Vaccins anti-Covid-19

L’actualité de la recherche sur des vaccins pour protéger contre la Covid-19, et sur la disponibilité et l’utilisation de ces vaccins au Québec et au Canada

Les Québécois de 85 ans et plus commenceront à être vaccinés la semaine prochaine

Publié le 23 fév 2021
Les Québécois de 85 ans et plus commenceront à être vaccinés la semaine prochaine

(Photo Pfizer)

  • À partir de jeudi, les Québécois nés jusqu’en 1936 pourront prendre un rendez-vous pour recevoir leur première dose de vaccin – dans le grand Montréal la semaine prochaine, dans les autres régions la semaine suivante.
  • Le gouvernement québécois s’attend à recevoir 100 000 doses de vaccins chaque semaine le mois prochain. Il va donc pouvoir accélérer la campagne de vaccination.

Dès lundi, les vaccins seront administrés à la population dans certains grands bâtiments et lieux publics, comme le Stade olympique, le Palais des congrès de Montréal et le Centre de foires d’ExpoCité, à Québec. 

Dans les deux prochaines semaines, les 200 000 Québécois âgés de 85 ans et plus devraient recevoir leur première dose. Ce sera ensuite au tour des 70 ans et plus. Les autres tranches d’âges suivront.

Le vaccin de Pfizer ne pouvant être déplacé parce qu’il est conservé à des températures très basses, les personnes qui ne peuvent pas se rendre seules à un lieu de vaccination pourront être accompagnées par un proche.

  • Des organismes communautaires pourront aider les personnes isolées.

La seconde dose sera bien administrée dans les 90 jours qui suivent la première dose, assure le ministre de la Santé Christian Dubé.

Les travailleurs de la santé et les résidents des CHSLD et des résidences pour personnes âgées (RPA) recevront leur seconde dose en mars, en parallèle de la campagne de vaccination de masse qui commence. 

Pour l’instant, 366 000 personnes ont reçu une première dose:

  • tous les résidents des CHSLD;
  • près de 80 000 résidents en RPA; et
  • plus de 190 000 travailleurs de la santé.

À partir de 8 h jeudi, il sera possible d’obtenir un rendez-vous en ligne ou par téléphone au 1-877-644-4545.

Johanna Sabys
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Que peut faire Québec pour limiter l’impact des variants?

Publié le 22 fév 2021
Que peut faire Québec pour limiter l’impact des variants?

(Source: Pixabay)

  • Le gouvernement compte désormais rechercher la présence de variants sur 100% des cas positifs à la Covid-19, et il se dit prêt à agir rapidement en cas d’éclosions.
  • Pour ralentir la propagation des variants, Québec ne peut pas prendre de risque explique à InfoBref le professeur en santé publique Benoît Mâsse: «les réponses du gouvernement vont être rapides et plus musclées, et elles ne se limiteront pas aux écoles».

«Les variants plus contagieux sont désormais implantés au Québec. Ils vont remplacer la souche initiale du virus», déplore Benoît Mâsse.

  • Jusqu’ici seulement une vingtaine de cas ont été identifiés.
  • Mais selon le ministère de la Santé, plus de 70% des 400 cas suspectés et actuellement en cours d’analyse devraient être confirmés comme dus à des variants. Le nombre de cas identifiés devrait donc augmenter rapidement.

De nouvelles fermetures pourraient être requises si la présence d’un variant est suspectée, selon le professeur Mâsse – dans les établissements scolaires, mais également dans les usines ou les entreprises dont les employés travaillent sur place. 

Le port de deux masques pourrait être imposé dans les écoles, croit Benoît Mâsse.

  • «Les élèves ont du mal à porter un masque correctement.» 
  • «La santé publique pourrait demander aux élèves de porter deux masques pendant une courte période», pour que l’ensemble des deux masques superposés soit «plus hermétique afin de limiter la transmission des variants.»

Le professeur croit toujours que, pour éviter une troisième vague, les Québécois devraient avant tout rester dans leur bulle familiale au moins jusqu’à mi-avril. 

Johanna Sabys
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Les Anglais prévoient un retour à la normale d’ici l’été prochain

Publié le 22 fév 2021
Les Anglais prévoient un retour à la normale d’ici l’été prochain

Le premier ministre Boris Johnson (Source: Flickr)

  • Le premier ministre Boris Johnson a dévoilé un plan de déconfinement progressif.
  • Alors que plus de 26% de la population a reçu une première dose de vaccin, le gouvernement britannique prévoit une réouverture complète de son économie et une suppression de toutes les mesures sanitaires d’ici le 21 juin. 

Confinés pour la troisième fois depuis le mois de janvier, les Anglais entrevoient désormais un retour à la normale d’ici l’été prochain.

  • La campagne de vaccination produit déjà des effets bénéfiques.
  • Les premiers résultats montrent que les vaccins réduisent le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès.

Si tout se passe bien, Londres prévoit:

  • rouvrir les écoles et les universités le 8 mars;
  • autoriser la pratique de sports en extérieur jusqu’à six personnes le 29 mars;
  • rouvrir les gyms, les salons de coiffure et les commerces le 12 avril; 
  • rouvrir les restaurants, les hôtels, les cinémas et les stades le 17 mai; et
  • lever toutes les mesures limitant les contacts sociaux le 21 juin. 

Toutefois, le gouvernement britannique dit qu’il veut rester prudent.

  • À chaque nouvelle étape, le feu vert ne sera donné que si les «données scientifiques» le permettent.
Johanna Sabys
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Vaccinés à près de 50%, les Israéliens se déconfinent

Publié le 21 fév 2021
  • En Israël, certains lieux sont à nouveau accessibles à tous depuis hier. D’autres, comme les gyms et les théâtres, sont réservés aux personnes munies d’un «badge vert» – celles qui ont reçu leurs deux doses de vaccin, ou qui se sont déjà rétablies de la Covid-19.
  • Selon le gouvernement israélien, au moins 45% de la population a reçu une première dose de vaccin, et un Israélien sur trois – plus de 3 millions de personnes – a reçu les deux doses.

Québec doit continuer à vacciner le plus de gens possible avec une première dose, dit l’INSPQ

Publié le 18 fév 2021
Québec doit continuer à vacciner le plus de gens possible avec une première dose, dit l’INSPQ

(Source: Unsplash)

  • Selon l’Institut national de santé publique, recevoir une première dose du vaccin de Pfizer ou de Moderna protège à environ 80% contre la Covid-19.
  • Le Comité sur l’immunisation de l’INSPQ recommande donc au gouvernement de poursuivre sa stratégie: administrer une première dose au plus grand nombre de personnes vulnérables, et ne pas attendre plus de 90 jours avant de leur injecter la seconde dose.

Avec une seule dose, les vaccins n’atteignent pas leur seuil maximal d’efficacité évalué à plus de 90% lors des essais cliniques – lorsque les deux doses étaient administrées à moins d’un mois d’intervalle.

Mais pour l’INSPQ, il n’y a pas d’urgence à administrer la seconde dose. Selon des données préliminaires, la première dose suffit à donner une efficacité de près de 80%. Cette efficacité est atteinte:

  • 21 jours après l’injection pour les résidents en CHSLD;
  • 14 jours après l’injection pour les travailleurs de la santé. 

Ces délais justifient qu’on recommande aux personnes qui ont reçu une première dose de continuer à respecter scrupuleusement les mesures sanitaires pendant au moins deux semaines, voire quatre pour les personnes les plus âgées.

On ne connaît pas encore la durée de l’efficacité des vaccins. Mais, deux mois après le début de la campagne de vaccination au Québec, l’institut juge que les premiers résultats sont rassurants. 

Néanmoins, des inquiétudes persistent au sujet des variants.

  • Les données sur l’efficacité contre ces nouvelles formes du virus sont encore insuffisantes.
  • Certains experts craignent qu’un intervalle prolongé entre les deux doses puisse favoriser l’apparition de nouveaux variants.

Actuellement, près de 80% des résidents en CHSLD et plus de 50% des travailleurs de la santé – soit au total plus de 300 000 Québécois – ont reçu une première dose de vaccin.

Johanna Sabys
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Comment éviter une troisième vague au Québec

Publié le 17 fév 2021
Comment éviter une troisième vague au Québec

(Source: Pixabay)

  • Selon les dernières projections de l’Institut national de santé publique (INSPQ), si les mesures sanitaires sont moins respectées, la propagation d’un variant pourrait causer plus de 2000 infections quotidiennes dès le mois de mars dans le Grand Montréal.
  • Pour éviter l’augmentation exponentielle du nombre de cas qui pourrait être causée par les variants plus contagieux, les Québécois doivent rester dans leur bulle familiale au moins jusqu’à mi-avril, explique à InfoBref le professeur en Santé publique Benoît Mâsse.

Dans ses projections publiées hier, l’institut de santé publique présente l’évolution du nombre d’infections dans le Grand Montréal selon plusieurs scénarios:

  • avec une propagation d’un variant faible ou forte; et
  • avec une adhésion aux mesures sanitaires moyenne ou forte.

Résultats: selon l’INSPQ, si un variant plus contagieux se propage, les mesures actuelles – allégées depuis le 8 février – n’empêcheront pas une augmentation du nombre d’infections.

  • L’ampleur de l’augmentation dépendra du respect des mesures sanitaires, du nombre de cas de variant, et de leur niveau de transmission.

Problème: on ne connaît pas encore l’impact des variants.

  • Le gouvernement a confirmé 16 cas. 135 cas probables sont en cours d’analyse.
  • À partir de lundi, les variants seront recherchés dans 100% des cas de Covid-19.
  • Pour l’instant, on ne sait donc pas combien de cas actuels sont dus à un variant, et on ne connaît pas leur niveau de transmission, souligne Benoît Mâsse.

Pour atténuer l’augmentation du nombre d’infections, la solution de l’INSPQ est de respecter strictement les mesures en vigueur.

  • Selon Benoît Mâsse, les Québécois ne doivent pas répéter les erreurs commises au temps des Fêtes, pendant la semaine de relâche et à Pâques: les résultats seraient désastreux si un variant se propage.

Jusqu’à mi-avril, «le plus important est de respecter les bulles familiales», dit-il.

En effet, d’ici fin mars, 15% des Québécois devraient être vaccinés. Deux semaines après, «les bénéfices seront déjà énormes», croit Benoît Mâsse.

  • Dès la réception d’une première dose de vaccin, les populations les plus vulnérables seront partiellement immunisées.
  • Même si le nombre de cas devait augmenter par la suite, «il y aurait moins d’hospitalisations et moins de décès». 


Johanna Sabys
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Comment éviter une troisième vague au Québec

(Source: Pixabay)

Plus de 130 pays n’ont encore reçu aucun vaccin anti-Covid

Publié le 17 fév 2021
  • Selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, 75% des doses de vaccins qui ont été administrées l’ont été par dix pays seulement. Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à un effort mondial coordonné pour immuniser toutes les populations. 
  • Si le virus continue de se propager dans le monde, «il mutera encore et encore, avec de nouveaux variants plus transmissibles, plus mortels, qui menaceront potentiellement l’efficacité des vaccins», avertit Antonio Guterres.

Québec va accélérer cette semaine le rythme de la campagne de vaccination

Publié le 15 fév 2021
Québec va accélérer cette semaine le rythme de la campagne de vaccination

(Source: Pexels)

  • Le ministre de la Santé Christian Dubé a confirmé que le Québec va recevoir cette semaine plus de 91 000 doses du vaccin de Pfizer.
  • La campagne de vaccination avait été ralentie à cause des retards dans les livraisons de Pfizer et de Moderna. Actuellement, près de 295 000 Québécois ont reçu une première dose de vaccin, ce qui représente 3% de la population.

Vendredi dernier, Pfizer a annoncé qu’elle accélèrerait ses livraisons au Canada.

  • Ottawa doit recevoir 400 000 doses cette semaine, 475 000 la semaine du 22 février et plus de 440 000 doses début mars. Cette augmentation du nombre de doses livrées va permettre au Québec de vacciner plus rapidement.
  • Les efforts seront d’abord concentrés sur les personnes âgées des Résidences privées pour aînées (RPA), a précisé Christian Dubé.
  • Le gouvernement prévoit que les 136 000 résidents des RPA auront reçu une première dose de vaccin d’ici le 8 mars.

Mais Québec a pris du retard sur son programme.

  • Si le gouvernement veut atteindre son objectif de vacciner 1,3 million de personnes d’ici fin mars, il faudrait désormais administrer plus de 20 000 doses par jour.
  • Pour comparaison, seulement 31 000 personnes ont été vaccinées sur les sept derniers jours.
Johanna Sabys
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Les livraisons au Canada du vaccin de Pfizer devraient augmenter rapidement à partir de la semaine prochaine

Publié le 12 fév 2021
Les livraisons au Canada du vaccin de Pfizer devraient augmenter rapidement à partir de la semaine prochaine

(Photo Pfizer)

  • Pfizer promet que 403 000 doses de son vaccin contre la Covid-19 seront acheminées au Canada la semaine prochaine. Ce sont 64 000 doses de plus que le total reçu par le Canada du fabricant pharmaceutique américain depuis la mi-janvier.
  • La cadence s’accélérera par la suite: Pfizer promet 475 000 doses pour la semaine du 22 février, puis 444 000 doses chaque semaine par la suite.

Le gouvernement Trudeau augmente la cadence. Il a commandé quatre millions de doses supplémentaires du vaccin de Moderna.

  • Justin Trudeau promet que 84 millions de doses des vaccins de Pfizer et de Moderna seront livrées au Canada avant la fin septembre.
  • 23 millions de ces doses seront acheminées au pays d’ici la fin juin, plutôt que les 20 millions de doses initialement commandées.

11,5 millions de personnes pourront être vaccinées avant l’été, calcule le gouvernement.

  • Selon l’échéancier d’Ottawa, tous les Canadiens qui le désirent pourront être vaccinés au plus tard en septembre.
Alain McKenna
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Un Canadien sur quatre hésite encore à se faire vacciner

Publié le 11 fév 2021
Un Canadien sur quatre hésite encore à se faire vacciner

(Source: Unsplash)

  • Selon une enquête dirigée par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, en novembre dernier, 59% des Canadiens interrogés souhaitaient se faire vacciner – alors qu’ils étaient plus de 68% en juin. Entre juin et novembre, le nombre d’indécis est passé de 18% à 26%.
  • Ces résultats devraient inquiéter les gouvernements, croient les chercheurs. En effet, pour atteindre une immunité collective de la population, on estime qu’environ 70% des personnes doivent être immunisées.

Le Canada n’est pas le seul pays où le nombre d’indécis augmente.

  • La tendance a été observée dans les huit pays qui ont participé à la recherche, dont les États-Unis et l’Angleterre.

Pour expliquer ces résultats, les chercheurs mettent en cause les théories du complot.

  • Selon l’enquête, 24% des Canadiens adhèrent à différentes théories allant de l’implication de l’industrie pharmaceutique dans la propagation du virus à son lien avec la technologie 5 G. 
  • Entre juin et novembre, le nombre de Canadiens qui adhèrent fortement à ces théories est passé de 6% à 7%.

Selon la professeure Marie-Ève Carignan, co-auteure du projet, ces résultats montrent que «le complotisme repose sur un système de croyances difficile à ébranler», malgré toutes les données scientifiques disponibles sur le virus.

Marie-Ève Carignan croit que les gouvernements devraient réagir et mettre en place «un plan d’action» pour inverser cette tendance et lutter contre la désinformation.  

Johanna Sabys
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Un autre candidat vaccin canadien débute ses essais cliniques

Publié le 10 fév 2021
  • Après ceux de Medicago à Québec et Providence Therapeutics à Toronto, le vaccin développé par l’Université de la Saskatchewan vient de débuter la phase 1 de ses essais cliniques.
  • Il s’agit d’un vaccin en deux doses qui n’aura pas besoin d’être conservé à des températures très froides – contrairement à ceux de Pfizer et Moderna. Une usine capable de produire jusqu’à 40 millions de doses devrait être terminée d’ici la fin de l’année sur le campus de l’Université, à Saskatoon.

Les fioles de Pfizer contiennent officiellement six doses plutôt que cinq

Publié le 9 fév 2021
  • Santé Canada a donné l’autorisation à Pfizer de modifier l’étiquetage de ses flacons de vaccin anti-Covid en indiquant qu’ils contiennent chacun six doses et non cinq. Par conséquent, à partir de la semaine prochaine, l’entreprise va envoyer moins de flacons pour livrer le nombre de doses qui était prévu.
  • Ottawa reconnait que les provinces ne disposent pas encore des seringues spéciales qui sont nécessaires pour tirer six doses de chaque fiole. Mais le major général Fortin a assuré que ces seringues seront livrées à temps.