge de l’économie numérique – même si investir dans le bitcoin demeure très spéculatif.

Mais d’autres cryptomonnaies suscitent un intérêt croissant depuis un an, pour d’autres raisons.

La technologie de l’Ethereum est responsable en bonne partie de l’émergence des jetons non fongibles (NFT) et d’autres types d’applications financières décentralisées.

  • Une monnaie encore moins connue appelée Binance est aussi associée à ces applications encore émergentes.

Le Litecoin gagne en popularité parce que sa technologie rend les transactions en litecoins plus rapides à réaliser qu’avec des bitcoins.

La société Ripple a vu sa propre cryptomonnaie – nommée XRP – gagner 40% en valeur en trois jours.

  • Ripple pourrait sortir vainqueur d’une lutte contre les autorités financières américaines qui estiment que le XRP est une valeur mobilière, alors que Ripple le présente plutôt comme un outil qui facilite les transactions financières entre différentes devises.
Alain McKenna
En savoir plus En savoir plus