Finances

Un groupe de spéculateurs sur le forum Reddit a provoqué la flambée boursière de titres d’entreprises comme BlackBerry et GameStop

Mis à jour il y a 4 h
Un groupe de spéculateurs sur le forum Reddit a provoqué la flambée boursière de titres d’entreprises comme BlackBerry et GameStop

(Source: Reddit)

  • Un fil de discussion appelé WallStreetBets, sur le forum en ligne Reddit, serait responsable de la hausse inexpliquée ces derniers jours de la valeur de certains titres boursiers comme ceux de BlackBerry, de Nokia et du détaillant américain GameStop.
  • Des spéculateurs auraient utilisé ce forum pour inciter des gens à acheter des actions d’une douzaine de titres boudés par les investisseurs traditionnels.

L’effet de ce mouvement est étonnant.

Le titre de la société BlackBerry (TSX: BB), de Waterloo, a plus que doublé de valeur depuis le début de l’année. 

  • La direction de BlackBerry a publié un communiqué lundi indiquant qu’elle ignorait la raison de la hausse de son action.

Le titre du détaillant américain de jeux GameStop (NYSE: GME) a triplé de valeur en trois semaines.

  • Pourtant, GameStop, en déclin depuis longtemps, n’a rien pour attirer les investisseurs: elle ne prévoit pas être rentable avant 2023, au plus tôt. 

Au total, une douzaine de titres ciblés par les spéculateurs ont gagné plus de 30% de valeur ces dernières semaines.

Sur Reddit, des internautes recommandent d’acheter ces titres car ils veulent décourager les vendeurs à découvert de les utiliser pour gagner de l’argent.

Les vendeurs à découvert parient sur la baisse prochaine d’un titre. Ils empochent un profit si, effectivement, le titre baisse par la suite.

  • Parfois, leur influence est si grande que la capitalisation boursière d’une entreprise vaut moins que son actif réel.
  • Par exemple, avant l’embellie des derniers mois, GameStop valait environ 400 millions $US en bourse, même si elle possédait des liquidités supérieures à 500 millions $US. 

WallStreetBets veut faire contrepoids aux vendeurs à découvert en provoquant l’achat massif d’actions des entreprises qu’ils ont ciblées.

  • Dans ce fil de discussion, les internautes sont invités à acheter des actions et à exiger qu’elles ne puissent pas servir dans une situation de vente à découvert.
  • Si suffisamment de gens achètent des actions d’une même société, ces entreprises gagnent en valeur et deviennent beaucoup moins attrayantes pour les vendeurs à découvert.

Ces manipulations causent une forte volatilité pour plusieurs titres, dans un contexte où certains experts s’inquiètent de ce qui pourrait être une «bulle» boursière.

Alain McKenna
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Vos FINANCES

Devez-vous succomber à la Bitcoin mania?

Publié le 22 janv. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Devez-vous succomber à la Bitcoin mania?

(Image Unsplash)

  • En 2020, la valeur du bitcoin a quadruplé. Il a atteint un sommet de 41 958 $US le 8 janvier, avant de perdre plus de 25% par rapport à ce sommet en date du 21 janvier.
  • En plus d’exciter la frénésie de certains investisseurs audacieux, la forte hausse  de l’an dernier a aussi poussé de grandes institutions beaucoup plus conservatrices à acheter des bitcoins. À quel point devriez-vous vous intéresser à cet actif numérique?

Ce n’est pas parce qu’un titre atteint des records que vous en avez besoin.

  • Comme dans toutes les catégories de placement, l’investisseur doit bien connaître l’objet de convoitise avant de s’y aventurer.
  • Et durant cette phase d’exploration, les questions devraient porter principalement sur le risque.

Le risque technologique lié au bitcoin ne concerne pas le produit en lui-même.

Selon Martin Lalonde, fondateur de Rivemont Crypto, le premier fonds de crypto offert aux Canadiens, la sécurité de la technologie qui constitue la base des actifs numériques de type bitcoin a toujours répondu à ses promesses.

«Depuis la création du bitcoin en 2009, dit-il, jamais la chaîne de blocs n’a été compromise. Toutes les fraudes, intrusions ou vols ont plutôt impliqué des plateformes ou des individus.»

Steve Waterhouse, enseignant à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke et ancien officier de sécurité informatique au ministère de la Défense, juge aussi la chaîne de blocs très sécuritaire.

Ce sont plutôt la négociation et l’entreposage des cryptoactifs qui sont les maillons faibles.

Plusieurs grandes entreprises financières se sont décidées à sauter dans la mêlée.

Les professionnels de la finance apprécient la mobilité des actifs numériques tels que le bitcoin. Pour les échanges internationaux, plutôt que de déplacer des conteneurs remplis de billets de banque ou de faire à grands frais des virements électroniques entre devises, les opérateurs de marché peuvent utiliser le bitcoin comme moyen de transport d’actifs sécurisé.

Rick Reiner, chef des investissements de BlackRock, la plus grande institution financière au monde, a récemment expliqué à la chaîne de télévision CNBC que le bitcoin pourrait remplacer l’or comme objet de diversification ou de refuge à l’inflation.

La liste des grandes financières qui ajoutent les cryptos dans leur catalogue de produits ne cesse de s’allonger. Parmi celles-ci figurent Fidelity, BBVA, Goldman Sachs, PayPal, et JP Morgan Chase.

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L’opinion de JP Morgan Chase a fait un virage à 180 degrés.

  • En 2017, son chef de la direction Jamie Dimon qualifiait le bitcoin et autres cryptomonnaies de vastes fraudes.
  • Maintenant, l’équipe «mondiale quantitative et de dérivés» de la banque juge que le potentiel de hausse à long terme est fabuleux. Elle voit la valeur du bitcoin se multiplier par 5 et atteindre 146 000 $US l’unité.

Mais il y aura pas mal de volatilité avant d’en arriver là.  

La Deutsche Bank a récemment fait un sondage auprès de ses clients investisseurs et institutionnels. Elle leur a demandé si l’élan spectaculaire de 2020 de certains titres peut se poursuivre en 2021 et s’il y a une bulle spéculative dans le marché.

Environ 89% des répondants pensent que les marchés sont confrontés à des bulles, et deux se démarquent: les actions technologiques américaines et le bitcoin.

  • Ce dernier se rapproche même du territoire de la «bulle extrême».
  • Les répondants anticipaient une correction de l’ordre de -50%.

On comprend facilement que ce type d’actifs n’est pas recommandé à tous. Seuls les investisseurs audacieux devraient s’y mouiller. Un maximum de 5% de l’actif total me semble être acceptable.

Mes conseils

  • Si le processus d’achat et de détention directe des bitcoins vous embête, vous pouvez très bien y être exposé indirectement par le biais d’actions d’entreprises liées au secteur ou à partir de fonds technologiques ou de FNB de bitcoins.
  • Voici quelques produits qui investissent dans le Bitcoin : Fonds Rivemont Crypto, Grayscale Bitcoin Trust, Fonds de Bitcoins Galaxy de CI, Fiducie Bitcoin Ninepoint et Fonds de cryptoactifs mondial 3iQ. 
  • L’Agence du revenu du Canada a à l’œil toutes les sociétés qui permettent d’acheter et de vendre les cryptomonnaies. Les profits que vous faites sur toutes les transactions doivent être déclarés comme du gain en capital.

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Un nouveau fonds d’investissement spécialisé dans les entreprises en difficulté et l’investissement «activiste» voit le jour à Montréal

Publié le 21 janv. 2021
  • Converium Capital est en train de créer un fonds d’investissement qui devrait être doté de 500 millions $US. Il sera établi à Montréal et ciblera des entreprises canadiennes en situation financière difficile ou en redressement.
  • Le fonds est dirigé par Aaron Stern, un gestionnaire d’origine montréalaise qui a auparavant travaillé pour la firme new-yorkaise Fir Tree Capital Management. Il compte aussi agir à l’occasion comme investisseur «activiste» en questionnant la direction des entreprises où il investit. 

Les investisseurs nord-américains semblent rassurés que Joe Biden arrive officiellement au pouvoir à la Maison-Blanche

Publié le 20 janv. 2021
  • Le Dow Jones, l’indice le plus connu de la bourse de New York, a été en hausse toute la journée, mais c’est surtout l’indice technologique Nasdaq qui a profité du contexte: il est en hausse d’environ 2% depuis ce matin.
  • La bourse de Toronto était aussi en hausse mercredi, et ce en dépit l’abandon de la construction du pipeline Keystone XL par TC Énergie, dont le titre a d’ailleurs perdu plus de 1% aujourd’hui.

Vos FINANCES

Flairer les conflits d’intérêts dans la vente de produits financiers

Publié le 15 janv. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Flairer les conflits d’intérêts dans la vente de produits financiers

(Photo Unsplash)

  • Après la fuite massive de données personnelles de ses membres en 2019, on apprend que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a dû sermonner une fois de plus le Mouvement Desjardins.
  • Le gendarme de la finance du Québec a infligé à Desjardins Cabinet de services financiers une amende d’un million de dollars pour avoir placé ses conseillers en situation de conflits d’intérêts.

Bien que l’amende et les grands titres des journaux sur l’affaire frappent l’imaginaire, il s’agit d’un fait connu et assez répandu dans l’industrie. Une vérité de La Palice.

Dans les grandes institutions financières, il est fréquent qu’on incite les vendeurs à offrir en priorité, les produits financiers «maison».

  • Ici, l’AMF a révélé que Desjardins offrait aux employés une structure de bonification inégale selon les fournisseurs des produits qu’ils vendaient.
  • Si le vendeur vendait des produits Desjardins, il pouvait compter ses points bonis jusqu’à 150% du volume de vente contre 60% pour des produits externes.

Cet écart d’incitatif monétaire place les employés en conflits d’intérêts. C’est contraire à l’esprit du Règlement 81-105 de la Loi encadrant les services financiers, qui exige qu’un professionnel doive favoriser le meilleur intérêt des clients.

Il y a quelques années, j’en ai discuté avec G.P., un jeune conseiller en Mauricie. Depuis ses débuts, ce planificateur assemblait les portefeuilles de clients en sélectionnant minutieusement des fonds en fonction de critères exhaustifs. G.P. avait beaucoup de succès et touchait de généreux bonis.

Mais, ses portefeuilles ne plaisaient pas à la direction: ils ne contenaient aucun fonds Desjardins.

«Par éthique professionnelle, je ne pouvais pas les choisir. Dans presque toutes les catégories, mes logiciels démontraient que je pouvais trouver mieux auprès d’autres fournisseurs. Je pouvais le faire et je le faisais. Mais cela m’a pénalisé.»

En 2013, avec ses excellents chiffres de ventes et des clients très satisfaits de ses conseils, G.P. s’attendait à recevoir près de 20 000 $ en bonis.

Il reçut plutôt un blâme et zéro dollar. La maison avait modifié sa politique et éliminé tout boni pour les conseillers dont les clients avaient une proportion trop importante de leurs placements dans des produits autres que ceux fournis par l’institution.  

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Le coût d’un mauvais conseil

Si un conseiller vendeur d’une institution favorise son intérêt financier avant le vôtre, qu’est-ce que ça change?

Ça peut coûter très cher en perte d’opportunité. Parfois des milliers de dollars.

  • Si, par exemple, en 2015, un employé de Desjardins avait dirigé votre REER de 100 000 $ dans le Portefeuille SociéTerre croissance maximum au lieu d’un des meilleurs produits ESG du marché, soit le fonds AGF Croissance Durable, vous ne seriez pas de bonne humeur.
  • En janvier 2021, votre placement aurait une valeur de 276 884 $, comparativement à 340 821 $ si vous aviez acheté le produit d’AGF. Une différence de 63 000 $.

La sanction infligée par l’AMF pourrait bien occasionner un effet domino dans l’industrie et provoquer en justice des actions collectives.

À retenir

  • Avant de souscrire un produit de placement, demandez à la personne qui vous le propose de vous expliquer de quelle façon elle est rémunérée.
  • Demandez-lui si elle doit atteindre des cibles de ventes ou si elle a l’obligation de vous vendre des produits précis.
  • Demandez-lui de vous fournir des données écrites récentes sur les produits comparables et d’expliquer en quoi sa proposition favorise vos intérêts.

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Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Publié le 13 janv. 2021
Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Virgin Galactic

  • Pas moins de 165 premiers appels publics à l’épargne (PAPE) sont survenus en bourse en 2020, pour une récolte de capitaux de 62 milliards $US – un niveau qui n’a pas été vu depuis la bulle techno du début des années 2000.
  • C’est toutefois moins que les 248 entrées en bourse réalisées l’an dernier par l’entremise de sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS) – un nombre de transactions historique qui a permis à des sociétés privées de récolter 75 milliards $US sans avoir à passer par toutes les étapes d’un PAPE conventionnel.

Qu’est-ce que les SAVS (ou SPAC)? 

Les sociétés d’acquisition à vocation spécifique, appelées en anglais SPAC (pour Special Purpose Acquisition Company), sont des sociétés déjà présentes en bourse et dotées d’un capital d’investissement assez important.

  • Elles sont à la recherche d’une société privée en croissance rapide pour l’acquérir en lui cédant le contrôle de la nouvelle entité ainsi créée.
  • Des sociétés comme Virgin Galactic et DraftKings sont entrées à la bourse de New York en recourant à cette méthode. Lion Électrique, de Saint-Jérôme, se prépare à faire de même.

Pourquoi les SAVS sont-elles si populaires?

Il y a eu quatre fois plus de transactions impliquant une SAVS en 2020 qu’en 2019. 

  • Les entrepreneurs apprécient cette façon d’accéder à la bourse, car elle réduit les délais et les exigences légales pour y arriver.
  • Elle coûte aussi moins cher en frais de consultation auprès des institutions bancaires à qui on confie généralement la gestion d’un PAPE.

Quels sont les risques liés aux SAVS?

Les entreprises qui s’inscrivent en bourse via une SAVS se voient attribuer une valeur qui ne correspond pas à leur niveau de revenus ou à leur rentabilité à court terme.

  • Cela signifie que la valeur de leur action risque de croître peu rapidement, ou pas du tout, à court et moyen terme.
  • Les investisseurs ont également moins d’information sur ces sociétés: leur modèle d’affaires n’a pas été vérifié avec la même rigueur que lors d’un premier appel à l’épargne.
Alain McKenna
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Les entrées en bourse réalisées via des sociétés d’acquisition à vocation spécifique ont atteint un niveau record en 2020

Virgin Galactic

Conseils FINANCES PERSO

Devenez riche grâce au CELI

Publié le 8 janv. 2021
Fabien Major
par Fabien Major
Devenez riche grâce au CELI

(Photo Jude Beck/Unsplash)

  • Chaque mois de janvier amène une nouvelle occasion de contribuer au Compte d’épargne libre d’impôt.
  •  Souvent mal compris ou négligé, il offre pourtant aux investisseurs un outil unique pour s’enrichir à long terme.

Combien peut-on contribuer au CELI?

Encore une fois cette année, la contribution maximale au compte d’épargne libre d’impôt est de 6000 $.

  • C’est la contribution maximale si votre CELI était déjà «plein».
  • Si, au contraire, vous n’y avez jamais contribué depuis sa création en 2009, vous avez le droit d’y déposer jusqu’à 75 500 $.
  • Le CELI est réservé aux adultes. Pour pouvoir y contribuer tous les ans depuis sa création, vous deviez avoir au moins 18 ans en 2009.

Alors que le plafond de cotisation au REER dépend de votre revenu, le plafond de cotisation au CELI est établi chaque année par une directive du ministre des Finances.

Voici les plafonds des années passées:

  • 2009, 2010, 2011 et 2012: 5 000 $ par année
  • 2013 et 2014: 5 500 $par année
  • 2015: 10 000 $
  • 2016, 2017 et 2018: 5 500 $ par année
  • 2019 et 2020: 6 000 $ par année

Quel est l’avantage du CELI?

Le CELI offre un avantage formidable: obtenir un rendement sur vos investissements sans jamais payer aucun impôt sur ce rendement.

C’est unique.

  • Vous ne trouverez cet avantage imbattable dans aucun autre régime d’épargne: ni le REER, ni le CRI, ni le FERR, ni le FRV.
  • Ce n’est pas non plus le cas du REEE. Contrairement à la croyance populaire, les retraits du REEE sont imposables – dans les mains du bénéficiaire: l’enfant qui étudie. (S’il a peu ou pas d’autres revenus, il ne paiera cependant pas d’impôts, ou très peu.)

Dans un CELI, les gains ne sont jamais imposables. Cela vaut autant pour une personne bien nantie que pour quelqu’un ayant un patrimoine très modeste.

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Pourquoi et comment utiliser le CELI?

Les gains qui proviennent des investissements dans un CELI ne s’ajoutent pas au revenu personnel imposable. Ce type de compte est donc particulièrement intéressant pour conserver le plus longtemps possible la totalité de ses pensions gouvernementales ou pour accéder au Supplément de revenu garanti.

Pour répartir judicieusement ses placements entre différents comptes de placements (REER, REEE, compte au comptant, régime de retraite…), il est recommandé de placer dans un CELI ses investissements les plus «dynamiques» ou générateurs de croissance. Par exemple:

  • les actions de petites et moyennes capitalisations;
  • les actions d’entreprises nouvellement introduites en bourse;
  • les titres technologiques;
  • les actions de marchés émergents.

Si la valeur des titres dans votre CELI bondit et crée un profit important au fil du temps, ce profit sera entièrement libre d’impôt.

Prenez le cas (fictif) de Simon, un fan fini de la marque Tesla. Dès l’introduction du titre TSLA au Nasdaq en 2010, Simon a dirigé toutes ses cotisations annuelles permises au CELI vers l’achat de ce titre très spéculatif.

Stratégiquement, il a concentré dans son CELI la portion de son patrimoine qui était la plus risquée, mais aussi la plus prometteuse.

Avec un investissement total sur dix ans de 65 000 $, savez-vous quel gain en capital Simon a généré? 4,7 millions $. Non imposables.

Voilà pourquoi le CELI est mon compte chouchou. Attention cependant, ne cotisez pas plus à votre CELI que le plafond auquel vous avez droit: vous devriez payer des pénalités de 1% par mois.

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Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?

Publié le 5 janv. 2021
Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?
  • Au moment d’aider les banques canadiennes au pire de la crise de Covid-19, en mars dernier, le fédéral leur a imposé une condition: défense de hausser le dividende ou de racheter leurs propres actions, ce qui aurait été considéré comme une façon de remettre l’aide publique aux actionnaires.
  • Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence d’Ottawa ne sont pas soumises aux mêmes conditions. Avec cet argent, elles pourraient payer des dividendes et même des bonis à leurs dirigeants.

«Les entreprises qui ont besoin de l’aide du gouvernement pour être rentables ne devraient pas récompenser leurs dirigeants et leurs actionnaires», dit David Macdonald, économiste au Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), un institut généralement considéré comme de gauche.

  • Normalement, la taille des bonis et des dividendes dépend de la bonne santé financière de l’entreprise et récompense une bonne performance, rappelle-t-il.
  • Or, malgré une économie au ralenti, le tiers des entreprises canadiennes de 20 employés ou plus ont remis en 2020 des bonis de fin d’année plus généreux que ceux remis l’année précédente.

Le CCPA critique le comportement du gouvernement fédéral parce qu’il octroie l’aide d’urgence sans égard au fait que les entreprises accordent des bonis, haussent leur dividende ou rachètent leurs actions.

Ailleurs dans le monde, des gouvernements ont imposé des conditions à l’aide salariale liée à la Covid-19.

  • Par exemple, l’Espagne et les Pays-Bas interdisent le versement d’un boni ou d’un dividende et même une hausse du salaire des patrons aux entreprises qui perçoivent une aide salariale gouvernementale.
Alain McKenna
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Les entreprises qui reçoivent l’aide salariale d’urgence du gouvernement devraient-elles donner des bonis à leurs dirigeants?

Les producteurs de cannabis semblent sous-évalués par rapport aux entreprises d’autres secteurs plus matures

Publié le 5 janv. 2021
  • La valeur des producteurs nord-américains de cannabis devrait être 20 fois plus élevée que ce qu’elle est présentement, si on compare le potentiel de croissance du secteur à celui d’autres secteurs de consommation plus conventionnels, soutient la firme d’investissement américaine Stifel JMP.
  • Une note qu’elle a publiée lundi semble avoir convaincu les investisseurs: les titres boursiers des principaux producteurs de cannabis canadiens ont gagné plus de 10% depuis le début de la semaine.

Le gestionnaire de fonds torontois Brookfield veut racheter en totalité une de ses filiales immobilières

Publié le 4 janv. 2021
Le gestionnaire de fonds torontois Brookfield veut racheter en totalité une de ses filiales immobilières

Le First Canadian Place de Toronto (à droite), une des propriétés de Brookfield Property Partners.

  • Le fonds torontois offre 6 milliards $ pour racheter les 40% de sa division immobilière Brookfield Property Partners qu’il ne possède pas.
  • La direction de Brookfield (TSX: BAM.A) estime que le titre de Brookfield Property Partners (TSX: BPY.UN) se négocie à un prix qui sous-estime la valeur réelle des immeubles qu’il possède partout dans le monde, surtout depuis la chute boursière de mars dernier.

Fiera Capital vend deux filiales américaines

Publié le 4 janv. 2021
Fiera Capital vend deux filiales américaines

(Photo Fiera Capital)

  • La vente de Bel Air Investment Advisors et de Wilkinson Global Asset Management, dans le cadre de deux transactions distinctes, rapportera 81 millions $ à Fiera Capital, une somme qui ira au remboursement de sa dette.
  • Fiera Capital, un gestionnaire de placements basé à Montréal et qui gère des actifs qui valaient 177 milliards $ à la fin septembre, poursuit ainsi une restructuration qui a commencé l’an dernier.
Fiera Capital vend deux filiales américaines

(Photo Fiera Capital)

La valeur du bitcoin a dépassé 40 000 $ pour la première fois

Publié le 3 janv. 2021
  • Le bitcoin vient d’atteindre un record de 34 000 $US, soit plus de 40 000 $. La valeur de la cryptomonnaie la plus populaire a augmenté de plus de 300% en 2020.
  • Fin octobre, le lancement d’un service d’achat, vente et paiement en cryptomonnaie par le géant des paiements en ligne PayPal a entrainé une forte hausse. Par ailleurs, les fonds d’investissement et les grandes banques s’intéressent de plus en plus à la cryptomonnaie.