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Les courtiers immobiliers se défendent de faire gonfler les prix

Publié le 14 sept. 2021
par Félix Côté

(Source: Remax)

  • Les fortes hausses récentes des prix de l’immobilier ne sont pas la faute des courtiers, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui vient de publier une étude pour le démontrer.
  • L’APCIQ affirme que c’est surtout la pénurie de logements, le contexte économique et le comportement des acheteurs qui sont en cause. 

Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté depuis le début de la pandémie. 

Entre mars 2020 et août dernier, selon un calcul d’InfoBref à partir des statistiques mensuelles de l’APCIQ, les prix médians au Québec ont augmenté de:

  • 30% pour les maisons unifamiliales;
  • 33% pour les copropriétés; et
  • 8% pour les immeubles de 2 à 5 logements («plex»).

Le travail des courtiers immobiliers a été pointé du doigt pour expliquer ces fortes hausses.

  • La raison: les courtiers immobiliers sont rémunérés à la commission, qui est proportionnelle au prix auquel chaque propriété est vendue.
  • Québec Solidaire a même proposé, afin de freiner la surenchère, de plafonner la commission des courtiers à celle correspondant au prix de vente affiché (actuellement, en cas de surenchère au-dessus du prix affiché, la commission est indexée sur montant final de la transaction). 

Mais ce serait avant tout le manque de logements mis en vente qui favoriserait l’augmentation des prix, plaide l’APCIQ. 

  • Il manquerait 40 000 logements au Québec, selon l’association. 

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D’autres facteurs ont fait progresser les prix de l’immobilier, explique l’APCIQ:

  • La majorité des ménages n’ont subi aucun impact négatif sur leurs revenus pendant la pandémie.
  • La faiblesse des taux d’intérêt facilite l’endettement.
  • Le confinement a poussé beaucoup de ménages à vouloir améliorer leur confort.
  • Le marché de la construction a subi plusieurs retards.
  • Des personnes âgées qui souhaitaient vendre leur propriété pour aller dans une résidence pour aînés ont repoussé leur projet.
  • Les craintes liées aux virus ont poussé des propriétaires à repousser leurs projets de vente.
  • Le confinement aurait poussé plusieurs couples à se séparer, ce qui aurait provoqué l’arrivée de nouveaux acheteurs sur le marché. 

L’APCIQ reconnait toutefois que les courtiers immobiliers qui représentent les vendeurs aident leurs clients à vendre le plus cher possible.

  • «Il faut aussi se rappeler que les courtiers ont l’obligation d’obtenir le meilleur résultat pour le client qu’ils servent», a souligné par communiqué Denis Joanis, président et chef de la direction de l’APCIQ. 
  • «Il est normal qu’un propriétaire-vendeur prenne les moyens pour maximiser le prix et les conditions de vente.»
Félix Côté