Consommation

Près de la moitié des Québécois auraient mis davantage d’argent de côté depuis le début de la pandémie

Publié le 6 mai 2021
Près de la moitié des Québécois auraient mis davantage d’argent de côté depuis le début de la pandémie

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage réalisé en avril pour la Banque Scotia, 46% des Québécois auraient économisé plus d’argent dans la dernière année que l’année précédente. La moitié de ceux qui ont économisé davantage l’an dernier pensent qu’ils pourront maintenir cette habitude après la pandémie.
  • Le tiers des Québécois ayant répondu au sondage veulent continuer à faire un budget mensuel après la pandémie, et le quart prévoient de continuer à mettre de l’argent dans leur fonds d’urgence.

Entre 24 500 $ et 32 500 $ par an: c’est le revenu nécessaire à une personne seule pour vivre dignement, selon l’IRIS

Publié le 28 avr. 2021
  • Dans une étude publiée mercredi, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), qui se définit comme progressiste, présente son estimation de ce qu’est le revenu minimum «viable» pour un niveau de vie «digne et sans pauvreté».
  • Le revenu viable, après impôts, varie d’une région à l’autre pour tenir compte des réalités économiques régionales. Selon l’IRIS, le revenu viable le plus bas est au Saguenay, à 24 500 $, alors que le plus élevé est à Sept-Îles, à 32 500 $. À Montréal, il est de presque 29 000 $, ce qui suppose un emploi à temps plein payé au moins 18 $ l’heure.

Métro investit en technologie dans ses magasins et son réseau de distribution

Publié le 21 avr. 2021
  • Alors que la pandémie a surtout poussé les entreprises vers le commerce électronique, le distributeur alimentaire montréalais Métro en a aussi profité pour implanter des technologies numériques dans ses magasins et son réseau de distribution. La société entend d’ailleurs poursuivre ces investissements, a indiqué hier son PDG Éric La Flèche lors d’un appel avec les analystes après la publication de ses derniers résultats financiers.
  • Métro a déjà 260 magasins équipés de caisses automatiques. 90 autres devraient s’ajouter au cours de l’exercice financier en cours. La société installe également des étiquettes électroniques sur ses tablettes, principalement dans certains magasins à escompte comme ceux de la chaîne Super C. Et un nouveau centre de distribution automatisé de produits surgelés devrait ouvrir en janvier prochain.

Rogers remboursera une journée à ses clients

Publié le 20 avr. 2021
  • Pour compenser ses clients pour les effets de la panne qui a affecté son réseau lundi, Rogers les créditera automatiquement de l’équivalent d’une journée dans leur facture du mois de mai.
  • «Nous savons qu’une mise à jour des logiciels d’Ericsson a causé la déconnexion des appareils à notre réseau», a indiqué la société dans un communiqué, en promettant un «examen approfondi» de l’incident.

Sans fil: le CRTC va favoriser de nouveaux fournisseurs, régionaux ou virtuels, pour stimuler la concurrence et faire baisser les prix

Publié le 15 avr. 2021
Sans fil: le CRTC va favoriser de nouveaux fournisseurs, régionaux ou virtuels, pour stimuler la concurrence et faire baisser les prix

(Source: Unsplash)

  • Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) annonce la mise en place de nouvelles mesures pour augmenter la concurrence dans le marché canadien du sans-fil en favorisant l’entrée de nouveaux fournisseurs.
  • L’organisme fédéral veut également que les frais d’itinérance soient plus clairs pour les clients et il impose aux fournisseurs de services sans fil d’offrir un forfait à bas prix.

Le CRTC permettra aux fournisseurs régionaux de devenir des exploitants nationaux de réseaux mobiles virtuels.

  • Les fournisseurs qui investissent dans une infrastructure régionale de réseau mobile et qui détiennent des droits sur certaines fréquences du spectre sans fil – comme Vidéotron – obtiendront un accès aux réseaux sans fil de Bell, Rogers et Telus.

Les fournisseurs régionaux pourront à leur tour revendre à des exploitants entièrement virtuels leur accès aux réseaux nationaux.

Cet accès à l’infrastructure des trois grands devrait multiplier la concurrence partout au pays, croit le CRTC.

Le CRTC supervisera les négociations entourant les tarifs de gros imposés aux fournisseurs virtuels. Les ententes entre les fournisseurs nationaux et les exploitants virtuels devront être d’une durée d’au moins sept ans.

Des forfaits à moindre coût devront être offerts aux consommateurs par tous les fournisseurs.

  • Le prix du forfait postpayé (facturé mensuellement) le moins cher devra être de 15 $ par mois. Il devra inclure au moins 100 minutes d’appels, les textos illimités et 250 mégaoctets de données mobiles par mois.
  • Ces forfaits à bas prix devront être annoncés clairement sur le site web des fournisseurs pour être facilement accessibles par les consommateurs intéressés.

Les frais d’itinérance devront être plus transparents. 

  • Les fournisseurs devront mieux expliquer aux consommateurs les frais qu’ils encourent en changeant de réseau lors de leurs déplacements.
Alain McKenna
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L’intérêt des Québécois pour l’achat local s’essouffle un peu

Publié le 25 fév 2021
L’intérêt des Québécois pour l’achat local s’essouffle un peu

(Source: Unsplash)

  • Un Québécois sur quatre commence à en avoir assez d’entendre parler d’achat local. La proportion monte à un Québécois sur trois chez les 18-34 ans.
  • Un sondage de Léger montre que la volonté des Québécois de privilégier l’achat local se maintient, mais reste fragile. Le prix et la difficulté d’identifier les produits québécois demeurent les principaux obstacles. Aussi, la forte croissance des achats en ligne défavorise l’achat local.

Léger a interrogé à la fin de l’an dernier 1500 Québécois responsables des achats pour leur foyer. La firme de recherche leur a posé les mêmes questions que huit mois plus tôt, juste après le lancement du Panier bleu.

L’intérêt pour l’achat local progresse moins:

  • 54% des répondants prévoient de conserver la part actuelle des achats locaux dans leur consommation;
  • 40% prévoient de l’augmenter, mais la proportion était de 58% peu après le début de la pandémie: beaucoup de consommateurs semblent donc penser qu’ils font déjà leur part.

Les raisons de favoriser l’achat local n’ont pas changé:

  • 77% le font pour aider l’économie locale;
  • 9% pour éviter de dépendre de chaînes d’approvisionnement internationales;
  • 6% parce que les produits locaux sont de meilleure qualité;
  • 6% pour des raisons écologiques;
  • 3% par fierté nationale.

«Le protectionnisme économique est un réflexe naturel en temps de crise, mais il se maintient difficilement à long terme», a observé Christian Bourque, vice-président exécutif de Léger, en présentant l’étude lors d’une conférence en ligne à laquelle InfoBref assistait.

Christian Bourque pense que l’achat local serait beaucoup plus fort s’il était soutenu par des arguments plus stables, comme la qualité et le prix.

  • Or, même dans la catégorie des produits alimentaires frais et préparés, seulement 27% des Québécois pensent que les produits québécois sont de meilleure qualité.

Autres obstacles à surmonter:

  • 70% trouvent qu’il est parfois difficile d’identifier les produits québécois en magasin.
  • 60% disent que les produits qu’ils achètent en ligne sont rarement locaux. La proportion monte à 67% chez les 18-34 ans. La croissance du commerce en ligne crée donc une difficulté supplémentaire pour l’achat local.
Patrick Pierra
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Un quart des Québécois ne semble pas s’être privés dans leurs dépenses de magasinage pendant les Fêtes

Publié le 1er fév 2021
Un quart des Québécois ne semble pas s’être privés dans leurs dépenses de magasinage pendant les Fêtes

(Source: Unsplash)

  • Selon un sondage, un consommateur canadien sur quatre a dépensé plus qu’il avait prévu de le faire pendant la récente période des Fêtes. Il a dépensé en moyenne environ 600 $ de plus.
  • La proportion de ceux qui ont dépassé leur budget est la même au Québec, mais l’écart, par rapport à leur budget initial, y est beaucoup plus important: 25% des Québécois disent avoir dépassé leur budget par plus de 1000 $.

Les consommateurs canadiens ont dépensé l’an dernier en moyenne 735 $ pour leurs achats des Fêtes, selon un sondage annuel effectué pour le compte de la Banque Royale.

  • Malgré la pandémie – ou peut-être à cause d’elle, s’ils avaient dépensé moins pendant l’année, la dépense moyenne a atteint un montant record. Elle était en hausse de 4% par rapport aux Fêtes de 2019.

Pourtant, ils n’avaient pas prévu de dépenser autant.

  • Les Canadiens qui ont dépassé leur budget l’ont fait par une plus grande marge en 2020 (588 $) qu’en 2019 (459 $).

De toutes les provinces, c’est au Québec que la marge de dépassement du budget a été la plus élevée.

  • 25% des Québécois ont excédé leur budget de 1074 $, soit près du double de la moyenne nationale.

Selon RBC, ce sont les consommateurs les plus jeunes qui ont le moins respecté leur budget initial.

Les deux tiers des gens qui ont dépensé plus que prévu n’ont pas encore payé toutes leurs factures des Fêtes.

Alain McKenna
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Un premier service commercial de véhicules autonomes est autorisé en Californie

Publié le 28 déc 2020
Un premier service commercial de véhicules autonomes est autorisé en Californie

Un véhicule électrique R2 de Nuro

  • L’entreprise américaine Nuro est la première à recevoir un permis qui autorise des véhicules électriques autonomes à faire des livraisons commerciales sur les routes californiennes.
  • Les services de livraison d’aliments et de médicaments débuteront en 2021 dans deux comtés, avant de se déployer ailleurs dans l’État.

Remboursement des vols annulés: Ottawa exige une réforme à l’Office des transports

Publié le 21 déc 2020
  • Le ministre fédéral des Transports Marc Garneau demande à l’Office des transports de renforcer les règles qui obligent les compagnies aériennes à rembourser les passagers en cas de vols annulés.
  • Dans un communiqué, le ministre souligne que la pandémie a mis en lumière une lacune concernant la protection des passagers: «elle doit être comblée afin que les voyageurs soient traités équitablement».

Les consommateurs québécois en 2021: prudents, moins attirés par les nouveautés, mais désireux d’acheter québécois

Publié le 13 déc 2020
Les consommateurs québécois en 2021: prudents, moins attirés par les nouveautés, mais désireux d’acheter québécois
  • Dans l’ensemble, les consommateurs québécois seront plus prudents dans leurs achats en 2021.
  • Ils consommeront moins et ils consommeront mieux, en privilégiant des produits de marques québécoises et moins nocifs pour l’environnement, selon les données de Crop sur les habitudes de consommation des Québécois.

La pandémie a eu un impact immédiat sur les habitudes de consommation au Québec, mais trois des principales tendances pour 2021 sont le prolongement d’une évolution qui s’est amorcée plus tôt.

  • Le pic de consommation semble être derrière nous: Crop considère que 52% des gens sont très enthousiastes à l’idée de consommer en 2020, comparativement à 61% en 2018.
  • Les marques québécoises sont de plus en plus populaires: 31% des gens disent privilégier les produits locaux en 2020, contre 22% en 2016.
  • Les plus récentes nouveautés n’attirent plus autant: 30% des répondants se considèrent comme des adopteurs précoces de nouveaux produits en 2020, un recul par rapport aux 38% de 2018.

Pour les détaillants québécois, c’est une bonne nouvelle: l’achat local est en vogue, que ce soit en personne ou sur Internet.

Pour les consommateurs, c’est un changement de culture, explique dans une analyse le président de Crop, Alain Giguère: 

  • «On assiste au renversement de la poussée exceptionnelle d’une culture de consommation (…) dont l’apogée est survenu en 2018. 
  • À partir de 2019, cette tendance a commencé à s’inverser et la Covid-19 de 2020 a accéléré ce renversement.»
Alain McKenna
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Faire l’épicerie coûtera en moyenne 695 $ de plus à chaque famille canadienne l’an prochain

Publié le 8 déc 2020
Faire l’épicerie coûtera en moyenne 695 $ de plus à chaque famille canadienne l’an prochain

(Source: Unsplash)

  • Une jeune famille de quatre personnes avec deux enfants à l’adolescence paiera en moyenne 13 907 $ pour son panier d’épicerie en 2021, soit 5% de plus qu’en 2020.
  • Ce sont surtout la viande et les légumes qui coûteront plus cher l’an prochain, un phénomène qui s’amenuisera à l’été quand les agriculteurs canadiens effectueront leur première récolte de l’année.

D’ici là, les consommateurs canadiens devront se rabattre sur des aliments importés qui sont plus rares et qui coûtent plus cher, parce que les frontières sont fermées et que la pandémie a ralenti la production.

Aliments dont le prix montera le plus en 2021:

  • la viande: +6,5%
  • fruits et légumes: +6,5%
  • pain et articles de boulangerie: +5,5%

La hausse moyenne du prix des aliments devrait être de 4% en 2021. 

Mais comme les Canadiens sont friands de produits frais, la hausse du coût de leur épicerie risque d’être au-dessus de cette moyenne.

  • «Santé Canada veut qu’on mange davantage de légumes, mais ce sera plus difficile puisqu’ils coûtent plus cher», observe le Docteur Simon Somogyi, chercheur à l’Université de Guelph et coauteur de l’édition 2020 du Rapport annuel sur le prix des aliments au Canada.
  • «Les consommateurs devront davantage regarder du côté des aliments surgelés, aussi nutritifs, mais nettement moins chers.»
Alain McKenna
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La confiance des consommateurs canadiens atteint un sommet en huit mois

Publié le 7 déc 2020
  • L’indice de confiance calculé chaque mois par la firme de sondage Nanos est revenu à son niveau de mars dernier, soit avant le début de la crise de Covid-19.
  • Malgré la deuxième vague de contagion, les consommateurs se disent rassurés par l’arrivée imminente d’un vaccin qui devrait permettre de relancer l’économie mondiale.