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Conseils pour vos FINANCES

Bourse: y a-t-il des mois où il faut acheter ou vendre chaque année?

Mis à jour il y a 3 h
Fabien Major
par Fabien Major
Bourse: y a-t-il des mois où il faut acheter ou vendre chaque année?

[crédit photo: Anete Lusina / Pexels]

  • C’est vrai, il y a des mois plus propices que d’autres à la hausse du cours des actions en bourse. Mais il ne faut pas voir là une science exacte.
  • Sachez que l’automne est presque toujours la saison la plus profitable pour l’indice phare américain, le S&P 500.

Une récente analyse du groupe de stratégie de BMO Investissements montre que, depuis 1950, l’indice S&P 500 affiche un déclin durant le mois de septembre.

  • Avec un repli de 3,6% cette année, la baisse a été plus prononcée que la moyenne historique de 0,62%.
  • Mais on est resté loin de la chute record des 71 dernières années:  -11% en septembre 2002.

Septembre n’est pas le seul mois à afficher une telle tendance négative.

  • Février est aussi, en moyenne, légèrement dans le rouge.

Quant aux mois les plus robustes, avril et novembre, il rapportent en moyenne un peu plus de 1,5% chacun.

Si vous êtes de ceux qui craignent le mois d’octobre, je vous rassure tout de suite.

Votre perception tient plus de la superstition que des faits.

  • Le rendement moyen en octobre est positif, de 0,62%.
  • 43 années ont été positives et 28, négatives.

Si octobre est un mois redouté par les investisseurs, c’est sans doute en raison du crash de 1987.

  • Cette année-là, la bourse a perdu près de 22% de sa valeur en octobre.

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Les anomalies de calendrier

Dans les années 1980, on a commencé à noter que des anomalies de calendrier pouvaient expliquer certains mouvements des indices boursiers.

L’«effet janvier» est même désormais enseigné en finance comportementale.

  • Le début d’une nouvelle année semble attirer de nouveaux investisseurs dans la première semaine de négociation de janvier.
  • Le phénomène ne s’observe pas uniquement en Amérique, mais sur toutes les places boursières mondiales.

Le Small Firm in January Effect touche davantage, comme son nom l’indique, les titres de petites capitalisations boursières.

L’explication la plus rationnelle réside dans les transactions de fin d’année des grands opérateurs de marchés.

En effet, en décembre, les gestionnaires de fonds de pension et de fonds gérés activement larguent fréquemment les titres légèrement en repli.

Ils le font :

  • à des fins fiscales, pour compenser le gain en capital imposable réalisé dans l’année sur d’autres titres; et
  • pour éviter de trainer des canards boiteux dans la liste de titres détenus qu’ils présenteront à leurs clients en fin d’année.

Si des titres risqués vendus en fin d’année ont tout de même de bonnes perspectives d’appréciation, ils peuvent les racheter discrètement dans les premiers jours de janvier.


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Vous avez des liquidités à investir?

Si vous êtes un peu frileux par rapport au synchronisme du marché, sachez que l’automne est LA saison la plus rentable.

Ceux qui ont une somme importante à investir peuvent très bien le faire par tranches pour entrer graduellement dans le marché.

  • Dans les périodes d’incertitude comme celle que nous vivons, j’aime bien étaler les montants à investir sur 6 à 12 semaines.
  • Ainsi, si le marché boursier a des semaines plus difficiles que d’autres, on achète au rabais.

À retenir:

  • L’évolution de la société, les innovations et la transformation en continu du monde du travail sont des indicateurs bien plus efficaces que le calendrier pour tenter de prévoir les mouvements futurs de la bourse.
  • Acheter des titres de qualité et les conserver à long terme: c’est LA méthode qui a fait ses preuves.

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Inovia convainc le géant américain BlackRock d’investir dans les champions canadiens de la croissance

Mis à jour il y a 13 h
Inovia convainc le géant américain BlackRock d’investir dans les champions canadiens de la croissance

Chris Arsenault, associé et co-fondateur d’Inovia Capital [crédit photo: site web d’Inovia]

  • Inovia, une firme montréalaise de capital de risque qui investit principalement dans des startups technologiques, vient de terminer le financement de son premier fonds «de continuation», Inovia Capital 1, qui s’élève à 334 millions $US.
  • Ce nouveau fonds accueille comme partenaire le géant américain de l’investissement BlackRock. Il permettra à Inovia de continuer à investir dans des entreprises qu’elle a déjà soutenues dans le passé et dont la croissance exige de nouveaux investissements importants.

Les fonds d’investissement en capital de risque ont généralement une durée de vie de 10 à 12 ans.

  • Le gestionnaire d’un fonds doit ensuite revendre les participations qu’il a prises dans des startups pour récupérer des capitaux et les redistribuer aux actionnaires du fonds.
  • Or, le moment où un fonds doit fermer n’est pas forcément le meilleur pour vendre des participations: certaines entreprises dans lesquelles il a investi sont toujours en forte croissance et méritent plutôt des investissements de suivi.

Les champions de la croissance ont besoin de beaucoup de capital. 

  • C’est un problème pour les champions canadiens. 
  • Souvent, faute de trouver suffisamment de capital de croissance au Canada, ils doivent se financer aux États-Unis ou se vendre à de grandes entreprises américaines.

Un fonds de continuation permet à un gestionnaire de fonds de continuer à investir dans ses meilleurs poulains au lieu de devoir les abandonner.

  • Ainsi, Inovia Capital 1 permettra aux investisseurs partenaires d’Inovia de continuer à investir dans les sociétés dans lesquelles d’autres fonds d’Inovia ont investi dans le passé et qui promettent encore une forte croissance.
  • Le nouveau fonds a déjà des participations dans 9 entreprises dont les Montréalaises AlayaCare et TrackTik, et des entreprises d’ailleurs au Canada comme Bench Accounting, Clearco, Snapcommerce, Top Hat et Vidyard.

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Les deux principaux investisseurs du nouveau fonds sont eux-mêmes des grands fonds américains:

  • L’un d’eux est BlackRock, un géant américain de la gestion d’actifs, qui effectue son premier investissement avec Inovia.

L’objectif d’Inovia est de soutenir des startups à forte croissance jusqu’à leur introduction en bourse. 

  • Lightspeed, une entreprise montréalaise dans laquelle Inovia avait investi, a franchi ce stade l’année dernière.

Inovia gère désormais des actifs d’environ 1,9 milliard $US.

  • Une partie importante de cet argent vient des États-Unis;
  • mais c’est une équipe dirigée à partir de Montréal qui décide comment l’employer.
Félix Côté
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Les mineurs canadiens de bitcoins sortent gagnants de la répression en Chine

Publié avant-hier
Les mineurs canadiens de bitcoins sortent gagnants de la répression en Chine

(Source: Unsplash)

  • Depuis que le gouvernement chinois a intensifié sa répression de l’extraction et de l’utilisation de cryptomonnaies, le Canada a vu sa part du minage de bitcoins augmenter en août à près de 10% de la production mondiale, selon des données de l’Université Cambridge, en Angleterre.  
  • En août 2020, le Canada produisait moins de 2% des bitcoins et occupait le 8e rang des producteurs à l’échelle mondiale. Un an plus tard, il se hisse au 4e rang mondial. 

La Chine produisait 67% des bitcoins avant que le gouvernement de Pékin se livre en juillet à une intensive répression à l’égard des cryptomonnaies sur son territoire.

Le Canada a comblé une partie du vide laissé par la Chine. 

Le Canada dispose d’atouts pour produire des cryptomonnaies.

  • L’électricité y est abondante et le climat plus froid nécessite moins d’énergie pour refroidir les ordinateurs nécessaires au minage du bitcoin

Mais cette industrie ne fait pas l’unanimité. 

  • Certaines municipalités du Québec l’interdisent sur leur territoire.

Les États-Unis sont désormais le premier producteur de bitcoins dans le monde, avec un peu plus du tiers de la production mondiale. 

Félix Côté
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La Silicon Valley Bank s’implante au Québec

Publié le 12 oct. 2021
La Silicon Valley Bank s’implante au Québec

[Source: Unsplash]

  • Spécialisée en capital de risque et de développement pour les entreprises innovantes en démarrage, la Banque Silicon Valley (BSV) – un nom francisé pour le Québec – a maintenant pignon sur rue à Montréal. 
  • Elle offre, en français, des services de financement et d’accompagnement aux startups québécoises. 

Montréal est la 3e ville canadienne où la BSV s’établit.

  • Elle est à Toronto depuis 2019 et à Vancouver depuis 2020. 
  • Elle compte déjà plusieurs clients canadiens, dont Shopify, et même quelques clients québécois, dont la firme d’investissement White Star Capital et les sociétés technologiques Accedian et Paper.

La BSV concurrencera ainsi d’autres institutions, comme la Banque de développement du Canada (BDC) et Desjardins Capital, qui offrent déjà du financement et de l’accompagnement aux petites entreprises en développement. 

  • Toutefois, la BSV offre des produits «très nichés et uniquement dans les secteurs d’innovation», a indiqué en entrevue à InfoBref Karl Théard, directeur, services bancaires, technologies, qui dirigera les activités de la BSV au Québec.
  • «En s’implantant à Montréal, explique-t-il, la banque se rapproche d’un bassin de startups québécoises en technologies et en sciences de la vie.»
  • La BSV prévoit aussi de s’intéresser ici aux secteurs de l’énergie et des ressources naturelles.
Félix Côté
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La Caisse de dépôt se risque aux cryptomonnaies

Publié le 12 oct. 2021
La Caisse de dépôt se risque aux cryptomonnaies

(Source: Unsplash)

  • La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) vient de réaliser son premier investissement dans le domaine des cryptomonnaies telles que le bitcoin. 
  • En effet, la CDPQ et le fonds américain WestCap sont les principaux participants d’un investissement de 400 millions $US dans Celsius Network, une plateforme conçue pour prêter ou emprunter des cryptomonnaies.

Celsius permet plus précisément aux détenteurs de cryptomonnaies de:

  • prêter des cryptomonnaies pour en tirer un revenu d’intérêt; et de
  • contracter des prêts en devise ayant cours légal, comme le dollar canadien, en mettant leurs actifs de cryptomonnaie en garantie de ces prêts. 

Ce type de service intéresse les personnes qui ont accumulé un actif important sous forme de cryptomonnaie, parce que les banques traditionnelles ne tiennent pas compte de cet actif lorsqu’elles octroient un prêt.

La technologie de chaîne de blocs, sur laquelle reposent les cryptomonnaies, «présente un potentiel perturbateur pour plusieurs secteurs de l’économie traditionnelle», explique dans un communiqué Alexandre Synnett, premier vice-président et chef des Technologies à la CDPQ.

  • La CDPQ «saisira de bonnes occasions d’investissement» à mesure que l’utilisation des cryptomonnaies progresse, indique-t-il. 

Mais l’industrie de la cryptomonnaie est peu réglementée. 

  • Seule une poignée d’investisseurs institutionnels y ont investi. 
  • La plupart des gouvernements voudraient que cette industrie, qui est fondée sur le principe d’une monnaie décentralisée, soit mieux réglementée. 

Aux États-Unis, Celsius Network a été accusée d’avoir transgressé les lois sur les valeurs mobilières de quatre États.

Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

Publié le 8 oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Testament: les 5 erreurs les plus fréquentes

[crédit photo: Scott Graham | Unsplash]

  • Vous avez des actifs ou des dettes? Alors vous avez intérêt à faire votre testament. Ne serait-ce que pour ne pas léguer des ennuis en héritage.
  • Le testament est un document légal de grande importance. Certaines erreurs peuvent ralentir le règlement d’une succession ou, pire, être à l’origine de conflits entre les héritiers.

Voici les erreurs les plus fréquentes:

1. Se tromper dans ses calculs

Si vous séparez des avoirs en trois à un tiers par personne, vous pouvez arrondir à 33% chacun, mais… il restera 1% de flottant.

De même, si vous séparez des avoirs imposables avec des actifs NON-imposables, il y aura inévitablement des écarts de valeurs nettes après impôt et votre intention d’être équitable ne sera pas respectée.

Si votre patrimoine grandit au fil des ans et que vous acquérez de nouveaux biens importants (chalet, condo dans le sud, participation dans une PME, terrain, etc.), vous feriez mieux de revoir régulièrement votre base de calcul du partage des biens.

2. Nommer des enfants mineurs comme héritiers

Cela laisserait la porte grande ouverte à des ennuis et des complications.

Il y a des principes de base à ne pas négliger comme le fait qu’un enfant qui hérite de plus de 25 000 $ oblige la création d’un conseil de tutelle et d’une administration séparée rigoureuse.

Si vous léguez des REER à un mineur, à moins de circonstances exceptionnelles, il y aura une facture fiscale importante.

Aussi, rien ne dit que votre enfant sera pleinement mature et en mesure de bien gérer des dizaines voire des centaines de milliers $ une fois adulte.

Pensez à la possibilité d’inclure dans votre testament la création d’une fiducie testamentaire. 


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3. Négliger le choix d’un liquidateur testamentaire

Être liquidateur n’est pas une mince tâche.

Alors, sélectionnez-le méticuleusement (et profitez-en pour prévoir un liquidateur remplaçant).

Il faudra bien sûr que cette personne de confiance respecte vos valeurs et soit pleinement consciente de vos volontés.

On ne choisit pas un liquidateur sur la base de son charisme et de son entregent, mais d’abord pour ses qualités d’administrateur, son intégrité et ses compétences.

Selon moi, vous devriez discuter les tâches et responsabilités d’un liquidateur avec les candidats que vous envisagez avant de fixer votre choix.

Attention de ne pas nommer votre comptable ou votre conseiller financier comme liquidateur: cela le placera dans une situation de conflit d’intérêts potentiel.

4. Faire des testaments chacun de son côté

Si vous vivez en couple, vous devriez faire cette démarche à deux.

  • Certes, cela peut soulever des tensions ou raviver des conflits (surtout dans les familles reconstituées).
  • Mais un professionnel d’expérience saura vous faire voir les avantages fiscaux et successoraux de planifier à deux.

Préparer des testaments isolément pourrait engendrer des iniquités flagrantes que vous souhaitez probablement éviter.

Le partage des avoirs entre les enfants d’unions précédentes et ceux de l’union actuelle pose des défis sentimentaux qui ne peuvent se résoudre sans communication. 


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5. Négliger les avantages des produits d’assurance-vie

Lorsqu’il y a désignation de bénéficiaires dans des contrats de fonds distincts (des fonds de placement distribués par les compagnies d’assurances) et des polices d’assurance en cas de décès, le capital versé sera considéré HORS de la succession.

Ce capital pourra servir de complément successoral.  

Par exemple, vous pouvez souscrire à un CELI qui sera investi dans un produit d’assurance avec comme bénéficiaire, un neveu ou une consœur de travail qui vous est chère.

Une police d’assurance peut également couvrir les dettes hypothécaires, les dettes fiscales et celles dues aux cartes de crédit sans que cela affecte la valeur de vos autres biens.

Le règlement au décès des produits d’assurance est généralement très rapide et versé en quelques semaines.

  • Cela peut offrir une liquidité salutaire pour nos proches en situation de dépendance financière.

Autre point non négligeable: ces produits sont quasiment tous exonérés d’impôts au décès.

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Pandora Papers: Québec se dit «déterminé» à lutter contre l’évasion fiscale

Publié le 4 oct. 2021
Pandora Papers: Québec se dit «déterminé» à lutter contre l’évasion fiscale

Eric Girard et François Legault (Source: Twitter / Émilie Nadeau)

  • Les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sont «troublantes et inacceptables», affirme le ministre des Finances Eric Girard. 
  • Le gouvernement Legault promet de nouvelles mesures dans le prochain budget et souligne l’efficacité du groupe d’intervention spécialisé en planifications fiscales internationales de Revenu Québec, qui a récupéré 2 milliards $ au cours des 5 dernières années. 

Selon Eric Girard, les révélations des Pandora Papers [notre article d’hier matin] démontrent une fois de plus que la lutte contre l’évasion fiscale doit se poursuivre et être menée à l’échelle internationale. 

Québec est «déterminé» à travailler, «en collaboration avec le gouvernement fédéral et les organisations internationales», pour que «chacun paie sa juste part en s’acquittant de ses obligations fiscales». 

En juin, Québec a adopté une loi sur la transparence des entreprises.

  • Cette loi comprend des mesures pour lutter contre les paradis fiscaux, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et la corruption. 

De nouvelles mesures à venir: 

  • Selon le ministre, d’autres mesures seront inscrites dans le prochain budget.
  • Elles permettront de modifier l’application des pénalités qui visent «les promoteurs de planifications fiscales agressives» pour les responsabiliser davantage. 

Revenu Québec étudie «avec attention» les révélations des Pandora Papers. 

  • «Si cette analyse démontre que des Québécois n’ont pas respecté leurs obligations fiscales, Revenu Québec agira avec diligence.» 
Johanna Sabys
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Les Pandora Papers exposent l’évasion fiscale de plusieurs centaines de personnalités

Publié le 3 oct. 2021
Les Pandora Papers exposent l’évasion fiscale de plusieurs centaines de personnalités

(Source: Gerd Altmann / Pixabay)

  • Une grande enquête a identifié 35 chefs d’État, 336 politiciens et personnalités – dont le pilote Jacques Villeneuve – qui auraient dissimulé des avoirs dans des sociétés étrangères offrant une fiscalité avantageuse.
  • Ces révélations proviennent d’une enquête publiée hier par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont font partie Radio-Canada et le Toronto Star. Elles se basent sur 12 millions de documents confidentiels. 

L’enquête baptisée Pandora Papers a été menée par plus de 600 journalistes à travers une centaine de pays. 

  • Elle est fondée sur près de 12 millions de documents confidentiels qui proviennent de 14 sociétés de services financiers. 

D’après ces documents

  • Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et ancien ministre français, a fait transiter des millions de dollars d’honoraires par une société marocaine.
  • L’ancien premier ministre britannique Tony Blair est passé par une société étrangère pour acheter une propriété à Londres. 
  • Le premier ministre tchèque Andrej Babis a placé 22 millions $US dans des sociétés pour acheter un château dans le sud de la France.
  • Le roi Abdallah II de Jordanie a lui créé une trentaine de sociétés pour acheter 14 maisons de luxe aux États-Unis et au Royaume-Uni. 

Parmi les personnalités citées et qui auraient également utilisé des stratagèmes d’évasion fiscale, on trouve aussi le pilote automobile canadien Jacques Villeneuve, la chanteuse colombienne Shakira et le mannequin allemand Claudia Schiffer. 

À l’origine de ces révélations, un groupe international de journalistes d’investigation: 

  • En 2016, l’ICIJ s’est fait connaître en publiant les «Panama Papers», une enquête basée sur des documents provenant d’avocats panaméens dans lesquels étaient cités le premier ministre britannique David Cameron et le joueur de soccer Lionel Messi.
  • En 2017, l’ICIJ a ensuite publié les «Paradise Papers», qui dévoilaient notamment les manœuvres fiscales du prince Charles et du pilote de Formule 1 britannique Lewis Hamilton.
Johanna Sabys
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Conseils pour vos FINANCES

Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

Publié le 1er oct. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Pourquoi les robots conseillers n’ont pas tenu leurs promesses

[crédit photo: Alex Knight | Unsplash]

  • Il y a 10 ans, on prévoyait de beaux jours pour les robots-conseillers qui offraient une nouvelle façon, entièrement numérique et automatisée, de gérer ses placements.
  • On trouve aujourd’hui une quinzaine de robots-conseillers au Canada. Il y a quelques succès d’estime, mais à peu près aucun profit. Voici pourquoi ces produits sont et resteront probablement une niche dans l’offre des services financiers.

En 2014, la famille Nicola de Vancouver lançait le premier robot-conseiller au Canada: Wealthbar.

Il a été suivi de près, la même année par Nest Wealth et par Wealthsimple, qui était largement inspiré de Betterment aux États-Unis.

Ces lancements ont fait beaucoup parler.

Mais les résultats qu’ils ont produits restent modestes.

Tous ont dû se refinancer, trouver des associés, et diversifier leur offre de produits et services pour survivre.

  • Wealthsimple a été vendu à Power Corp., a ouvert une division de courtage en ligne et offre maintenant des comptes d’épargne.
  • WealthBar a été vendu à la Financière CI et sert de complément à ses activités de conseils.
  • Nest Wealth a reçu l’appui de la Banque Nationale et sa plateforme offre désormais des services institutionnels, des produits pour les plus petits clients des conseillers, et des régimes collectifs.

Même constat aux États-Unis.

  • Betterment a ajouté des services de planification financière et de fiscalité, et tente par tous les moyens d’intéresser les clients ayant plus de 100 000 $ à investir.

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Longs à rentabiliser pour leurs créateurs

Aux États-Unis, le compte client moyen administré par un robot conseiller est d’à peine 12 000 $US.

Julien Brault, fondateur de l’application d’éducation financière québécoise Hardbacon, croit que le montant est similaire au Canada.

À 0,2% de marge brute en moyenne par client, ça laisse 2 $ de marge brute par mois.

Or, Randy Cass, fondateur de Nest Wealth, a mentionné l’an passé au Globe and Mail que le coût d’acquisition d’un client pour les robots-conseillers peut atteindre 1000 $.

À ce niveau, il faudrait plus de 40 ans pour récupérer en marge brute cet investissement!

Et cela ne tient même pas compte des coûts pour les salaires, l’infrastructure et la conformité.

La profitabilité arriverait sans doute plus vite en fabriquant des robots culinaires ou aspirateurs de type Roomba…


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Pourquoi peinent-ils à attirer de plus gros comptes?

La réponse tient certainement dans le synchronisme avec le cycle économique, les tendances démographiques, et le marketing déployé depuis leur lancement.

Au Canada, tous les promoteurs de robot-conseiller ont adopté la même stratégie:

  • viser les clients millénariaux
  • vanter le bas niveau des frais de gestion; et
  • dire que les conseils d’experts financiers en chair et en os sont inutiles.

Il s’avère que c’étaient là 3 mauvaises idées.

«La clientèle visée ne fouille pas vraiment dans les frais ET elle ne veut rien savoir de la finance», affirme Julien Brault.

On aurait, selon lui, largement surestimé le taux d’épargne des millénariaux. «Et s’ils ont moindrement d’intérêt pour la finance, ils vont s’ouvrir un compte de courtage et s’acheter des FNB.»

En effet, on trouve maintenant des dizaines de FNB de répartition d’actifs, qui comprennent des proportions variables d’actions et d’obligations diversifiées et qui font le même boulot que les robots, à moindres frais.

Quant à la prétention selon laquelle le conseil en chair et en os allait s’évaporer dans le temps de le dire, on avait oublié un élément crucial: le rouleau compresseur démographique.


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Les transferts de capitaux intergénérationnels d’importance et les défis fiscaux qu’ils impliquent nécessitent le jugement humain, l’expertise et la personnalisation des solutions que seuls peuvent offrir des conseillers financiers et fiscaux d’expérience.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, en 2021, jamais les planificateurs n’ont été aussi occupés. Ce tableau en témoigne:

Actifs sous gestion des investisseurs individuels au Canada, par formule de gestion ou catégorie de produits

Formule de gestion ou catégorie de produitsmilliards $
Marché de détail canadien de l’investissement (cabinets, conseillers, …)4 450
Firmes de courtage avec conseils*1 581
Firmes de courtage en ligne*663
Fonds communs de placement1 701
Fonds négociés en bourse326
Robots conseillers9
Les données les plus récentes ont été compilées en septembre 2021 à partir de diverses sources dont Investor Economics, l’Association canadienne du commerce de valeurs mobilières du Canada et l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).
* Les montants attribués à ces firmes peuvent comprendre une partie des actifs aussi attribués plus bas de façon distincte aux FCP et aux FNB.

Dans le secteur du conseil financier aussi, le manque de main-d’œuvre est criant.

Tellement, que les grands cabinets tentent de s’alléger en poussant les petits clients vers les «fonds de fonds» en FNB et vers… les robots-conseillers.

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Lightspeed fond de 4 milliards $ en bourse à cause d’un vendeur à découvert

Publié le 30 sept. 2021
Lightspeed fond de 4 milliards $ en bourse à cause d’un vendeur à découvert

(Source: Lightspeed)

  • Lightspeed, une entreprise montréalaise qui commercialise des logiciels de point de vente, allait bien en bourse depuis un an, puisque la valeur de son action avait plus que triplé. 
  • Mais depuis mardi 28 septembre, le titre a plongé dans la direction opposée. Lundi soir, il avait perdu plus de 20% de sa valeur, l’équivalent de plus de 4 milliards $, après qu’un vendeur à découvert a émis des doutes sur le modèle d’affaires de l’entreprise. 

La vente à découvert permet à un investisseur de réaliser un profit en pariant sur la baisse du prix d’une action si cette baisse se produit effectivement. 

Dans un rapport de 125 pages, le vendeur à découvert américain Spruce Point Capital Management accuse Lightspeed d’avoir:

  • exagéré le nombre de ses clients potentiels; et 
  • caché le déclin de ses marges de profit. 

La valeur du titre boursier de Lighspeed est trop élevée, selon Ben Axler, fondateur de Spruce Point. Il soutient:

  • que le titre de Lighspeed (TSX: LSPD) se négociait à 23 fois les prévisions de ventes des analystes, ce qui serait «astronomique»; et
  • que le cours de l’action de Lightspeed pourrait perdre de 60 à 80% de sa valeur.

Lightspeed a répliqué en affirmant que le rapport contenait de nombreuses inexactitudes destinées à profiter à Spruce Point.

  • La firme montréalaise dit qu’elle a confiance en ses rapports financiers et en sa stratégie d’affaires. 
  • Au dernier trimestre, Lightspeed a déclaré des revenus en hausse de 220% par rapport à l’an dernier. 

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) détient 24 millions d’actions de Lightspeed, soit l’équivalent de 17% des titres en circulation. 

  • L’institution n’a pas commenté le rapport de Spruce Point. 

Lightspeed n’est pas la première cible de Spruce Point. 

  • La firme de vente à découvert s’était déjà attaquée à des entreprises canadiennes telles que Dollarama, en 2018, et Canadian Tire, en 2019.
  • Spruce Point avait utilisé le même stratagème qu’avec Lightspeed, ce qui avait provoqué une correction des titres boursiers visés.
  • Les titres avaient toutefois regagné le terrain perdu dans les mois qui avaient suivi.
Félix Côté
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Les indicateurs pointent vers une correction des prix en immobilier, selon la SCHL

Publié le 29 sept. 2021
Les indicateurs pointent vers une correction des prix en immobilier, selon la SCHL

(Source: Unsplash)

  • Dans son dernier rapport sur l’évaluation du marché de l’habitation au Canada, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) indique que plusieurs marchés immobiliers, dont celui de Montréal, sont vulnérables à une correction des prix. 
  • La SCHL explique sa mise en garde par le fait que la hausse des prix de l’immobilier s’est accélérée dans les 6 premiers mois de l’année (+25% à Montréal) et que ces prix augmentent beaucoup plus rapidement que d’autres facteurs fondamentaux, comme le revenu des ménages. Le marché de Québec, lui, n’est toujours pas considéré comme vulnérable à une correction des prix.