Vaccins anti-Covid-19

Nouvelles, tendances et données sur la recherche pour des vaccins protégeant contre la Covid-19, et sur la disponibilité et l’utilisation de ces vaccins au Québec et au Canada (voir aussi les sujets connexes: Covid-19, Relance post-Covid, Santé)

Ce que révèle l’étude britannique sur l’interchangeabilité des vaccins

Mis à jour il y a 14 h
Ce que révèle l’étude britannique sur l’interchangeabilité des vaccins

(Source: Pfizer)

  • Les chercheurs de l’Université d’Oxford étudient depuis plusieurs mois la réponse immunitaire et les effets secondaires occasionnés lorsqu’on administre deux vaccins différents – celui d’AstraZeneca et celui de Pfizer – pour la première et la deuxième dose. 
  • D’après les résultats préliminaires, administrer une dose d’AstraZeneca et une dose de Pfizer à un même individu ne causerait que des effets secondaires légers.  

Depuis février, une équipe de l’Université d’Oxford mène une étude sur 830 volontaires de plus de 50 ans, divisés en plusieurs groupes, pour évaluer la possibilité d’administrer à la deuxième injection un vaccin différent de la première injection. 

D’après les premiers résultats, recevoir deux vaccins différents à quatre semaines d’intervalle provoquerait plus d’effets secondaires. 

Parmi les participants qui ont reçu le même vaccin lors des deux injections:

  • 10% de ceux qui ont reçu celui d’AstraZeneca ont eu des effets secondaires; 
  • contre 21% de ceux qui ont reçu celui de Pfizer.

En revanche, parmi les participants qui ont reçu deux vaccins différents:

  • 34% de ceux qui ont reçu AstraZeneca puis Pfizer ont eu des effets secondaires; 
  • contre 41% de ceux qui ont reçu Pfizer puis AstraZeneca.

Mais les symptômes rapportés sont modérés.

  • Les participants ont signalé de la fatigue, de la fièvre, des maux de tête, des malaises, des douleurs aux articulations, aux muscles et à l’endroit de l’injection.
  • Aucun symptôme n’a nécessité une hospitalisation.

Les résultats sur l’immunité de ces groupes – qui ont reçu leurs doses en quatre semaines– devraient être disponibles au mois de juin.

D’autres participants ont reçu leurs doses avec un intervalle de 12 semaines.

  • Leurs résultats complets devraient être publiés dans l’été. 

Au Québec, le gouvernement a décidé de ne plus administrer le vaccin d’AstraZeneca en première dose.

Les personnes qui ont reçu une dose d’AstraZeneca pourront choisir de recevoir:

  • une deuxième dose d’AstraZeneca; ou
  • une dose de Pfizer ou Moderna, selon les doses disponibles.   
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Le Canada va recevoir 655 000 doses d’AstraZeneca la semaine prochaine

Publié avant-hier
  • Ces doses proviennent du programme international de mutualisation des vaccins Covax. Jusqu’à hier, on ignorait la date de la prochaine livraison du vaccin.
  • Au Québec, ce vaccin est toujours offert aux 45 ans et plus, et les réserves sont épuisées. Mais après la décision de l’Ontario et de l’Alberta de ne plus l’administrer en première dose, d’autres provinces ont imposé hier de nouvelles limites à son utilisation.

L’Ontario et l’Alberta cessent d’administrer le vaccin d’AstraZeneca en première dose

Publié le 11 mai 2021
L’Ontario et l’Alberta cessent d’administrer le vaccin d’AstraZeneca en première dose

(Source: AstraZeneca)

  • L’Ontario a pris cette décision après avoir constaté une augmentation – de 1 cas sur 100 000 à 1 cas sur 60 000 – du risque de développer des thromboses après une injection du vaccin. En Alberta, ce choix est plutôt dicté par l’incertitude concernant la date des prochaines livraisons.
  • Au Québec, la question ne devrait pas se poser: «il ne nous reste presque plus de doses d’AstraZeneca», dit le directeur national de santé publique Horacio Arruda. Le vaccin sera seulement utilisé en deuxième dose, dit-il, si de nouvelles livraisons arrivent dans les délais requis.

Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

Publié le 11 mai 2021
Les pays du G7 devraient investir 10 000 milliards $US dans la transition énergétique, selon un rapport britannique

(Source: Pixabay)

  • Ce rapport est signé par un éminent économiste de la London School of Economics. Il a été demandé par le premier ministre britannique Boris Johnson, en préparation du prochain sommet du G7 qui se tiendra en Angleterre du 11 au 13 juin. Le G7 regroupe 7 pays qui détiennent près de la moitié de la richesse mondiale.
  • Le rapport leur propose d’abord de financer la vaccination à l’échelle planétaire, puis d’investir massivement dans une relance basée sur la volonté de ralentir les changements climatiques. Pour transformer l’économie mondiale, le rapport suggère que les pays du G7 augmentent leurs investissements d’environ 1000 milliards $US par an pendant les dix prochaines années.

Le variant découvert en Inde est classé «préoccupant» par l’OMS

Publié le 10 mai 2021
Le variant découvert en Inde est classé «préoccupant» par l’OMS

(Source: Pixabay)

  • L’Organisation mondiale de la santé juge désormais que le variant identifié pour la première fois en Inde est «préoccupant à l’échelle mondiale».
  • Selon l’OMS, ce variant serait plus contagieux et pourrait être plus résistant aux vaccins. Il est responsable de la vague d’infections actuellement hors de contrôle en Inde. Environ 4000 Indiens meurent chaque jour à cause de la Covid-19. 

Recevez gratuitement par courriel l’essentiel des nouvelles politiques, économiques, technologiques et internationales, chaque matin et fin d’après-midi

Le directeur général de BioNTech «ne voit pas l’intérêt» de lever les brevets des vaccins

Publié le 10 mai 2021
  • Selon le directeur général de BioNTech, le laboratoire qui a développé le vaccin de Pfizer, la suspension des brevets n’aurait à moyen terme «pas d’impact sur l’approvisionnement en vaccins». Pour augmenter le nombre de doses disponibles, BioNTech prévoit plutôt de produire des vaccins anti-Covid à Singapour, qui deviendrait la plateforme du laboratoire pour approvisionner l’Asie du Sud-Est.
  • Par ailleurs, le laboratoire allemand estime que le vaccin qu’il a développé avec Pfizer n’a pour l’instant pas besoin d’être modifié pour renforcer son efficacité face aux variants. BioNTech a toutefois commencé à tester au mois de mars «une version modifiée, spécifique aux variants».

L’Union européenne pourrait ne pas renouveler son contrat avec AstraZeneca

Publié le 9 mai 2021
L’Union européenne pourrait ne pas renouveler son contrat avec AstraZeneca

Le commissaire européen au Commerce extérieur Thierry Breton (Source: Wikimedia)

  • L’UE ne compte pour l’instant pas renouveler son contrat avec AstraZeneca au-delà du mois de juin, a annoncé hier le commissaire européen au Commerce extérieur Thierry Breton. La Commission européenne poursuit le groupe pharmaceutique anglo-suédois pour d’importants retards de livraison de son vaccin anti-Covid. 
  • L’Union européenne vient en revanche de signer un nouveau contrat avec Pfizer pour acheter jusqu’à 1,8 milliard de doses de son vaccin.

Levée des brevets sur les vaccins: que va-t-il se passer?

Publié le 9 mai 2021
Levée des brevets sur les vaccins: que va-t-il se passer?

(Source: Pixabay)

  • Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière qu’ils approuvent la suspension des brevets des vaccins anti-Covid. La nouvelle a été applaudie par les experts en santé publique et tous ceux qui jugent que c’est la solution la plus prometteuse pour lutter contre la pandémie à l’échelle mondiale.
  • Mais la décision de la Maison-Blanche n’est que le premier pas d’un long processus. Elle pourrait aussi n’être qu’une belle annonce, parce que la décision de lever les brevets ne dépend pas que de Washington. Les 164 pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doivent se mettre d’accord.  

Les capacités de production des usines associées aux fabricants de la demi-douzaine de vaccins qui ont été approuvés sont limitées.

Comme les règles internationales sur le commerce empêchent d’autres intervenants que le détenteur du brevet de produire un médicament breveté, des pays comme l’Inde et l’Afrique du Sud ont demandé en octobre dernier à l’OMC que cet interdit soit levé, pour permettre à d’autres pays d’en fabriquer des copies. 

  • Quelque 60 pays les appuient aujourd’hui.

Jusqu’ici les États-Unis, l’Union européenne, la Grande-Bretagne et le Japon y étaient opposés. 

  • Mais le président Joe Biden a officiellement donné son accord mercredi dernier.  

Le problème serait donc en voie d’être réglé?

Pas vraiment, puisqu’il faut encore obtenir l’unanimité des 164 pays de l’OMC pour modifier les règles sur ce qu’on appelle la «propriété intellectuelle».

L’Union européenne est divisée sur la question.

  • Le président français y est favorable, tandis que l’Allemagne s’y oppose, en alléguant que «la protection de la propriété intellectuelle est source d’innovations».

Au Canada, la ministre du Commerce international Mary Ng s’est contentée de dire qu’Ottawa est prêt à discuter de la suspension des brevets.

  • À la Chambre des communes, les libéraux ont bloqué la semaine dernière une motion demandant au gouvernement fédéral d’appuyer leur suspension. 

Par ailleurs, le problème de production n’est pas aussi simple.  Les usines de produits pharmaceutiques ne possèdent pas toutes l’équipement et l’expertise nécessaires pour produire un vaccin.

  • Le vaccin de Pfizer est fait de 280 composés provenant de 86 fournisseurs situés dans 19 pays.

Une éventuelle levée des brevets devra donc s’accompagner d’une forme de «transfert de technologie», ce qui nécessitera de forcer la main des compagnies pharmaceutiques.

  • Moderna s’y était montrée ouverte l’automne dernier.
  • Mais l’association américaine des fabricants a déjà fait savoir son mécontentement face à l’annonce de Biden.



Agence Science-Presse
En savoir plus En savoir plus

Le vaccin de Moderna pourrait, lui aussi, être administré aux 12 à 17 ans

Publié le 6 mai 2021
  • L’entreprise pharmaceutique américaine a annoncé que son vaccin anti-Covid était efficace à 96% chez les adolescents de 12 à 17 ans, d’après les premiers résultats des essais cliniques qu’elle mène sur ce groupe d’âge.
  • Moderna discute en ce moment avec les autorités sanitaires pour que son vaccin puisse être administré aux adolescents – comme c’est désormais le cas de celui de Pfizer au Canada. L’entreprise a aussi débuté en mars des essais sur les enfants de 6 mois à 11 ans. Actuellement, seuls les 18 ans et plus peuvent recevoir ce vaccin.

Vaccins anti-Covid: le Canada est prêt à discuter de la suspension des brevets

Publié le 6 mai 2021
Vaccins anti-Covid: le Canada est prêt à discuter de la suspension des brevets

La ministre du Commerce international Mary Ng (Source: Twitter)

  • La ministre du Commerce international Mary Ng a assuré cet après-midi que le gouvernement fédéral «participera activement aux négociations sur la levée de la protection de la propriété intellectuelle des vaccins contre la Covid-19» au sein de l’Organisation mondiale du Commerce.
  • En revanche, Mary Ng n’a pas confirmé si le Canada allait appuyer la suspension des brevets des vaccins – suspension souhaitée par les États-Unis, la France et la Russie.    

Washington a proposé mercredi de suspendre les brevets sur les vaccins pour augmenter la production des vaccins et leur distribution à l’échelle mondiale.

  • Les États-Unis «croient fermement aux protections de la propriété intellectuelle». 
  • Mais l’administration Biden propose de lever ces protections pour les vaccins contre la Covid-19 «pour mettre fin à la pandémie». 

Devant la Chambre des communes, la ministre du Commerce international Mary Ng a abordé pour la première fois la position d’Ottawa sur la levée des brevets.

Le gouvernement Trudeau défendra toujours un accès équitable à des vaccins abordables et sûrs, dit la ministre.

  • Les pays moins nantis ont besoin de cette suspension des brevets, poursuit-elle. 

Le Canada participera aux négociations internationales sur: 

  • la levée des brevets des vaccins anti-Covid; et
  • l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC).

Mais les libéraux ont bloqué cet après-midi l’adoption d’une motion du Bloc québécois. 

Elle demandait à Ottawa d’appuyer la résolution, présentée à l’OMC par les États-Unis, pour suspendre les brevets des vaccins anti-Covid.

  • Par la suite, une motion libérale, qui demandait uniquement au gouvernement d’accepter de se joindre aux négociations (sans s’engager sur la résolution américaine), a été à son tour rejetée par les autres partis. 

Au Québec, l’Assemblée nationale a adopté plus tôt dans la journée une motion de Québec solidaire qui demandait à Québec de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il vote en faveur de la suspension des brevets.


Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Les 12 à 17 ans seront vaccinés avant la fin juin

Publié le 6 mai 2021
Les 12 à 17 ans seront vaccinés avant la fin juin

Le ministre de la Santé Christian Dubé (Source: CPAC)

  • Les adolescents recevront une première dose du vaccin de Pfizer d’ici la fin de l’année scolaire. Ils recevront ensuite leur deuxième dose à la rentrée de septembre.
  • Le gouvernement Legault a confirmé aujourd’hui que le Québec allait vacciner les 12 à 17 ans, au lendemain de l’approbation par Santé Canada du vaccin de Pfizer pour les 12 à 15 ans.

Le ministre de la Santé Christian Dubé a donc choisi de ne pas attendre l’avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

  • La Santé publique du Québec a donné son feu vert.
  • Mais on n’attend les recommandations du CIQ sur la vaccination des adolescents que la semaine prochaine.

Québec souhaite vacciner le plus d’adolescents possible à l’école.

  • Christian Dubé doit faire le point dans les prochains jours avec le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge sur l’opération de vaccination dans les établissements scolaires.
  • D’autres solutions sont néanmoins envisagées pour les vacciner.

Leur vaccination est très «encourageante», affirme le directeur national de santé publique Horacio Arruda.

  • «C’est un groupe d’âge où le virus circule».
  • Les écoles ont été la cible de nombreuses éclosions l’an dernier, souligne-t-il.

Le gouvernement espère vacciner au moins 75% des 500 000 adolescents québécois.

  • Les 14 ans et plus pourront consentir eux-mêmes à recevoir le vaccin.
  • Pour les plus jeunes, il faudra un consentement parental, comme pour toute vaccination.  
Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus

Santé Canada approuve le vaccin de Pfizer pour les 12 à 15 ans

Publié le 5 mai 2021
Santé Canada approuve le vaccin de Pfizer pour les 12 à 15 ans

(Source: Pixabay)

  • Le vaccin peut dès maintenant être administré à partir de 12 ans. Le Canada devient ainsi le premier pays à homologuer un vaccin anti-Covid pour les moins de 16 ans. 
  • Le ministre de la Santé Christian Dubé assure que le Québec se tient «prêt» à administrer le vaccin aux adolescents. Le directeur national de santé publique Horacio Arruda croit qu’ils pourront recevoir une première dose cet été, et la seconde à la rentrée scolaire.

Le vaccin de Pfizer est «sûr et efficace» pour les 12 à 15 ans, indique le Dr Marc Berthiaume, directeur du Bureau des sciences médicales de Santé Canada.

  • «Les données de l’essai clinique ont montré qu’après la deuxième dose, l’efficacité de prévention de la Covid-19 dans cette tranche d’âge est de 100%».

Au Québec, le ministère de la Santé attend la recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) avant de prévoir la vaccination des 12 à 15 ans.

  • L’homologation fédérale est néanmoins «une bonne nouvelle» dit Christian Dubé.

La vaccination est actuellement ouverte aux adultes.

  • Les 18 à 24 ans pourront prendre un rendez-vous à compter du 14 mai.
  • Les 16 à 17 ans sont eux inclus dans le groupe des adolescents – ils seront vaccinés avant les jeunes de 12 à 15 ans. 

L’Alberta a déjà annoncé que les 12 à 15 ans pourront être vaccinés dès lundi prochain dans la province.

Les États-Unis devraient approuver le vaccin pour cette tranche d’âge la semaine prochaine. 

Johanna Sabys
En savoir plus En savoir plus