Finances

Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $

Mis à jour il y a 9 h
Shakepay, vedette québécoise des cryptomonnaies, reçoit 44 millions $
  • L’entreprise montréalaise de cryptomonnaies Shakepay a reçu un financement de 44 millions $. C’est un montant important, étant donné que l’entreprise n’avait reçu auparavant que 1 million $ en financement de capital de risque. 
  • Ce nouveau financement donne à la startup une valeur de 313 millions $. Il devrait accélérer la croissance d’un service d’achat-vente de bitcoins qui, selon l’entreprise, a déjà séduit près d’un million de Canadiens.

L’argent de la ronde de financement vient d’un fonds de capital de risque américain QED Investors, spécialisé dans les technologies financières, ainsi que du fonds américain Boost VC et du fonds montréalais BoxOne Ventures, et de plusieurs autres fonds et investisseurs individuels issus du monde des technologies

Un magasin d’échange de cryptomonnaies

Shakepay permet d’acheter et de vendre des bitcoins et des ethers (des jetons d’ethereum), mais ce n’est pas exactement une plateforme d’échange de cryptomonnaies.

  • Ces plateformes agissent comme des intermédiaires de transaction entre des acheteurs et des vendeurs, à la manière des services de courtage d’actions.
  • Shakepay agit davantage comme un magasin d’échange: il achète des cryptomonnaies de certains usagers et les revend un peu plus cher à d’autres usagers.

L’application vise le marché canadien. L’entreprise dit qu’elle a déjà servi 900 000 usagers.

Patrick Pierra
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Les prix des unifamiliales ont augmenté l’an dernier entre 10 et 24%

Publié hier
Les prix des unifamiliales ont augmenté l’an dernier entre 10 et 24%
  • L’Indice de Prix de maison Teranet – Banque Nationale suit l’évolution du prix des maisons unifamiliales qui ont changé de propriétaires plusieurs fois. Au niveau national, il a enregistré une croissance record de 15,5% l’an dernier.
  • Montréal a connu une hausse des prix très proche de la moyenne nationale. Mais la hausse s’est éloignée de cette moyenne dans les autres grandes villes québécoises.

Hausse des prix sur 12 mois (décembre 2020 à décembre 2021) dans les 5 régions métropolitaines québécoises (+ Ottawa) représentées par l’Indice:

  • Montréal: +15,6% 
  • Québec: +10,4% 
  • Ottawa-Gatineau: +16,4% 
  • Sherbrooke: +24,2% 
  • Trois-Rivières: +19,1% 

Dans les cas de Montréal, Québec et Sherbrooke, la hausse annuelle des prix mesurée en décembre était un record absolu.


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La hausse des taux d’intérêt aurait temporairement accéléré la hausse des prix des maisons.

Les analystes associés à l’indice pensent que l’évolution des taux d’intérêt a sans doute alimenté l’augmentation des prix qui a repris de la vigueur à la fin de l’an dernier.

  • «Avec la récente hausse des taux d’intérêt hypothécaires et les augmentations anticipées [cette année], certaines personnes ayant sécurisé des taux d’intérêt avantageux ont probablement devancé des transactions.»

Mais ils pensent que les hausses des taux hypothécaires «devraient finir par freiner» l’augmentation des prix.

Patrick Pierra
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L’AMF met en garde contre un type de fraude liée aux cryptomonnaies

Publié le 18 janv. 2022
L’AMF met en garde contre un type de fraude liée aux cryptomonnaies

(Source: Unsplash)

  • L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié une mise en garde contre certains «sites web frauduleux» qui utilisent des «tactiques de vente sous pression» pour solliciter des fonds qui seront investis dans un faux compte lié à des cryptomonnaies.
  • L’AMF remarque que, depuis quelques mois, des arnaqueurs font de la publicité par courriel, par texto, sur le web et sur les réseaux sociaux. Ils promettent à leurs victimes des «rendements élevés sans aucun risque». 

Une fois l’argent reçu, les fraudeurs tentent généralement de maintenir la confiance acquise auprès de leurs victimes:

  • Ils leur envoient de faux relevés de compte, indiquant que l’investissement porte fruit.
  • Dans certains cas, ils leur permettent aussi de retirer une partie des fonds.  

Mais ils coupent les ponts avec leurs victimes si elles demandent un retrait total de leur investissement. 

L’AMF publie une série de mises en garde dans laquelle se trouve une liste des sociétés et personnes à éviter. 

Félix Côté
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Pour l’immobilier canadien, 2021 a été l’année des records

Publié le 17 janv. 2022
Pour l’immobilier canadien, 2021 a été l’année des records

(Source: Unsplash)

  • L’année 2021 aura été marquante pour le marché canadien de l’immobilier résidentiel parce que, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), plusieurs records ont été pulvérisés.
  • Record du nombre de transactions enregistrées, d’abord, avec une forte augmentation par rapport à 2020. En même temps, les prix ont explosé: le prix moyen des transactions a, lui aussi, battu un record.

«L’inventaire» de propriétés résidentielles a été très limité l’an dernier.

Selon les dernières données de l’ACI, le nombre de propriétés résidentielles à vendre a atteint en décembre son plus bas niveau jamais enregistré au Canada.

Le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions était le mois dernier de 80%, soit 25 points de pourcentage de plus que la moyenne historique de 55%.

  • Autrement dit: les acheteurs sont nombreux, alors que les occasions d’achat sont limitées. 
  • «Nous entamons 2022 dans un contexte national de pénurie de logements aggravée», a commenté dans un communiqué le président de l’ACI Cliff Stevenson.

Le nombre de transactions effectuées par l’entremise de MLS, le réseau utilisé par les courtiers immobiliers, a connu une année record.

  • Le système a enregistré dans l’année presque 667 000 transactions.
  • C’est un record absolu, de 20% supérieur au précédent record établi l’année précédente.

Le prix moyen des propriétés résidentielles vendues par le réseau MLS a augmenté de presque 27% en un an, ce qui constitue aussi un record.

Dans le grand Montréal, la croissance a été légèrement supérieure à 20%.

Dans la région de Québec, la hausse a été plus modérée: le prix moyen de vente des propriétés résidentielles a augmenté de 10%.

Félix Côté
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TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Publié le 17 janv. 2022
TD fait une incursion parmi les courtiers sans commissions

Apperçu de NégociTitres TD (Source: Banque TD)

  • La Banque TD veut courtiser les nouveaux investisseurs autonomes. Dans cet objectif, sa filiale Placements directs TD relance son application mobile AppuiObjectifs sous le nouveau nom de NégociTitres. 
  • Son attrait principal: elle permet de réaliser chaque année jusqu’à 50 transactions sur des actions sans payer de frais de commission. 

NégociTitres s’adresse aux investisseurs débutants. 

  • Comme le faisait AppuiObjectifs, l’application propose des ressources éducatives.
  • Mais elle permet aussi désormais d’acheter et de vendre des actions canadiennes et américaines et des fonds négociés en bourse. 

Aucuns frais de transaction ne sont perçus pour:

  • les 50 premières transactions sur action au cours d’une année; et
  • toutes les transactions sur les 38 FNB de TD.

À partir de la 51e transaction dans une année, chacune coûte 9,99 $ pour les actions canadiennes et 9,99 $US pour les actions américaines. TD se rapproche ainsi des quelques institutions financières canadiennes dont les plateformes de courtage en ligne ne perçoivent pas de frais de transaction sur les achats et ventes d’actions, mais en restreignant cette offre à ceux qui font peu de transactions.

Félix Côté
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La firme montréalaise Fiera Capital perd un investisseur important

Publié le 16 janv. 2022
La firme montréalaise Fiera Capital perd un investisseur important

(Source: Fiera Capital)

  • La banque française Natixis vend pour environ 105 millions $ sa participation de 10% dans la firme d’investissement montréalaise Fiera Capital (TSX: FSZ). C’est moins que les 128 millions $ qu’avait payé en 2019 Natixis pour sa participation. 
  • En vendant ses actions, Natixis n’est plus perçu comme un acquéreur potentiel de Fiera. À court terme, l’annonce de la transaction semble avoir été considérée comme une nouvelle plutôt négative par d’autres actionnaires de Fiera.  

En 2019, les deux entreprises avaient conclu un partenariat stratégique.

Ce partenariat, qui doit durer 5 ans, a fait de Fiera Capital un distributeur canadien de produits d’investissement de Natixis. 

Malgré la vente des actions par Natixis, le partenariat perdurera selon le terme initial, jusqu’en 2023.  

Natixis se départit de ses actions en 2 blocs

  • Fiera rachète un bloc de 3,6 millions d’actions pour environ 35 millions $ dans le cadre de son programme de rachat d’actions. Ces actions seront donc annulées.
  • RBC Marchés des capitaux, filiale de la Banque Royale, rachètera l’autre bloc de 7,1 millions d’actions. Ces actions seront probablement revendues à des clients de RBC.

L’annonce de la transaction semble avoir affecté négativement le cours boursier de Fiera Capital.

  • Vendredi, le titre avait perdu 4,2% de sa valeur par rapport à son cours de clôture de mercredi.
Félix Côté
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Conseils pour vos FINANCES

7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

Publié le 14 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
7 bonnes idées pour perdre de l’argent en 2022!

[crédit photo: Kurt Cotoaga | Unsplash]

  • Vous cherchez un bon moyen de vous appauvrir cette année? Voici la recette.
  • Évidemment, cette chronique est à prendre au second degré 😉 Nos faux conseils sont inspirés de comportements douteux d’investisseurs qui agissent impulsivement.

1) Se fier à des influenceurs pour choisir ses placements.

Consulter son beau-frère pour des conseils, ça fait très XXe siècle. Aujourd’hui, on les récupère sur TikTok ou Instagram. Certains sont pertinents, mais d’autres sont carrément dignes des casse-cous des films Jackass.

Au Canada, le conseil financier est encadré par la loi.

Pour éviter les ennuis, vérifiez donc si votre influenceur préféré est inscrit à l’AMF ou à l’OCRCVM.

2) Choisir ses investissements en fonction des tendances du jour.

La peur de passer à côté d’une occasion n’est pas bonne conseillère. Surtout quand on n’a pas bien formulé ses objectifs personnels à court, moyen et long terme.

Rassurez-vous, une nouvelle startup techno ou une nouvelle cryptomonnaie, il y en aura encore une demain matin.

Prenez le temps d’élaborer une répartition stratégique en fonction de vos projets.

Investir, c’est d’abord mathématique. Vos feelings ne devraient pas faire partie de l’équation.


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3) Emprunter pour spéculer n’est pas la même chose qu’emprunter pour investir.

Spéculer sur la direction des devises, des actions de pacotilles et des jeunes technos sans revenus peut vous faire perdre des capitaux importants ET vous endetter pour longtemps.

Emprunter pour investir peut convenir aux investisseurs qui ont une forte tolérance à la volatilité, des revenus assurés, un taux d’imposition élevé, et des REER, des REEE et des CELI déjà remplis à ras bord. Et encore…

4) Certains, surtout les plus prudents, oublient de protéger leur pouvoir d’achat. L’inflation est une réalité que tous les épargnants doivent comprendre.

Si l’indice des prix à la consommation est de 5%, il faut obtenir un rendement supérieur pour éviter de s’appauvrir.

Donc, en 2022, les CPG et les portefeuilles ultra-prudents pourraient faire reculer votre pouvoir d’achat.

5) Négliger deux facteurs dans ses calculs de rendement: l’impôt, et votre temps.

Récemment, j’écoutais une personnalité publique parler de ses succès en immobilier. Elle présentait sa stratégie d’investissement avec des «flips» à répétition.

Pour calculer son profit, elle retranchait son prix d’acquisition, ses frais bancaires, de rénovation et de notaire, et ses taxes municipales mais… elle escamotait de ses dépenses le temps qu’elle avait consacré à la gestion et à la rénovation de ses immeubles, ainsi que ses impôts. Pas fort. 


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6) Ne pas se soucier de la rentabilité des sociétés dans le choix de ses actions.

De nombreux indicateurs font penser que ce sera peut-être moins facile de faire des gains cette année qu’en 2020 et 2021.

L’histoire de la bourse nous enseigne que, tôt ou tard, la valeur des actions finit par suivre le profit des entreprises.

Négliger le ratio cours-bénéfices, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA), la valeur intrinsèque ou les flux de trésorerie des entreprises dont vous achetez les actions, ce serait opérer de la machinerie lourde sans lire le manuel d’instructions.

7) Si vous concentrez vos avoirs dans un seul secteur économique, vous amplifiez vos risques de perte.

Avant que vous me citiez Warren Buffett, qui a dit que «la diversification est une protection contre l’ignorance», souvenez-vous que…

  1. la réalité économique d’un nonagénaire multimilliardaire ne s’apparente pas à la nôtre; et
  2. l’entreprise de Buffett, Berkshire Hathaway, est un conglomérat lui-même diversifié dans la construction, la finance, les pharmaceutiques, le commerce de détail, le transport, les médias, l’alimentation, l’immobilier, les équipements militaires, l’énergie et les biens de luxe.

Lorsque Buffett avait lancé sa phrase sur la diversification en 1994, il voulait sensibiliser son auditoire sur l’inefficacité d’un éparpillement désordonné, pas le décourager d’avoir une diversification stratégique entre plusieurs catégories d’actifs.

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Les cryptomonnaies feront sans doute bientôt d’un Canadien l’un des 10 hommes les plus riches du monde

Mis à jour il y a 21 h
Les cryptomonnaies feront sans doute bientôt d’un Canadien l’un des 10 hommes les plus riches du monde

Changpeng Zhao (CZ), fondateur de Binance (Source: Twitter)

  • Bloomberg évalue la fortune du Canadien Changpeng Zhao à au moins 96 milliards $US, soit 120 milliards $ canadiens. Ce montant ferait de lui le Canadien le plus riche et la 11e personne la plus fortunée au monde.
  • La fortune de Zhao repose sur Binance, l’une des principales plateformes d’achat et de vente de cryptomonnaies. 

Changpeng Zhao, communément appelé «CZ», a fondé Binance en 2017. L’entreprise est incorporée aux îles Caïmans, un paradis fiscal.

Zhao, 44 ans, est né en Chine, puis a immigré au Canada alors qu’il était enfant. 

  • Avant de fonder Binance, il a étudié l’informatique à Montréal, à l’Université McGill.

Dans le classement Bloomberg des multimilliardaires, il est le seul Canadien parmi les 100 plus riches de la planète.

  • Il n’est plus qu’à une dizaine de milliards de $ de la 10e position, occupée par l’américain Larry Ellison, fondateur de la firme informatique Oracle.

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Zhao est probablement encore plus riche que l’évaluation de sa fortune dans ce classement. 

Bloomberg précise que cette évaluation ne tient compte que des parts que détient CZ dans Binance, et non de ses autres avoirs.

Or, il serait surprenant qu’il ne possède pas aussi une bonne quantité des cryptomonnaies.

Félix Côté
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Les ventes de maison de luxe ont presque triplé à Montréal l’an dernier

Publié le 12 janv. 2022
Les ventes de maison de luxe ont presque triplé à Montréal l’an dernier

La résidence unifamiliale vendue par Sotheby’s en décembre 2021 affichées au prix de 19 885 000 $ (Source: Sotheby’s International Realty Canada)

  • 32 maisons ont été vendues à un prix d’au moins 4 millions $ à Montréal en 2021, soit 178% de plus qu’en 2020, selon le courtier Sotheby’s International Realty Canada.
  • Dans un spectre un peu plus large, 1810 maisons d’au moins 1 million $ ont été vendues à Montréal l’an dernier, soit 137% de plus qu’en 2020.

Le record de la maison la plus chère vendue au Québec par l’intermédiaire du système MLS a été battu à plusieurs reprises au cours de l’année 2021. 

Le record actuel a été établi en décembre par la vente d’une résidence unifamiliale située sur le bord du fleuve à Senneville, dans l’ouest de l’île de Montréal, et affichée à un prix de 19 885 000 $. 

Félix Côté
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Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

Publié le 11 janv. 2022
Des courtiers à escompte prélèveront une commission sur les fonds communs

[crédit photo: Joshua Mayo/ Unsplash]

  • Les investisseurs autonomes, qui investissent eux-mêmes via des plateformes de courtage, aussi appelées courtiers à escompte, pourraient bientôt payer des frais pour chaque transaction d’achat ou de vente impliquant des fonds communs de placement. 
  • Certaines plateformes, dont celles des banques CIBC et RBC, ont déjà annoncé qu’elles factureraient des frais pour ces transactions à partir du mois de mars. L’ajout de ces frais leur permettra de récupérer le manque à gagner causé par une directive des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) qui entrera en vigueur le 1er juin. 

En septembre 2020, les ACVM avaient décrété que, à compter de juin 2022, elles n’autoriseraient plus les plateformes de courtage en ligne à vendre des fonds communs de placement (FCP) qui prélèvent des commissions de suivi.

  • Les commissions de suivi sont intégrées aux frais de gestion des FCP. 
  • Elles servent à rémunérer pour leurs conseils les courtiers en placement qui vendent des FCP à leurs clients.

Or, les plateformes de courtage n’ont pas le droit de conseiller les investisseurs. 

Depuis le début des années 1990, elles auraient reçu des milliards $ en commissions sans fournir de services de conseil.

En contrepartie, la majorité des plateformes de courtage ne facturaient aucuns frais de transaction pour l’achat ou la vente de ces fonds, alors qu’elles en facturaient habituellement pour l’achat et la vente de la majorité des actions et des obligations, et parfois des fonds négociés en bourse (FNB).

Parce qu’elles ne toucheront plus de commission de suivi sur les FCP qu’elles vendent, certaines plateformes ont annoncé qu’elle facturerait bientôt une commission pour les transactions sur ces fonds. 

  • Pro-Investisseurs CIBC facturera 6,95 $ pour chaque achat ou vente de fonds communs à partir du 7 mars.
  • RBC Placements en Direct facturera 1% du montant brut d’une transaction d’achat, jusqu’à un maximum de 50 $, à compter du 14 mars.
Félix Côté
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Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

Publié le 11 janv. 2022
Rachat de Métaux BlackRock: pas de passe-droit pour Investissement Québec

(Source: Unsplash)

  • La semaine dernière, un groupe d’actionnaires de la société minière Métaux BlackRock a demandé à la Cour supérieure d’examiner une transaction qui permettrait à Investissement Québec (IQ) et son partenaire Orion de racheter 100% de l’entreprise dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
  • Ces actionnaires reprochent à IQ d’utiliser la Loi pour s’approprier l’entreprise à rabais. La Cour supérieure leur a récemment donné raison: pour laisser le temps à d’autres parties de formuler des offres, elle a allongé la période de sollicitation d’offres de rachat de 30 à 60 jours.  

Conseils pour vos FINANCES

Qui ont été les champions de la bourse en 2021?

Publié le 7 janv. 2022
Fabien Major
par Fabien Major
Qui ont été les champions de la bourse en 2021?
  • Malgré la propagation fulgurante du variant Omicron, la bourse a très bien fait en 2021.
  • Les indices boursiers mondiaux ont connu des hausses importantes, qui ont fait oublier les ratés de la chaîne d’approvisionnement de nombreux produits de consommation.

Soulignons d’abord que les actions canadiennes ont connu pas mal de succès.

L’indice S&P/TSX de Toronto a gagné 21,7% en 2021.

Comme les indices américains, il a lui aussi fracassé des records l’an dernier.

Pour la première fois de son histoire en juin dernier, il a franchi la marque des 20 000 points.

C’est l’action de Baytex Energy (TSX: BTE) qui a connu la performance la plus remarquable: +467%. 


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Sur les bourses américaines, le vénérable indice S&P 500 a fait gain de 26,9%*.

Il a ainsi surclassé et le Nasdaq et le Dow Jones qui ont connu des gains respectifs de 21,4% et de 18,7%.

Dans l’histoire, c’est arrivé seulement 6 fois, soit en 1984, 1989, 1997, 2004 et 2005.

  • Devon Energy (NYSE: DVN) a été le titre le plus performant du S&P 500 en 2021 avec un gain de +196%.
  • Le fabricant de voitures électriques Lucid Group (Nasdaq: LCID) est le gagnant du Nasdaq 100 avec +280%.
  • Home Depot (NYSE: HD) a gagné 60% et a surclassé, par sa hausse, les 29 autres titres qui forment le Dow Jones.

La surprise de l’année est du côté de l’indice de moyennes capitalisations S&P 400.

Le meme stock Gamestop (NYSE: GME) a certes perdu la majeure partie de la croissance phénoménale qu’il avait connue en janvier 2021, mais il a tout de même terminé l’année avec une plus-value de 688%.

Pour les spéculateurs en tout genre, ce fut un meilleur pari que le Bitcoin qui, lui a clôturé avec un gain de 59,8%.


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Des déceptions notables

Si les grands gagnants de la bourse en 2021 étaient principalement du côté de l’énergie, des fiducies immobilières, des technologies de l’information et des services financiers, les contre-performances ont été remarquables dans les secteurs souvent considérés comme des refuges naturels: les obligations, les métaux précieux et les marchés émergents ont déçu.

  • Indice obligataire Bloomberg du trésor américain: -2,5%
  • Or: -3,6%
  • Argent : -11,7%
  • Indice des marchés émergents MSCI: -5,5%

Le repli du groupe immobilier chinois Evergrande va probablement passer à l’histoire.

  • L’an dernier, la valeur de son action a perdu 89,3%.

Aux États-Unis, trois vedettes ont mordu la poussière:

  • Peloton, un fabricant d’appareils d’entraînement à domicile (Nasdaq: PTON): -76,4%
  • Robinhood, une application de courtage financier (Nasdaq : HOOD): -53,3%
  • Just Eat Takeaway.com, un service de livraison (Nasdaq: GRUB): -52,9%

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Des fonds performants

Du côté des fonds, je remarque que:

  • le Sprott Énergie F a gagné 186,1%;
  • le 3iQ cryptoactifs mondiaux classe A (CAD) a gagné 123%.

Parmi les FNB:

  • le XEG iShares S&P/TSX énergie plafonné a gagné 83,7%;
  • le HBLK FNB de technologies Blockchain a gagné 65,5%.

Un mot sur les devises:

Sur le marché des changes, le grand gagnant de 2021 a été le dollar américain qui a gagné 6,4%.

La lire turque, au contraire, est la monnaie perdante de l’année: elle a perdu 44% de sa valeur.

  • Aux prises avec une inflation hors contrôle, le gouvernement Erdogan s’entête à maintenir les taux d’intérêt au plancher. 

[* À l’exception des indices et titres canadiens, les données dans ce texte sont exprimées en dollars américains.]

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